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DICTIONNAIRE FRANCO-BÉARNAIS   ©

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[bibliographie]
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Règle de base pour la prononciation: lorsque la dernière lettre d'un mot est une voyelle, l'accent tonique se porte (en principe) sur l'avant-dernière syllabe. Lorsque la dernière lettre d'un mot est une consonne, l'accent tonique se porte (en principe) sur la dernière syllabe. Vous constaterez au fil de votre consultation, que le e se dit é, le o et le ó se disent ou, le v se dit b. Le a final se prononce la plupart du temps comme un o léger, à peine formé. Par contre, le à se prononce nettement a. Le r est roulé, mais il ne se prononce pas en fin de mot, en général. Le n ne se prononce en fin de mot que dans certains cas. Le lh se prononce lieu, comme le ll espagnol. Le gn se prononce comme un double n, tandis que le son gneu correspondant à nh. Le s du pluriel se prononce toujours......
Pour les besoins de la cause, les articles ont été écrits sous la forme de:  la, lo, un, ua; mais sachez qu'il existe une autre forme tout autant usitée dans le piémont et les vallées montagnardes avec eth,  era, er, er'... etc.
                                     
*Pour en savoir plus, je vous conseille de faire un tour  sur la page dédiée.

LETTRE 

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

pacage

pastenc (pasténc) , peisheder (péchédé)

pack (de rugby)

molon (moulou) - les packs des équipes de rugby de Pau (section paloise) et d'Oloron (fécéo) ont toujours eu une grande réputation

page

pagína 

paie

paga (la pago) - paga paisan (paysa) ! disaient les anciens abreuvés de taxes

païen

pagan-a - Le mot paysan vient de païen, car le christianisme a mis beaucoup de temps avant d'investir les campagnes et de convaincre les campagnards de l'intérêt de ses dogmes

paille-ette

palha - pampalheta  - à quelqu'un qui dit et, et .. , on lui répond palha, car on fait l'amalgame entre et et hen (le foin), qu'on prononce de la même manière
Arreproèr : Lo palhèr que brutla, que's cau cauhar (le pailler brûle, il faut se réchauffer) .. soit, c'est gratuit, profitons-en ... ou alors tirons-en tout de même un profit (battre le fer  tant qu'il est chaud)

pain

pan (pa)  / que  notre pain est bon =b'ei bon li noste pan ( béy bou lou nousté pa)
Arreproèr : pan deth dia e vin d'un an, vita de gormand (pain du jour et vin d'un an, vie de gourmand)
Endevinalhas :  -1°) mei ei caut e mei ei fresc (plus il est chaud, et plus il est frais)    ? 
                     -2°) sorteish d'ua boca tà entrar hens d'autes (il sort d'une bouche pour entrer dans une autre)  ?

paître

pèisher -  pèisher-las cortas, c'est paître l'herbe jusqu'à la racine;  ..n'en rien laisser perdre ...  équivalent de racler le fonds de tiroir .

paix

patz - Gaston Fébus et Henri IV, nos deux plus puissants vicomtes ont signé quantité de patz et trèvas (paix et trèves), ....  mes qu'estón tostemps de pauc de durada (elles furent toujours de courte durée)

palissade

palenc (palénc) , palengat .. outre le fait de désigner un pieu, un pau pouvait s'étendre à un sens de palissade

palombe

paloma (la paloumo) - Elles sont en constante régression; il en passe chaque automne de 2 à 4 millions, au-dessus des Pyrénées-Atlantiques, lors de leur migration annuelle. Elles ont de plus en plus tendance à passer vers les côtes basques et landaises. La palombière c'est la palomèra(paloumèro)  ; cabane rustique juchée en haut d'arbres, parfois à plus de vingt mètres de hauteur

panier 

(lou) tistèth, (la) tista - la tistèra est plus grande - un tistalh de misèrias = un plein panier de misères
-los Tisterèrs (vanniers), est le sobriquet des habitants de Narcastet

panneau d’affichage

taulòt , planchò

pantalon

lo pantalon (lou pantalou) ; las bragas (bragoss)

papier

papèr  -  un des sobriquets des palois est Gratapapèrs (gratte-papiers) ....  maintenant il faudrait plutôt dire Tocamurgas (touche-souris)
Arreproèr : Lo papèr qu'ei un aso; que pren tot (le papier est un âne; il prend tout  -on lui fait porter n'importe quoi-)

papillon

parpalhó (lou parpaillou)  - parpalhejar signifie, danser légèrement comme un papillon .
Les huguenots étaient désignés dans le Midi sous le nom de parpalhos, car on les voyait la nuit s'éclipser dans la nature comme des papillons de nuit, dans leurs vêtements clairs.
C'est le surnom des habitants de Bellocq, de Salies et d'Orthez;  hauts lieux du protestantisme béarnais
Comptine : Los parpalhons que son potons que lo cèu balha a las floretas, en l'aire tremolant suus botons. (les papillons sont des bisous que le ciel donne aux fleurettes, dans l'air tremblant sur les boutons)

pâquerette

pimparèla (pïmparèllo)

Pâques Pascas - En Béarn, c'était tout d’abord le signal du grand nettoyage, qui devait avoir lieu avant Pâques, pour pouvoir aborder cette fête, complètement purifié. Après avoir effectué les travaux urgents, comme la taille et la fumure des champs, on nettoyait tout : ferme, étable, cour, et même les chemins d’accès. Dans la maison, tout y passait : on retournait tout du sol au plafond, sans oublier les vitres et les boiseries. On battait les tapis, les sièges et les matelas avec une gaule de noisetier en chantant :  Sort, sort purnaishe ; De dehens lou hourat ; Nouste senhor qu’éy ressuscitat
Le corps devait également être purgé. Le meilleur produit pour cette opération , d’était l’huile de ricin
Il s’agissait de purifier les intestins avant d’aborder le changement de saison . C’était un rituel indispensable. Au niveau religieux, il fallait se confesser, et là aussi c’était le grand déballage (une année de péchés ?!?) . La purification de l’âme c’était une autre affaire ; c’était bien plus difficile que de faire sortir les  punaises des matelas et de se purger les intestins, car en une année, on fait beaucoup de choses répréhensibles, on se rend coupable de beaucoup de (ce qu’on appelait antan, les mauvaises actions) .
Il s’agissait de Ganha’s las pasquos (se mériter les pâques) en se conformant aux prescriptions de l’église.
De nettoyage en nettoyage, on prépare la venue de Pâques , ce jour de fête lié à la résurrection. Notre vie physique, morale et spirituelle était entendue comme un tout lié au cycle printanier du renouvellement vital.
L’expression Ganha’s la moleto de pasquos : faisait référence à une tradition béarnaise : soit pour se mériter l’omelette de Pâques, il s’agissait de crier alleluia au premier coup de cloche entendu le samedi saint.
Il y avait tout un tas de dictons au cas où Pâques tomberait au mois de mars, ce qui était interprété comme un mauvais présage:
Pascas marsas, hamièra (pâque en mars : famine)
Pascas marsescas , en cemintèri hossos frescos (pâques en mars: les fosses pleines)
Pascas marsescas, lou cemintèri que pesca (pâques en mars, le cimetière pêche les morts)

paquet

paquet (paquét) / paquet (d’avants)=coada (uo couado)

par

per (pér)  - capvath , dans le sens de à travers, parmi etc ...

parapluie

paraploja (paraplouyo)  - 
Endevinalha : Qu'a un tropa de braç sonqu'ua sola cama; beròi servitor tà mossur e tà madama 
                               (il a une troupe de bras et une seule jambe; joli serviteur à monsieur et à madame)
   ? 

parole

paraula (parawlo) - ma mère m'avait appris le joli mot d'emparaulat (tenu par la parole - contrat verbal) , qu'elle m'a rappelé à plusieurs reprises - ua paraula, ou palaura, c'est aussi une grosse femme envahissante !!!

parcage

parcatge (parcatyé)

parce que

per'mor (pérmou),  pr'amor (pramou)

pardonner

perdonar (pérdouna)

parfait

perfèit-a

pareil-le

parièr-a - que's sembla tot parièr a son pair = il ressemble tout à fait à son père

parent

parent (parén)

paresseux

les mots et expressions désignant les paresseux sont légion en béarnais :  depuis caça-l'ompra (chasse l'ombre) ; jusqu'à plumassèr,a (qui aime paresser dans la plume) ; en passant par coishinèr,a (qui aime le lit, les coussins) ; escodacerisas (ôte les queues des cerises) ; espèra-a-l'ombra (attend à l'ombre) ; pausa-l'i-tot-doç (pose l'y tout doucement); escota ploja (écoute si la pluie arrive) etc ...
Arreproèr : Quan calerà cercar la mort, que l'i cau enviar (quand il faudra chercher la mort, on l'y enverra)
- se dit de la part de quelqu'un peu pressé de mourir en parlant d'un mollasson très lent-

parfait, parfaitement

perfèit.a ; complit.a / dehet (déhét) signifie vite et parfaitement
on dit en béarnais viste hèit e plan fotut (vite fait, bien fait)

parking

parcatgé (parcatyé)

parler

parlar , devisar (débisa)

parsemé.e pingorlat-ada . Comptine : Haut ! Migueta ! La floreta qu'a començat de puntejar, per la prada pingorlada. Ça-i, anem drin volassejar. (Oh ! Petit amie ! La fleurette a commencé à pointer, par la prairie parsemée de fleurs. Viens, allons un peu voleter)

partager

partatjar, despartir 

particulier (en)

especiaument, despart(a) 

partout

pertot (pértout)

passage

passatge (passatyé) , passader / passatgèr-a
Passeria (va-et-vient) :
C’est en béarnais le nom de traités de passage entre vallées, des deux côtés de la frontière (lies et passeries) . C’est aussi le nom d’une espèce d’aphte qui survient dans la bouche des petits enfants et que nous connaissons en français sous le nom de muguet. Ce mal est ordinairement contagieux et donne bien des soucis et dès qu’il apparaît, on n’a de cesse qu’il disparaisse. On avait recours encore une fois à l’intervention magique et un rituel qui devait parvenir à une guérison complète.
On commence par porter l’enfant près d’un poulailler et, après avoir ouvert la porte, on y introduit l’enfant 9 fois en disant à chaque fois : "Passa, passa, passeria ; Peu hourat de la garia " (passe muguet par la porte de la poule
Les poules perplexes se retiraient dans un coin. Une autre intervention bien moins approximative consistait à frictionner la bouche de l’enfant avec du miel

passé

le passé = lo passat

passer(2 sens)

passar  /  on ne peut se passer de = ne podem pas har shens ...(né poudém pas ha chéns)

passereaux

parrats (moineaux, mésanges ... ) - sobriquet des habitants de Lons

pâte

pasta 

paternel

pairau (payraw)

patron

mèste (lou mèsté)

patte

pata - pata de gat (patte de chat), c'est le trèfle dans les jeux de cartes

pâturage

peishader (péchadé)

paupière

perpèra - battre des paupières = perperejar - 
Endevinalha : Pelut contre pelut, tà vestir un praube nut (poilu contre poilu pour habiller un pauvre nu)    ?  
                     ou variante: pelut contre pelut, que barra lo henut (... ferme le trou)

pauvre

praube-a (prawbé) -  selon un Arreproèr;  bien qu'il soit pauvre, le béarnais conservait sa fierté :
" lo biarnes, qu'ei praube, mes non cap-baisha " , (le béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête)

payer

pagar  - "Paga paisan" (paye paysan), disaient autrefois les paysans sous le poids des impôts

pays

país -  Nom de la radio locale 100% béarnaise País - …qu’èm país! s'entre disent les béarnais expatriés (nous sommes des pays) - "L'accent deu país on èm vadut, que demora dens l'esperit e dens lo còr, com dens la lenga"
                (l'accent du pays où l'on est né, reste dans l'esprit et dans le corps, comme dans la langue)

paysan

paisan (paysa) - paisana / un paisanòt est un petit paysan

pêche pershega -   Dicton/díser : Quan lo persheguèr esloreish en abriu ; Que i a pershegas entaus morts e entaus vius. (Quand le pêcher fleurit en avril, il y a des pêches pour les morts et les vivants.)

peigne

pienti / se peigner=pienta's ( piéntà's)

peindre

pintrar / pintre, pintrador (pïntradou)

peine

pena (péno)  c'est un mot qui revient souvent dans les vieilles chansons béarnaises (berger isolé rêvant à sa belle)

peinture

pintrura - de quelque chose utilisé pour raviver un vieil objet en piteux état, on disait "pintrura sus mèrda"

pêle-mêle

chorrolh-borrolh , a sorroms e borroms -(a sourroums e bourroums / chourrouy-bourrouy)

pèlerin

pelegrin (pélégri) -     ... aquéth praube pelegrin, (ce pauvre pèlerin)
                         Que l’envian tà cercar vin (ils l'envoyèrent chercher du vin)
                         Que se’n bevó tot en camin (mais il se but tout en chemin)

pelote

pelòta (jeu)  - pelote de fil= gusmeth (nbx synonymes)
Comptine : Gatòt, pegòt ; Dab un boishèt, dab un gusmèth ; Que s'amusa com pòt.
                      (Chaton idiot ; Avec un bâtonnet, avec une pelote de fil ; Il s'amuse comme il peut.)

Endevinalha : Long, long com un camin;  Arredon, arredon com un topin     ? 
                       (Long, long, comme un chemin; Rond, rond comme un pot de terre)

pencher

péner ; se pencher = clinà's / un penchant pour .. ua botada (üo boutado)

pendant

pendent (pénn)

pendre

pèner

penser

pensar - "que hèi ço qui'm hè plaser, e que'm chepica de pensar perqué "
           (je fais ce qui me fait plaisir et ça m'ennuie de penser pourquoi) - Francis Jammes -

pentecôte pentacosta  -  Dicton/díser : Enter Pascas e Pentacosta ; Hè lo dessèrt d’ua crosta.
                                      (Entre Pâques et pentecôte ; Fais ton dessert d'une croûte)
percer traucar (trawca) -   Dicton/díser : Ara ceba deth mes de mai ; Qu’i pòdes anar dab un gran traucat.
                                                      (Pour l’oignon du mois de mai, tu peux y aller avec un grand panier percé.)

perdu

perdu, pergut - esbarrise dit dans le sens de perte d'esprit

perdre

pèrder 

perdreau

perdigalh (pérdigay) -  indique aussi quelqu'un de dégourdi /   certains disent  tà perdigalh (aux pays des perdreaux), pour désigner un endroit perdu, semi-désertique
Dicton/díser : Entà Sent-Rémi ; Lo perdigalh qu’ei perditz. (A Saint-Rémi -d'automne-, le perdreau devient perdrix.)

père

pair (lou pay) / grand-père= pair-bou (paybou) , pairan (voir grand ..)
pater noster, cabilha de vèrnh (bèr) =>  notre père, cheville d'aulne .... du moment que ça rime!!

périlleux

perilhós 

période

passa, temporada (témpourado), tempora (témpouro) 
Dicton/díser
:
Eras temporas de Nadau, dejoar las cau ; Eras de Pentacosta, lo qui posca ; Eras de vrenhas ; Non las entenias. (Les quatre temps de Noël, il faut les jeûner -selon l’église- ; Les quatre temps de Pentecôte, celui qui le peut ; Les quatre temps qui se jeûnent la première semaine qui suit la Sainte-Croix de septembre -lors des vendanges- , ne les écoute pas.)

persil

peirassilh

personne

persona  / personnel= personau (pérsounaw)
personne (pronom) =arrés, degun

personne (pronom indéfini)

arrés- sur les armories de Salies-de-Béarn est inscrite cette devise: "Si jo n'i èri mort, arrés n'i viveré"
(si je n'y étais pas mort, personne n'y vivrait) - C'est une allusion à un sanglier trouvé mort sur les lieux d'une source salée, ce qui aurait amené à l'exploitation du sel et par voie de conséquence, à la fondation de la ville.

pétanque

petanca 

péter

petar - "Je m’en vais exercer ma vertu carminante" disait Rabelais/ petar, c'est aussi casser (comme en français)
-
Petit on me disait pour me faire aller au lit :
"Jan-Baptiste, pisha viste; hè un pet, sauta tau lieit " (Yan Batisté,  picho bisté, è u pét, sawto taw liéyt)"
  [Jean-Baptiste pisse vite, fais un pet, saute au lit.]

petit

petit (se prononce pétit)  - O-  /  petite s'écrit petita et se prononce pétito / on dit aussi petiòt, petiòta
petit-enfant= arrehilh-a - Louis XIV n'était reconnu en Béarn que sous la seule dénomination d'arrehilh de lo noste Henric (petit fils d'Henri IV)

petits pois césers - Dicton/díser : Semias césers au mes d’abriu ; Se’n vòs aver tot l’estiu.
                   (Sème des petits pois au mois d’avril, si tu veux en avoir durant tout l’été.)

pétrole

petròli 

peu

chic / un peu=drin (drïn) / peu à peu= chic a chic

peu importe

aquò rai (acò ray)

peuple

pòble - lo pòble unit jamei sera vençut (el pueblo unido jamas serà vencido) ....encore faut-il qu'il le devienne
 ...u-n-i !

peur

paur  (pòw) - on disait plutôt met (t) dans les vallées

peut-être

dilhèu (dillèw)

pharmacien

farmacian-a

physique

fisica 

piailler

porilhar , piaular

pie

agaça -  pas ua perpéra d'agaça [même pas une paupière de pie ] = rien du tout
Los pigassèrs (chasseurs de pies) est le sobriquet des habitants de Bournos
Endevinalha: Blanca, blanca com la haria; negre, negre com la topia ; qu'ei çò qui ei  ?
   (Blanche, blanche comme la farine; noire, noire comme un pot de terre ; qu'est-e que c'est ?
)   ? 
Comptine : Margòt l'agaça, quan plau que caça; quan hè bèth, que's cura lo bèc; quan hè escur: adishatz mossur!  (Margot la pie, quand il pleut, elle chasse; quand il fait beau, elle se cure le bec, et quand il fait noir: au-revoir monsieur! )

pièce

pèça, pedaç [reprise] / los pedaç était le sobriuet des habitans de lées-Athas
pièce de monnaie=pèça -  Antan, on désignait sous le nom de pecètas, des pièces d'argent; les mounàcous étant les pièces en cuivre de peu de valeur

pied

pè / los pès que marchan (marchent), que còrren (courent), que sautan (sautent), que dançan (dansent), que nadan (nagent)
 pied nu = pèdescauç (pédéscaws) - surnom du lièvre et de l'ours ; sobriquet des habitants de Lannecaube
Arreproèr : lo mau qu'arriba a chivau e que se'n torna a pè (le mal arrive à cheval et s'en va à pied)

pierre

pèira (pèyro) - los Peirèrs est le sobriquet des habitants de Louvie-Juzon
De nombreux patronymes proviennent de cette racine

pieu

pau (paw) [origine de la ville de Pau, car il était planté dans le gave, un pieu signalant un gué pour pouvoir traverser] 
Le col de Pau doit, lui, tirer son nom, de l'emplacement d'une borne indiquant la frontière avec l'Espagne.

pigeon

lo colom (lou couloum) - lo colom que corocoqueja (courouquéyo)=le pigeon roucoule
Dicton/díser : Entà Sent-Simon ; Ua mosca que vau un colom. (A la Saint Simon, une mouche vaut un pigeon.)

pilier

pialèr (pialè)

piment

pipèr - d'où la pipérade

pin

lo pin (lou pi) - Bourdèu! Tè los berets de per noste! E aqueth devisar qui coneishi. Que va! que va! Que'm vau de cap tà noste. Tè! los pins drets com esparros, las maisons blancas e lo gave.... (Bordeaux! Tiens les bérets de chez nous! Et ce parler que je connais. Ça va! ça va! J'arrive chez nous. Et maintenant les pins droits comme des échalas, les maisons blanches et le gave ): dit par un soldat béarnais de retour au país.
Dicton/díser : Entà Sent-Valentin ; l’agaça que puja au pin. (Pour Saint-Valentin ; la pie monte au pin.)

pinailleur

disputejaire (disputéyayré)

pintade

pintada - chant de la pintade : Que plau! Que plau! Que plau!  -  Que va! Que va! Que va!
(Il pleut! Il pleut! Il pleut! ... Ça va! Ça va!Ça va!...)

pique-nique

patauleta (patawléto); mot composé de pan (pain) et de tauleta (petite table)

piquer

picar, chacar /  picada, picadura, piucada [d'insecte]

piquette

vinat ; arrèr-vin (arrè-bi) = fond de vin

pis

adv=sordeish (sourdéch) , piri / tant  pis  = rai (ray)  / pis de vache=braguèr - ce mot de braguèr s'applique aussi à tout ce qui indique un volume important comme une masse de nuages etc...

place (2 sens)

plaça (plasso)

plafond 

solérat  / plancher = taulérat (tawlérat)

plage

plaja (la playo)

plaindre

plànher (plagné) - as fenit de't planher (as-tu fini de te plaindre)
planhet, ajèis = petite plainte, gémissement, soupir plaintif, lamentation (plourét)

plain-pied

plan-pè 

plaine

plana ; plaines alluviales des gaves = arribèras ou ribèras  (qu'il ne faut pas confondre avec rivières dites arrius) - voir le groupe folk béarnais oloronais  Montanhas e Ribèras
"adiu, plana de Bedós, caminau d'Espanha; d'Aydius son mas amors, puyem la montanha"
       (adieu, plaine de Bedous, chemin vers l'Espagne ; à Aydius sont mes amours, grimpons la montagne) chantait  le poète oloronais Xavier Navarrot

plaire

plàser , agradar

plaisanter

peguejar; peguessejar ; chinar 

plaisir

plaser (plasé)  -  a plaser = minute, doucement, du calme ...

planter

plantar 

plat

plat /adj=plan-a (pla;plano)

plein-e

plen (plé) , plea (pléo)

pleurer

plorar (ploura)  / ploriquejar = pleurnicher
- Dans certaines chapelles béarnaises comme celle de Mifaget, il y avait des trous dans lesquels on faisait entrer la tête des enfants pleurnicheurs, qu'on adressait ainsi à Sent Plorador. (ça passe ou ça casse!)

pleuvoir

plàver (plabé), plòver - exercice d'articulation: que plau plan (qué plaw pla) => il pleut bien

plier

plegar  / une plie [jeu] = ua plega (üo plégo)

plié

croishit (crouchit) - que soi tot croishit (qué souy tout crouchit) , dit-on lorsqu'on est victime d'un lumbago, ou tout autre mal de dos
Paur n'avem pas, au tenelhant deu só; En plegant-se de ha'ns croishir l'esquia
La pèth tempada, e cueits per la calor; Qu'èm com humès qui humen sus la parguia
(Nous n'avons pas peur au plein soleil; En se pliant à en faire craquer l'échine
(La peau trempée et cuits par la chaleur; Nous sommes comme des tas de fumier qui fument dans la cour)
La chanson des laboureurs dits pica-talos( pique-vers), du salisien Al-Cartero

ployer

croishir - croishir signifie aussi casser, craquer ...  faire craquer un baiser se dit  har croishir un pòt

pluie

ploja  (la plouyo) / pluvieux-se= plojos.a (plouyous-ouso - )
Voir le groupe folk béarnais 
Escota si plau (èscouto si plaw) => écoute s'il pleut)
quan hè ploja e só, las broshas que s'en van tà Aulorou => quand il pleut et fait soleil en même temps, les sorcières s'en vont à Oloron;  affirmait un dicton
Endevinalha : Sovent la demandam, mes tanlèu que s'amuisha, cadun que s'estuja
                    (souvent on la demande, mais aussitôt qu'elle se montre, chacun se cache)
   ? 

plupart

màger part 

pluriel

plurau (pluraw)

plus

mes (méss) , mei (méy)

plusieurs

hèro, mantun 

plutôt

meilèu (méylèw) 

poêle

padèra , sarta -
Endevinalha: Coda de paloma; arrodet de molin; Que't dau tot Baiona; Si t'i escads dinc'at matin   ? 
(Queue de palombe, roue de moulin; Je te donne tout Bayonne, si tu réussis à deviner, d'ici demain matin)

poids

pes (pés)

poignet

punhet / poing, poignée = pugn, pugnat, punhèro

poils

peus (péws)

poilu

pelut-uda - Pelut signifie également vigoureux, fort, courageux ...et parfois de chanceux... d'où de nombreux jeux de mots.
Los peluts de quatorze (les poilus de la grande guerre) étaient doublement peluts, en Béarn
Le sommet du pic d’Anie était jadis le repaire d’un puissant géant ; le seigneur rouge. Il défendait par la tempête, l’orage et la brêle son jardin du sommet. Grâce aux plantes secrètes de ce jardin, il avait confectionné une liqueur d’immortalité qui aurait permis aux hommes de battre les Péluts, ces mauvais géants, gardiens des trésors de la montagne.
Le Pélut tout noir et velu comme l’indique son nom, hurlait avec le vent en enlevant les tout petits enfants dans son grand sac. Il avait la réputation de faire ses apparitions durant la période de noël et ceci pourrait en faire un vieil homme représentant symboliquement la fin de la mauvaise saison au moment du solstice hivernal.
Plusieurs expressions  font état du sens figué du mot : qué bam bédé qui éy lou méy pélut (on va voir qui est le plus courageux) ; abé lou co pélut (avoir le coeur poilu)  ; pelut coum u ours ; bi dou pelut (vin généreux) ; aquéste qu’éy de las peludos (celle-là elle est un peu raide) - Par contre pelut coum la man veut dire l’inverse
Il ne faut pas confondre avec pelat : pelat coum u harri(pelé comme un crapaud) qui a le sens de pelé en français Bizarrement, les agots et cagots appelaient les autres, lous peludos (possesseurs du pouvoir et de l’argent ?).

poing

punh (lou pugn)

point

punt / pointu-e = pounchut-udo  / à  point = a talh

pointer

puntar  / se montrer =becar ( béca)  / pointe= pund(t)e

poire

pera (péro)

poireau

porret (pourrét) - lo porret de can (poireau de chien), c'est l'asphodèle
Dicton/díser : Enter la Sent-Pèir e la Sent-Pau ; Planta lo poret e lo caulet.
                               (Entre la Saint-Pierre et la Saint-Paul ; plante le poireau et le chou.)
Endevinalha 1 : Blanc, blanc, com un papa ; Verd, verd, com un laurèr; Qu'ha ua barba e n'èi pas un omi  ? 
                       (blanc comme un pape, vert comme un laurier; il a une barbe et n'est pas un homme)
Endevinalha 2 : Lo cap blanc, verda la codeta ; Que's pòt minjar en vinagreta.
(La tête blanche, la petite queue verte ; Il peut se manger en vinaigrette.)
 ? 

poison

poson (pousou) / on donnait souvent le nom de posoèrs - posoèras (empoisonneurs) aux personnes soupçonnées de commercer à mal escient avec l'au-delà / de nos jours c'est le nom qu'on attribue aux pollueurs

poisson

peish (péch) / pêcheur =pescador, pescaire ( pescadou-pescayré) / 
-le sobriquet des habitants de Siros est pesquitons (petits poissons) et un des sobriquets des habitants de Mirepeix est los Minjapeish (mange-poisson)
Dicton/díser : Despuish lo purmèr d’octobre, dinc au purmèr de gèr ; Temps auquau hregan los peishs.
                     (Du premier octobre jusqu’au premier janvier ; c’est le temps pendant lequel frayent les poissons.)
Endevinalha : Vestit de pecetas, shens tela ni hiu; qu'a tostemps set, en ivèrn com en estiu  
                      
(Vêtu de petites pièces, sans toile, ni fil ; il a toujours soif, en hiver comme en été )
   ? 

poitrine

peitrina (péytrino) ; popa (poupo)

poivre

péber (pébé)

politesse

politessa 

polluer polluïr- "Nunquam polluta"  (jamais souillée, polluée), est la devise de Bayonne
~ qu'avèn dit autes còps; los polluïdors que déven estar los pagadors (les pollueurs doivent être les payeurs)

pomme de terre

trufa (trufo) , patata 

pommier

pomèr  / la poma (poumo) = la pomme
Rimaillère : Poma au pomèr, verdosa; cad suu hemèr, vermiòsa (sur le pommier, la pomme est verdoyante; elle tombe sur le fumier, elle devient la pomme véreuse)- ce proverbe pourrait convenir à quantité de situations présentes!

pont

pont (lou poun) - Les ponts étaient jadis peu nombreux sur nos gaves: de ce fait, chacun d'eux revêtait une grande importance et présentait un péage. Dans certains endroits, des bacs (naus=nawss) subvenaient à leur absence....
Les gués (guas) étaient bien entendu, repérés avec une grande attention

populaire

populara / peuple= pòble

porc

pòrc, porcèth, bitou (petit cochon) - les habitants de Maucor et de Saint-James ont hérité du sobriquet de Porcatèrs (porchers); ceux de Moumour étaient dits Pelaires
hoi! (ouy) crie-t-on pour faire partir les cochons
Endevinalha : Que hèi plaser quan soi vadut, mei de plaser quan doi penut 
(je fais plaisir quand je nais, encore plus quand je suis pendu)
 ? - allusion au pèle porc qu'on appelle la pelèra

portail

portau (pourtaw)

portail à claire-voie

cleda (clédo)

porte

pòrta   / portillon= cledot (clédou)
Endevinalha : Que va, que vien, shens cambiar de plaça (elle va et vient, sans changer de place)   ? 

porte-monnaie

pòrta-moneda 

porter

pòrtar / portador

portez-vous bien

hètz beròi  -  porte-toi bien=hè beròi

portrait

portrèit (pourtrèyt) -  espià'm aqueste portrèit (regarde-moi ce portrait) dit-on en désignant un enfant tout barbouillé ou une personne mal habillée ... 
- on dit aussi en ce qui concerne la ressemblance : qu'ei lo son pair tot cagat .. ou .. tot menat (c'est le portrait de son père tout craché)

pot de terre

topin (toupi) -  Ils étaient fabriqués localement (essentiellement à Garos, Bouillon, Laàs et Montfort) de manière très rustique, mais ils étaient très résistants et servaient à quantité de choses . On en disait : " Topins de Garòs ;  Dotze per trente sòs !" soit,  topins de Garos; 12 pour 30 sous (ce qui était donné)
Arreproèrs et expressions concernant les topins sont légion , comme celui-ci:
Tres topins en huec, qu'ei hèsta; Tres hemnas a casa, qu'ei pesta !
(Trois pots de terre sur le feu, c'est la fête; trois femmes à la maison; c'est la peste),
qui tourne un peu misogyne

pot en métal ou en fonte metau (métaw) -
Endevinalha : Mossur de Roget que ditz a mossur de Negret : "Tien-te plan e tien-te hòrt ; se petas, jo que soi mort" (Monsieur Lerouge dit à monsieur Lenoir : "Tiens-toi bien et tiens toi fort ; si tu pètes, je suis mort)   ? 

potage

pòtatge 

poteau

pau (paw) - C'est aussi un pieu marquant un gué (qui a donné son nom à la ville de Pau), ou un pieu marquant une frontière comme le col de Pau, en haute vallée d'Aspe)

pou

pedolh (pédouy)-
Comptinette : Un còp que i avè un pedolh e ua puç
-E après ?
-Non sèi pas plus.
(Une fois, il y avait un pou et une puce.... — Ensuite ? — Je n'en sais plus. )

pouce

lo  cracapedolhs = le craque-poux

poule

pora (pouro) , garia (garïo), cloca (couco) / la pora que cascadeja (quand elle a fait l'oeuf) /poulet = poret (pourét) - mouyé las garïos (traire les poules) = avoir une occupation stérile, inutile
Dicton/díser : Ath mes de heurèr, eth sorelh, era lua ; a tota òra dera nueit o deth dia, qu’ajan de har er’ uelh de garia. (Au mois de février, le soleil et la lune ; à toute heure du jour et de la nuit, doivent ressembler à un œil de
poule
.)

Poule-vocabulaire-

La langue béarnaise est beaucoup plus riche qu’on ne l’imagine en général et n’est surtout pas un patois comme on a voulu nous le faire croire pendant très longtemps. Il existe une grande variété de mots pour décrire la vie au quotidien avec toutes les nuances nécessaires, spécifiques à chaque acte. On va prendre un exemple avec les poules : elles grattent le sol (esperouta) , nous on va gratter les mots.
Comment dit-on en français ; s’ abriter sous une aile ou protéger en groupe= Acoucoula (et le protégé est dit acoucouliné) – En français on utilise beaucoup le mot s’ébrouer qu’on utilise pour plusieurs actions: En béarnais, on est plus précis ; on a plusieurs variantes .
Battre des ailes en se déplaçant , c’est Esboulasseya’s - Soulever les plumes pour les aérer, c’est Eschaoureyar  – Déranger l’ordre de ses plumes, c’est Espérissar  –
Comment dit-on en français : battre des ailes sur place au moment de se percher ou au chant du coq; Esparboula’s - Rassembler les poussins ;  apouricar  – pousser de petits cris en attendant la nourriture ou la ponte; Carraqueyar  - Hasagneyar : Avoir des allures de coq –
Maintenant, regardons au seul niveau de la lettre A : Adescar=donner la becquée – Aniàr=habituer une poule ou tout autre volatile à rester au nid – Anidar=faire son nid, se mettre au nid pour couver- Anouguérar=donner du maïs grain à grain aux bêtes pour les inciter à nous suivre.

poule-légende-

Avec les fêtes qui arrivent, c’est l’époque où l’on va plumer quantité de volatiles …Autrefois on ne faisait pas toujours bon usage des plumes et qui sait si encore aujourd’hui, exceptionnellement …Alors, si vous voyez quelqu’un raser les murs en cachant derrière lui un paquet de plumes…avisatz-ve (faites attention). Et oui, les plumes et les volatiles étaient parfois détournés de leur vocation première
- Ainsi autrefois, pour jeter un sort à son ennemi, il fallait plumer une poule vivante et la renvoyer par dessus la haie, dans le verger ou la volière du destinataire. Pour cela, on pouvait aussi tuer une poule noire , détacher la tête avec son cou , mais sans les plumes, les pattes, en laissant les grosses plumes des ailes et la queue... Il s’agissait de lier le tout avec un ruban ou un morceau de tissu ayant touché la personne visée et jeter le beau paquet dans l’ enclos de l’ennemi. Il y avait bien sûr des variantes. Certains moins brutaux, estimaient qu'il fallait décapiter la poule noire et jeter la tête par dessus le toit de la maison (et l’épaule gauche) si possible de celle de l’ennemi –Enfin , le fin du fin était le petit paquet de plumes (aouséréts, mounaques..) qu’on introduisait dans un coussin ou un oreiller . Ils passaient pour provoquer dépérissement et insomnies . Pour conjurer le mauvais sort, il était recommandé de se saisir du paquet de plumes ou de la poule (si on pouvait les voir) et de les porter jusqu’au premier embranchement de routes où se dresse une croix, ou bien de le mettre dans un sac et de le tourner autour d’une église.
Les antidotes habituels étaient faits de prières et de sel. En outre, tout le monde était persuadé qui si une poule chantait comme un coq, il fallait s’attendre à un événement important dans la maison . (plutôt néfaste)
 « Si la pouro canto coum lou hasa / Mato la ouéy tà la minja douma »(si la poule chante comme le coq, tue la aujourd'hui pour la manger demain.)

poulette

poriqueta ; porcereta - La comptine qui suit et très célèbre en Béarn. (il en existe de nombreuses variantes) . On prend la main d'un enfant, et on promène son doigt sur sa paume en disant:
Per aquera carrerreta, que passè ua porceretta - (sur cette ruelle, passait une poulette)
Puis on prend successivement un doigt, qu'on agite:
Aqueste que la vist (celui-ci l'a vu)
Aqueste que l'a gahat (celui-ci l'a attrapée)
Aqueste que l'a pelat (celui-ci l'a pelée)
Aqueste que l'a minjat (celui-ci l'a mangé)
Aqueste que digó : piu, piu, piu, piu; que soi enguèra viu (piu .. je suis encore vivant)
- en secouant l'auriculaire.... il y a plusieurs variantes pour la fin

poumon 

paumon (pawmou) - à l'issue des pèle porcs, on utilisait certains abats dont essentiellement les poumons pour constituer un plat excellent : la fressure (nombreux synonymes)

poupée

nena, monaca (mounaco) - monacòta - s'emploie aussi pour désigner une petite fille
Véder a dançar monacas (voir danser des poupées) , c'est avoir des idées noires

pour

tà, entà, per (pér)
pour cela=tad aquò - pour celui-ci=tad aqueste - pour lui=tad eth - pour elle=entad era - pour rien=entad arren
- pour personne=entad arrés

pourquoi

perqué, entà qué -  c'est pourquoi = en-per-ço

pourrir poirir (pouyri) - Dicton/díser : Arrasim poirit ; Hè lo bon vin. (Raisin pourri, fait le bon vin.)

pourtant

totun (toutu)

pousse (ua)

brot, brosta, sabiu (scion), tarèr (pour plantation)

pousser 

sens d' enfoncer = honhar (hougna)

pousser de la tête

hular   -  que hula = il fonce tête baissée  -  hulatz (hu-lat) =foncez

poussière

proba (proubo) -  escobar las probas, c'est faire les fonds de tiroir
Dicton/díser : Abans Marteror ; Que semias en provas. (Avant Toussaint, tu sèmes –le blé- en poussière.)

poussin piòc - Comptine : Lo piòc naveth que piula; E l'arriu bèth que briula (le poussin nouveau piaille, et le beau ruisseau vibre)
poutre

piterau, (piteraw)  -  la cerimana est la poutre-maîtresse du toit, d'où de nombreuses allusions

pouvoir
verbe et nom

poder (poudé)  / puissant-e=poderós.a (poudérous-o)
Un seigneur de Mirepeix avait été débouté de sa qualité de membre de la Cour des 12 grands juges du Béarn, pour avoir décrété à propos des gens de son domaine, ne pouvant payer les taxes :
 "...qui no pòt, que posque !" (que celui qui ne peut, puisse ! )

pratique

prati

pré

prat, hiar

précaire

precari 

précoce doriu (douriw)- doriva (douribo), prendiu (prénndiw)- prendiva (prénndibo)   -
Dicton/díser : Au bòsc ombriu ; Possa lo cep doriu.(Dans le bois ombragé ; pousse le cèpe précoce.)

premier

prumèr -a, purmèr-a -  Dicton/díser : A la purmèra gavèra ; Lo cocut que quita la tèrra. (A la première javelle -gerbe de blé-, le coucou quitte la terre.)

prendre

préner, gahar

prénom

nom petit (lou pétit noum)

président

president , capdau (capdaw)

presque

just, quasi

pressé-e

pressat (ada)

près

près, au ras de, pròche

prêt

prèst / prêter = prestar 

prévoir

prevéder

prier

pregar / pregària
ta't pregar et ta'vs pregar sont l'équivalent de s'il te plait - je te prie et s'il vous plait - je vous prie

printemps

prima, primavèra, primtemps (prïnns

pris.e pres.a (prés,préso)

prix

prètz (près) [le coût]  / prèmi [prix-récompense]

procès-verbal

verbau (bérbaw)

prochain

qui vien  -  à la prochaine= dinc a las purmèras (jusqu'aux premières)

proche

pròche-a 

professeur

professor (professou)

profond(e)

pregond(a) - que'n a de pregond => il a les poches bien remplies

proie

presa, preda

promenade

passei, passejada / se promener=passeja's

promptement

lèu hèit ; de hic

propice

pròpici - dans un sens favorable est souvent représenté en béarnais-gascon par le suffixe èr-èra

propos perpaus (pérpaws) - devisòri-    Dicton/díser : Devisòri de joenessa, santat de vielhessa, amistat de noblessa, promessa de caperan ; lo qui s’i hida, enganat serà.
(Propos de jeunesse, santé de vieillesse, amitié de noblesse, promesse de curé ; celui qui s’y fie sera trompé.)

propre

pròpi , net-a

propriété

proprietat / proprietari

protéger

protegir / abriter = endostar 

protestant

huganaut - sobriquet des habitants d'Osse-en-Aspe

proue

esquiau (ésquïaw)

prune

prua (prüo)

pruneau pruon (pruou) - Comptinette : Pruon que's nhaca ; Sason s'abraca (pruneau se mange ; la saison se raccourcit)

publicité

publicitat / publicitari

puce

puç / herrar puç (ferrer les puces)  = tenter l'impossible (entreprendre quelque chose d'inutile et/ou voué à l'échec)

puits putz - Endevinalha : Devari en cridant ; E pugi en plorant (Je descends en criant ; Et je monte en pleurant)   ? 
pur.e natre - blos.sa (blous, blousso)-
Comptinette : Drom, drom mainat ! La via qu'ei doça, l'aiga qu'ei blossa, e crum non i a nat (Dors, dors enfant ! La vie est douce, l'eau est pure, et il n'y a aucun nuage)

purée

pureia

putain

puta, pèth, gorrina - Hilh de puta (fils de p...) est le juron numéro un des béarnais ; il prend des significations différentes selon les contextes dans lesquels il est dit, et selon la manière de le dire -  il exprime aussi bien  l'étonnement,  que la satisfaction, la crainte, l'énervement, la colère, la joie ...

putois

gat-pitòish (gat pitouch)

A

B

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D

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H

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Initiation au béarnais
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