[ Présentation du Béarn]

© Les domenjadures  ©

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l y avait en Béarn au moyen-âge une catégorie "socio-professionnelle" spéciale : les domengers. La Domenjadure ou « Domecq » était avant tout une maison noble dans le sens premier d' « affranchi du servage » , franche d’imposition. (du latin domus, dominicatura), préfigurant la terre seigneuriale.  Cela pouvait être un simple terrain dans le sens de fief (certains étaient infimes) . La terre réputée noble était exempte d’impôts, ce qui n'était pas le moindre des intérêts.  Son propriétaire était le domenger, sorte de sous-noble, non armé chevalier . Ces domengers étaient estimés à valeur d' écuyers  (escuders) , de damoiseaux, et devaient rendre au vicomte de Béarn le  service militaire à cheval , afin de pouvoir être armés chevaliers  (Cavers), ce qui était la voie royale pour entrer dans le corps de la grande noblesse. Ils sont répertoriés dans le grand recensement de Gaston Fébus en 1385. Peu à peu, ils sont considérés comme des seigneurs.
                  La possession d’une domenjadure donnait donc au propriétaire un droit d’entrée aux États de Béarn (non automatique),  après en avoir fait la demande et avoir prêté serment au vicomte. Par contre, la noblesse ne reposant que sur la seule possession de « terres nobles » quelles que fussent leur importance, ne se transmettait pas de manière héréditaire .  En Béarn, la noblesse était réelle et non personnelle: était noble celui qui contrôlait une terre réputée telle: c'est la terre qui conditionnait le statut.  Autrement dit, la qualité de noble n’était pas conférée par le lignage mais par la possession d’une terre noble acquise le plus souvent par paiement, mais parfois donnée en fief par le vicomte en échange d’un serment, d’un service armé...
          Par voie de conséquence, la vente de la domenjadure s’accompagnait de la perte de la noblesse dont l’acquéreur devenait à son tour bénéficiaire. Par exemple, un riche marchand, un guerrier valeureux, issus des couches inférieures pouvaient acquérir une terre noble devenue vacante et se hisser ainsi dans la hiérarchie sociale.
          De nombreux noms de famille en Béarn proviennent de cet état de domenger: Domenger, Domenge, Menjot, Domecq, Doumecq etc...


        

 

LOS DOMENJADURES   

                                              
                           En la Edad Media había en el Bearn una categoría "socio-profesional" especial: los domengers. La Domenjadure o « Domecq » era ante todo una casa noble en el sentido primero de « liberado de servidumbre », exenta de impuestos.
(del latin domus, dominicatura), que prefigura la tierra señorial.  Esto podía ser un simple terreno en el sentido de feudo (algunos eran ínfimos). La tierra reputada noble estaba exenta de impuestos, lo que no era poco.  Su propietario era el domenger, una especie de bajo-noble, no armado caballero. Estos domengers tenían el valor de un jinete  (escuders), de doncel y debían prestar servicio militar a caballo al vizconde del Bearn , con el fin de poder ser armados caballeros (Cavers), lo que era la vía real para entrar en el cuerpo de la gran nobleza. Están catalogados en el gran censo de Gastón Fébus en 1385. Poco a poco, son considerados como señores.
                          La posesión de una domenjadure daba entonces al propietario un derecho de entrada a los Estados del Bearn (no automático), después de haberlo solicitado y de haber prestado juramento al vizconde. En cambio, la nobleza que sólo reposaba sobre la posesión de “tierras nobles”cualquiera fuera su importancia, no se transmitía de manera hereditaria.  En el Bearn, la nobleza era real y no personal: era noble el que controlaba una tierra reputada como tal: era la tierra la que condicionaba el estatus.  Dicho de otra manera, la calidad de noble no era conferida por el linaje sino por la posesión de una tierra noble adquirida, la mayoría de las veces, por pago, pero a veces donada como feudo por el vizconde a cambio de un juramento o de un servicio de armas…
                        En consecuencia, la venta de la domenjadure se acompañaba de la pérdida de la nobleza de la que se hacía beneficiario a su vez el adquirente. Por ejemplo, un rico comerciante, un guerrero valiente, salidos de diferentes estratos inferiores, podían adquirir una tierra noble vacante y elevarse así en la jerarquía social.
                         Numerosos apellidos en el Bearn provienen de ese estado de domenger: Domenger, Domenge, Menjot, Domecq, Doumecq etc...


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