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 Le « problème » OURS et la Presse locale

La mort de Cannelle, la dernière ourse pyrénéenne de souche, tuée par un chasseur,
le 1° novembre 2004 a suscité dans toute l'Europe des réactions catastrophées, et
exacerbé localement la polémique à propos de l'introduction d'ours slovènes.

 Article paru sur SUD-OUEST le 23.08.2006 
PYRÉNÉES. --
Le lâcher d'un cinquième ours relance la polémique. 
Pourtant, les conditions de travail des bergers se sont bien améliorées depuis la réintroduction


Les vrais comptes des ours

:Pierre Verdet

Avec l'arrivée de Sarousse, le cinquième ours slovène, lâché dans la nuit de lundi à mardi à Arbas (Haute-Garonne), le gouvernement a achevé dans la plus grande discrétion un plan très contesté de réintroduction de plantigrades dans le massif pyrénéen. Sarousse, capturée dimanche soir dans le secteur de Masoun, en Slovénie, a été libérée mardi vers 1 heure dans la bourgade où avaient déjà été relâchés la femelle Hvala et le mâle Balou. Pour la ministre de l'Écologie et du Développement durable, Nelly Olin, « le cinquième lâcher permet d'assurer la pérennité d'une espèce protégée et dont la survie était, à court terme, menacée sur notre territoire ». Un cinquième lâcher qui a immédiatement provoqué de vives réactions des opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées centrales. Bernard Moules, secrétaire général de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) Midi-Pyrénées, a par exemple affirmé hier que le bilan de la réintroduction était « catastrophique ».


Peu de dégâts. 
La réalité n'est pourtant pas aussi noire, bien au contraire. Plus de deux mois après leur arrivée, Palouma, Franska et Hvala, les trois femelles, et Balou, le mâle, n'ont pas commis plus de dégâts que les plantigrades habitant déjà la chaîne. Palouma et Hvala se sont rapidement cantonnées sur des zones traditionnellement favorables aux ursidés, entre le val d'Aran, en Espagne, et l'extrême sud de la Haute-Garonne. En revanche, Franska s'est offert une pointe de plus de 80 kilomètres vers l'ouest, pour rejoindre le Béarn.

Balou, quant à lui, s'est d'abord égaré en fonçant au nord-est, jusqu'au Vernet (Haute-Garonne), à quelques dizaines de kilomètres de Toulouse, avant de repartir vers l'Ariège. C'est à Camarade, une commune située au nord de Saint-Girons, qu'il a été capturé par les techniciens de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour être équipé d'un collier émetteur plus performant. Il a ensuite été relâché plus au sud, à Bagnères-de-Luchon et, depuis, il s'est installé lui aussi en bordure du val d'Aran.
Tous ces mouvements de découverte d'un nouveau territoire se sont effectués sans que la panique s'installe sur les estives occupées par les troupeaux de brebis. Cette opération de renforcement a simplement démontré un peu plus que tout peut se passer convenablement si les troupeaux sont gardés et si des chiens de protection sont mis en place.


La solution pastous.
Depuis 1996, année des premières réintroductions de Melba, Ziva et Pyrhos, ce sont au total 174 pastous qui ont été installés dans des zones sensibles, et les résultats sont excellents. Ces gros chiens, qui s'étaient raréfiés avec la disparition des grands prédateurs, sont redevenus de précieux auxiliaires des bergers. Au lieu de dégénérer en traînant sur les parkings des stations de ski, ils naissent à nouveau en bergerie, au cœur du troupeau, pour se transformer en grands frères protecteurs des brebis. C'est instinctivement qu'ils font face. Ils aboient pour éloigner les intrus et prévenir le berger, et attaquent si nécessaire. Ainsi Palouma a-t-elle été repoussée à trois reprises en juillet par une jeune chienne effectuant sa première saison sur une estive au-dessus de Canejan, en Espagne, derrière Melles.
[A signaler que la si peu agressive Palouma a été retrouvée morte au fond d'un ravin,..dans une zone caillouteuse (sic!)  fin août 2006, et Franska est allée se traîner sur une route près de Lourdes sur laquelle elle s'est faite percuter par une voiture, après avoir été truffée de plombs  -HD-]

Les résultats d'une étude réalisée par l'ACP (Association pour la cohabitation pastorale) auprès de 37 éleveurs de l'ensemble de la chaîne pyrénéenne sont édifiants. Avant la mise en place des pastous, ces éleveurs perdaient au total, chaque année, 175 bêtes sur les exploitations et 157 sur les estives. Les chiens errants étaient les grands responsables de ces pertes, auxquelles il fallait ajouter des vols et seulement 10 prélèvements attribués aux ours. Après la mise en place des chiens pastous, on est passé à 16 pertes sur les exploitations et à 116 sur les estives, dont 5 par les ours.


Un métier revalorisé.
« Les pastous sauvent bien plus de brebis que n'en tuent les ours sur l'ensemble des Pyrénées », affirme Alain Reynes, directeur de l'association Adet-Pays de l'ours. Il a été calculé que, grâce au chien de protection, un éleveur possédant un troupeau moyen de 320 brebis économise 1 221 euros par an. Grâce à un chien offert et mis en place gratuitement dans le troupeau par des techniciens. Mieux, le propriétaire des brebis touche 305 euros pour nourrir son pastou sur l'estive. Une des nombreuses aides qui existent.

L'arrivée de nouveaux ours dans les Pyrénées centrales et le soutien à ceux qui vivaient encore en haut Béarn ont effectivement permis d'aider et de faire évoluer le pastoralisme. A commencer par le statut et les conditions de travail des bergers. Aujourd'hui, ils sont tous déclarés, touchent des salaires décents, ont une couverture sociale et prennent même des congés. Tout cela grâce aux aides « ours » dont bénéficient les propriétaires éleveurs et les groupements pastoraux. Elles sont nombreuses, en voici quelques exemples : un groupement touche 385 euros par mois par berger employé sur une estive; si celui-ci procède au regroupement nocturne du troupeau, la prime passe à 770 euros; si un second berger est nécessaire, la zone étant difficile, le groupement perçoit 1 990 euros par mois pour les deux.


2,2 millions d'euros.
D'autre part, tout le matériel nécessaire aux bergers dans leurs cabanes d'estives est héliporté gratuitement en début de saison. Les fromageries des cabanes ont été rénovées et mises aux normes européennes sans que les éleveurs déboursent 1 cent, comme pour la descente hebdomadaire des fromages à dos de mules en haut Béarn. Tout cela a été pris en charge à 100 % grâce aux financements débloqués pour l'ours. Comme les frais de téléphone portable ou de liaison radio avec la vallée, comme aime le rappeler Gérard Caussimont, le président du Fiep (Fonds d'intervention écopastoral).

On apprend encore que les clôtures sont payées intégralement et qu'une prime de 765 euros est versée par saison pour l'utilisation de ces parcs de nuit. Les apiculteurs sont également aidés, puisque les clôtures électriques de protection leur sont fournies gracieusement et qu'une prime de 80 euros leur est versée pour l'installation.
Toutes ces aides, payées par l'État, s'ajoutent aux primes classiques nationales et européennes attribuées aux éleveurs. Selon nos informations, le budget ours 2006 géré par le ministère de l'Écologie s'élève à 2 200 000 euros. Sur cette somme, 815 000 euros sont versés au titre de mesures d'accompagnement. Le reste servant au fonctionnement de l'équipe de suivi et aux frais de transport des plantigrades entre la France et la Slovénie.
Tout compte fait, les ours ne sont peut-être pas une si mauvaise affaire pour le pastoralisme pyrénéen...fin de l'article

*Un article paru sur La République des Pyrénées vient nous éclairer en ce qui concerne les supposés dégâts occasionnés par les ours.  Voici son contenu in-extenso:
 Article paru sur La République des Pyrénées le 19.09.2006 
ARIÈGE : Les veaux morts victimes du charbon, pas de l'ours
   Quatre des veaux retrouvés morts dans le massif d'Asson, en Haute-Ariège, le 30 août dernier, ont été victimes d'une maladie de type charbon symptomatique et non pas d'une attaque d'ours, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, après autopsie des animaux. L'examen par les services de l'ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) et les médecins vétérinaires des autres bovins retrouvés morts a permis de constater qu'aucune trace de contact avec l'ours n'existait, et que les squelettes ne présentaient pas de fractures, ajoute la préfecture.
   Le 5 septembre, une manifestation d'opposants à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées avait rassemblé devant la préfecture de l'Ariège à Foix quelque 150 éleveurs. Ils avaient affirmé que 130 attaques (ovins, ruches et bovins) étaient dues à l'ours en Ariège, et exigé des indemnisations. Le préfet de l'Ariège Yves Guillot a regretté vendredi l'ampleur donnée à l'affaire. Il a aussi salué le travail des agents de l'ONCFS. "Les constatations pour lesquelles ils avaient été violemment interpellés alors qu'ils les réalisaient sur le terrain, ont été confirmées", a-t-il dit. "Menacer les agents de violence physique ne peut exister dans une société évoluée", a ajouté le préfet.
   La maladie infectieuse constatée n'est pas soumise à des mesures réglementaires de police sanitaire. La vaccination, facultative mais fortement recommandée, n'avait pas été réalisée cette année sur le troupeau.... fin de l'article

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 A ce propos j'ajouterais deux faits survenus à quelques jours d'intervalle au mois de juin 2006, dans un village aspois; faits pour lesquels, l'ours (s'il y est toujours) est bien étranger: 
- Des troupeaux de brebis n'ont pu monter aux estives pour cause d'agalaxie (maladie entraînant un tarissement du lait)
- Une quinzaine de juments ont été frappées par la foudre
Selon d'autres études, il apparaîtrait que la mortalité des ovins est largement supérieure dans les zones sans ours, que dans les zones fréquentées par l'ours....  On ne peut être insensible évidemment aux catastrophes frappant les bergers, et on espère fortement qu'ils seront  indemnisés, et surmonteront moralement ces épreuves, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César, c'est-à-dire rétablir la vérité, quand elle peut être établie.

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 Article paru sur La République des Pyrénées le 06.11.2007 
Communiqué du FIEP (Fonds d'Intervention Eco Pastoral )
                                                  Le FIEP plaide pour une reprise du dialogue autour d'un projet de réintégration de 2 ourses en Béarn. Cet appel est lancé à l'occasion de la mort de l'ourse Cannelle, dernière femelle des Pyrénées, abattue d'un coup de fusil en forêt au-dessus d'Urdos. L'association s'interroge sur les lenteurs de la justice; le dossier de la mort de Cannelle est actuellement examiné par la Cour de Cassation.
"Après Claude, Melba, Papillon Cannelle et Franska, combien d'autres ours (espèce protégée!) devront prendre du plomb dans leurs corps pour que cela change enfin? L'extinction de l'ours est là, sous nos yeux! Qu'a-t-on fait en Béarn depuis 3 ans?  Aucun des signataires de la charte de 1994 (communes, chasseurs, éleveurs, Région, Département), qui prévoyait le renforcement si nécessaire, n'a vraiment honoré sa signature, malgré un comptage "patrimonial" des femelles en 2004 et la mort de la seule reproductrice, Cannelle, la même année."
L'association considère que c'est face "aux manquements à la parole donnée" que l'État a essayé de sauvegarder l'ours dans la région en lâchant une ourse dans les Hautes-Pyrénées, pensant qu'elle arriverait jusqu'au noyau occidental existant. Ce lâcher, dan un habitat peu favorable où on ne cohabite plus avec l'ours depuis longtemps, n'a pas eu l'effet escompté".  A l'occasion de l'anniversaire de la mort de Cannelle le FIEP lance un appel pour que, dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, se mettent autour d'une table tous ceux qui veulent faire concrètement du développement durable (respectueux de l'environnement) et de la conservation de la biodiversité, en évitant l'extinction de l'ours (par un renforcement limité) et du berger.
C'est en Béarn qu'il faut relâcher 2 femelles pour remplacer celles qui y ont été abattues. C'est là que des habitats favorables existent et qu'une culture de vie avec l'ours n'a jamais disparu: la cohabitation ours-berger est une réalité dans les vallées où vivent les ours depuis toujours de façon sédentaire (Aspe-Ossau) . Les dommages aux troupeaux sont en général très limités (une quarantaine de brebis/an). La grande majorité des bergers cohabite avec l'ours sans problèmes majeurs, bénéficiant de mesures de compensation (héliportage, radiotéléphones, muletage etc...) . Certains se sont prononcés en faveur de la cohabitation.
La mise en place dans notre département, au cours des étés 2006 et 2007, grâce au plan de restauration de l'ours, d'aides en faveur du gardiennage, de bergers salariés, de chiens et de moyens de protection (35 bénéficiaires)  démontre que sur le terrain on arrive à du concret et qu'ours et bergers peuvent cohabiter, quoi qu'en disent certains leaders dont le seul projet est de rassembler les gens "contre" quelque chose.
Le FIEP considère que le Département, et la Région devraient se mobiliser pour démontrer que l'on est capable localement, de relever les défis d'un développement respectueux de l'environnement; qui permette aux hommes et aux espèces sauvages de vivre dans une nature qui est notre "or vert" et notre patrimoine à léguer aux générations futures"
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 Article paru sur La République des Pyrénées le 2 avril 2008 

Protection de l'ours: un jugement singulier -

                                                       Réuni en séance plénière, ce qui n'était pas arrivé depuis 3 ans ½, le tribunal administratif a rendu un jugement particulièrement important, selon son président, Jean-Yves Madec, le 27 mars dernier. Il a annulé ce jour-là3 arrêtés préfectoraux prévoyant des mesures spécifiques pour la protection de l'ours, lors des périodes de chasse des hivers, depuis 2005.
Le tribunal a donné raison à cette occasion à la SEPANSO-Béarn qui relevait l'insuffisance des mesures de protection de l'ours. Le tribunal a argumenté l'annulation des arrêtés par la méconnaissance de la directive européenne "Habitat" et de l'article du code de l'environnement qui en donnait la traduction nationale.
Soulignant que, seul un très petit nombre d'ours subsiste sur le territoire local et que les battues collectives constituent un mode de chasse perturbant pour l'ours, le juge administratif a considéré que le dispositif préfectoral ne constituait qu'un simple système de déclaration préalable et ne contenait pas de dispositions contraignantes telles que préconisées par la directive européenne et le code de l'environnement.
"le préfet devra prendre à l'avenir des arrêtés plus contraignants", en conclut le président. Celui-ci invite les passionnés à se reporter à l'intégralité du jugement disponible sur le site du tribunal administratif : www.ta-pau.juradm.fr

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 Articles parus sur La République des Pyrénées le 5 avril 2008 dans la rubrique : "sous la plume de ..."           Réactions provoquées par la quinzième chute d'un poids lourd dans le gave d'Aspe et certains commentaires d'élus locaux qui ont suivi

Christian Bacqué, membre du FIEP (fonds d'intervention éco-pastoral) en pense ceci: A l'échelle mondiale toutes les grandes autorités scientifiques et politiques s'accordent à dire que notre planète est en danger et dénoncent une altération des milieux naturels ainsi qu'une perte de la biodiversité dont l'homme est largement responsable. A notre échelle régionale, sans doute a-t-on un point de vue tout à fait différent de l'urgence car ici on continue à tirer sur l'ours et le gypaète comme si de rien n'était. La non assistance à espèce en voie de disparition est chez nous le reflet d'un tel état d'esprit qu'on peut légitimement se demander jusqu'à quand resteront vertes nos vallées!... On peut se demander ce qu'il adviendra de nos montagnes si des routes toboggans continuent à déverser leurs camions dans les gaves et si des usines classées Seveso continuent à prospérer et à propager, comme on nous le promet, leurs rejets de particules nuisibles dans la brume des vallées. ... Nous arrivons au printemps 2008 et malgré la parole donnée, l'ourse Cannelle n'a toujours pas été remplacée. Malgré l'apport de sang slovène, il y a aujourd'hui en Béarn, bien moins d'ours qu'au jour de la création de l'IPHB (sic!) Institution patrimoniale qui, en échange de subventions conséquentes au pastoralisme, avait pourtant en charge la bonne gestion et la responsabilité de l'avenir du plantigrade...
Il faut revenir au plus vite sur ces manquements car il n'y aura pas de compromis, pas de cohabitation possible sans générosité et, sans générosité il n'y aura pas la sagesse voulue pour assurer la stabilité durable de ces fragiles équilibres dont l'avenir de l'homme dépend . J'espère que les hautes instances politiques de la vallée d'aspe et du département prendront enfin conscience de l'urgente nécessité de réintroduire deux femelles afin de donner un avenir positif à des ours mâles béarnais tenus, volontairement et de façon indécente, depuis trop longtemps en état de stérilité et de disparition inéluctable.
Pour retrouver ses lettres de noblesse et redonner de la crédibilité à un environnement qui se veut exceptionnel, la vallée d'Aspe a plus que jamais besoin de la caution Ours. Face aux prédations, aux pollutions et autres nuisances, l'ours et le gypaète sont les derniers remparts visibles, les derniers témoins vivants, les derniers symboles de la nature vraie et sauvage de nos Pyrénées.
A notre échelle,c'est d'abord cela que nous devons sauver!

Bernard Laclau-Lacrouts, président des verts du Béarn en pense cela: Ce n'est pas une fatalité. C'était prévisible, inéluctable. Le quinzième camion international accidenté depuis l'ouverture du tunnel et qui s'est abîmé dans le gave est la conséquence du passage de l'axe autoroutier E7 à travers la vallée d'aspe. Vouloir arranger quelque virages pour empêcher de nouveaux accidents, comme le suggèrent ou le réclament à grands cris sous-préfet et élus, relève de l'inconscience et de l'aveuglement. Plus la route sera aménagée pour le trafic international et plus il y aura d'accidents. La devise des pro-axe E7, pro-système libéral et marchandisation de la planète; c'est, si on peut dire: "ours en cage - camions en liberté". Ils ont choisi leur camp. Ce n'et pas celui des défenseurs de la vie dans la nature et sur la planète. Une catastrophe écologique sans précédent dans la vallée et son piémont a failli se produire. L'union sacrée prônée par Jean Lassalle  ne doit pas se faire pour un aménagement de la route, mais pour préserver la nature, sa faune et sa flore magnifiques, à la fois "l'homme et l'ours et non l'homme contre l'ours". Deux mesures sont proposées par le verts du Béarn: l'interdiction immédiate du transport et des matières dangereuses et la tenue, dans les mois qui viennent d'un Grenelle du Béarn, afin de proposer aux pouvoirs législatifs et exécutifs des décisions conformes à l'intérêt général, c'est à dire, en la circonstance, conformes à la nécessité absolue et d'urgence extrême de préserver le milieu naturel, source de vie. Parmi ces mesures, le rétablissement de la ligne ferroviaire Pau-Canfranc dans un esprit de progrès humain est devenu impératif.