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DICTIONNAIRE FRANCO-BÉARNAIS   ©

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[bibliographie]
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Règle de base pour la prononciation: lorsque la dernière lettre d'un mot est une voyelle, l'accent tonique se porte (en principe) sur l'avant-dernière syllabe. Lorsque la dernière lettre d'un mot est une consonne, l'accent tonique se porte (en principe) sur la dernière syllabe. Vous constaterez au fil de votre consultation, que le e se dit é, le o et le ó se disent ou, le v se dit b. Le a final se prononce la plupart du temps comme un o léger, à peine formé. Par contre, le à se prononce nettement a. Le r est roulé, mais il ne se prononce pas en fin de mot, en général. Le n ne se prononce en fin de mot que dans certains cas. Le lh se prononce lieu, comme le ll espagnol. Le gn se prononce comme un double n, tandis que le son gneu correspondant à nh. Le s du pluriel se prononce toujours......
 Pour les besoins de la cause, les articles ont été écrits sous la forme de:  la, lo, un, ua; mais sachez qu'il existe une autre forme tout autant usitée dans le piémont et les vallées montagnardes avec eth,  era, er, er'.
                                     
*Pour en savoir plus, je vous conseille de faire un tour  sur ma page spéciale.

LETTRE  

machin

daquò, dequò, dequerò

machine

maquina  - ~ à laver=maquina de lavar  - ~ à repasser=maquina de lissar

maçon

murrailhaire (murayayré) / maçonnerie = masère
Universel=au pè de la muralha que's ved lo murralhaire (au pied du mur, on voit le maçon)

madame

madama , dauna (la nousté  dawno) ;  on simplifiait parfois en disant Na (aphérèse de dauna), en signe de grand respect

mademoiselle

madamisèla, mamisèla  (cara mamisèlo)

magasin

magasin (lou magasi)

magnifique

magnific,a ; suberbèth,-èra

mai

mai (may) - une expression disait long com la hami de mai (long comme la faim du mois de mai) parce qu'on avait en ce mois-là, presque terminé les provisions d'hiver et on faisait courir ce qu'il restait avant les récoltes et les durs travaux d'été qui nécessitaient une bonne sustentation.

maie, pétrin

mèit ( la mèyt) , la parau (paraw) était plus petite

maigre

magre (magré) / tu es un peu maigre =qu'ès drin magre ( qu'ès drïn magré)

maigrelet

magrestïn (magrésti)

maillot

malhòt 

main

man (la ma) - las man s (mass) que sasissan (saisissent), que prénen (prenent), que gahan (attrapent), que tiénen(tiennent) , que bailinan(caressent), que trucan (tapent), que desarrigan (arrachent), que plantan (plantent)
~avoir le cœur sur la main : aver lo còr sus la man
maneta=petite main -   les personnalités politiques sont dites toca-manetas (touche menottes) ...ce qui était le surnom du défunt maire de Pau: André Labarrère

maintenant

adara (adaro) / maintenant je m'en vais=adara que me'n vau ( adaro qué me'n baw)

mairie

mairetat - le maire est dit lo màger (lou màyé)

maison

maison (maysou)  /  ostau (oustaw) et  casa (caso) ont un sens plus général de propriété (terre, maison, lieu identificatoire et capital réunis)  / la maison casalèra, c'est la maison de naissance, la maison-mère
maisoèr : familier à la maison / maisonau : qui dépend de la maison / maisonada: quantité de gens d'une maison
Arreproèr : A casa caseta que'm cauhi la cameta, en tot aute lòc, no'm cauhi que los pès 
(dans mon petit chez moi, je me chauffe (bien) les jambettes; en tout autre lieu, je ne me chauffe que les pieds
chez nous=a casa, a noste ( à caso  , à nousté  )   /   bâtiments et alentours= casala, casalis
Je recommande l'épicerie paysanne d'Oloron bien nommée "Tot de casa"  (Tout de la maison), qui propose des produits fermiers provenant de la région d'Oloron (22kms à la ronde)   -Contact-
Sur facebbok : tot de casa.oloron.blog

mais

mes (méss) - A quelqu'un qui répète mes, mes ... répondez-lui :
                 " Dotze mes que hèn un an" (douze mois font une année)

maïs

milhòc (soit le gros mil)  / lo milhocar =le champ de maïs ou la période de la récolte
les cochons dans le maïs = lous porcs déns lou millòc (mauvaise affaire: le loup dans la bergerie)
Le père Tanoquèr (père marchand de rafles de maïs) était un des plus terribles esprits béarnais. On le faisait intervenir dans diverses circonstances pour faire obéir les enfants : lo pair Tanoquèr que va arribar ta't copar los dits (le père Tanoquèr va venir te couper les doigts)
Dictons/díser : Los milhòcs a Sent-Jan ; Cau que’s toquen de man.
                     (A la Saint-Jean, les feuilles des pieds de maïs doivent se toucher.)

maîtresse (de maison)

dauna (dawno)  / ce mot avait une connotation très positive

mal

mau  /  lo maishant mau = le cancer  /  j'ai mal =qu'ei mau ( qu'èy maw......qué souy malawt)
mau de familha = mal congénital ... hérédité

malade

malaut-auda (malawt, malawdo) / maladie=malaudia ( malawdïo)

maladroit

desèstruc-uga, malestruc -uga, estroç-a
quel maladroit es-tu = quin desestruc qu'ès ( quïn désèstruc qu'ès)

malaisé

malaisit - mauaisit

malédiction

malaja ! (maudit soit ... malheur !) 

malgré

a maugra

malhonnête escofiador,a ; garroflard m. ;  desaunèste,-a ; maupròpi,a.

maman

mamà - "Mamà, mamà, qu'as deishat vueita'ra plaça; i eth temps que passa, que passa, mamà, mamà!"                          (maman, tu as laissé la place vide, et le temps passe, maman..)
Spécial fête des mères :
Hèra bona hèsta, petita mamà (bis) ; Jo que t'at prometi d'estar d'ara enlà brave,  e a l'escòla de tribalhar de plan. Tà la toa hèsta, petita maà (bis) ; T'aufreishi ua canta, ua beròja flor. Mes n'ei pas tan grana com lo men amor.
(Très bonne fête, petite maman ; je te promets dorénavant d'être, brave (vaillant-courageux), et à l'école de bien travailler . Pour ta fête, petite maman, je t'offre une chanson, une jolie fleur. Mais ce n'est pas aussi grand comme mon amour.)

mandragòt Synonyme de chance - Le Mandragòt était un esprit qui prenait la forme d’un animal, mais généralement il prenait la forme d’un gros chat noir, pour venir à la rencontre des humains. Dans certains endroits, il intervenait de préférence la veille de la Saint-Jean. Celui qui l’apercevait pouvait entrevoir une richesse prochaine. De toute façon, il n’intervenait qu’une fois par an. Celui qui réussissait à l’attraper était assuré de devenir riche. Mais l’espoir pouvait s’étendre à toute l’année car il pouvait si l’envie l’en prenait, venir caguer un écu d’or pendant la nuit, sous le lit du maître de maison. Il était tellement inscrit dans les esprits que son nom a fini par désigner le trésor lui-même... mais reçu du diable en échange d’une âme.
Dans l’Aude, le Matagòt voisin du Mandragòt,  était un être mi-chat, mi-humain : il livrait le secret de la fortune à celui qui prenait soin de lui

manger

minjar (mïndya) -  manger très vite= a l'escanat  - manger à belles dents= nhacar a totas dents.
→Pour faire manger les enfants en manque d'appétit, les parents avaient inventé un esprit spécifique : lo Minjatotsér (le mange-tous-les-soirs)
- Si tu ne manges pas, lou Minjatoutsé que’t va viéner cércar -( le minjatotsér viendra te chercher) ....  ou pour ceux qui traînaient à table : lou soupotard se’t va minjar (le Soupetard va te manger)
Formulette :  D'on ei ?
-De Minja-quan n'a; Arrapa-quan-pòt.

(D'où est-il?- De Mange-quand-il-en-a ; — Saisit (fait main basse) quand- il-peut.)

manier

manejar, trucar

maniérée 

coèca (couèco)  -  maniéré = limiquèr

manifestation

manifestacion (maniféstassiou)

manquer

mancar 

manteau

mantòl

marais

maresc , palud 

marche

marcha 

marché

mercat (lou mércat) - le marchand est lo mercadèr.a
~lo malaut que mercandeja(lou malawt qué mercandéyo )= le malade marchande (il est entre la vie et la mort)
~en tot mercat, que n'i a un de trompat (en tout marché, il y en a un de trompé)

mardi

dimarç / mardi est avant mercredi =dimarç qu'ei avans dimerç ( dimarç qu'éy abans dimérç)

marécage

lamon, gravèr, marescatge -

marelle

marèla , paraclito 

marguerite margalida - Dicton/díser : Era margalida deth mes de gèr ; que hè véner er'èrba en heurèr.
(La marguerite du mois de janvier, fait vendre l’herbe en février.)

marié-e

nòvi-a / marier= maridar/ mariage=maridatge / une fois marié, ou, après s'être marié => un còp maridat
Comptine aspoise : ath prumèr an, nas a nas; ath second, braç a braç; ath tresau , pena d'avita's;
d'aqui enlà, marchar ras  (la première année (de mariage) , nez à nez;  à la seconde bras à bras; à la troisième, il y a du mal à aviver la relation; à partir de là, il est conseillé de marcher rondement" )

mari

marit / mon mari = lo men marit ( lou mé marit)

marmite (en terre)

topin (toupi) - il s'en fabriquait beaucoup en Béarn, particulièrement à Laàs, Garos, Bouillon et Montfort
La damisèla qu'ei suu huec,
Moussu la horuca au c.,
La damisèla qu'eu pisha dessús  ?   
(La demoiselle est sur le feu, — Monsieur -le feu- la tracasse par-dessous, — La demoiselle lui pisse dessus?

marque

pic , signau (signaw), senhau

mars

març - Arreproèr : Març ventos, abriu ploginos ; hèn lou paisan gauyos 
                          (mars venteux, avril pluvieux, font le paysan heureux)

marteau

martèth , martètch / qu'ei martelat (qu'éy martélat )=il a reçu un coup de marteau (il est toqué)
los trucamartèths est le sobriquet des habitants de Sauvelade

mât

malh (may)  - Le malh est un mât qu'on dressait à diverses occasions, comme la Saint-Jean, l'annonce de fiançailles etc .. " Que va caler plantar lo malh"   annonçait ou découlait d'une bonne nouvelle

match

partida , encontre (énncountré)

matériel

materiau (lou matériaw)

matière

matèria 

matin

matin (mati) / matinal= douréc, matiau (qu'ès matiaw) 

maussade

malacaros

méchant(e), mauvais

maishant(a)  (machan-to)

médecin

metge , medecin ( médéci ) -
anar tau medecin => aller chez le médecin - que me'n vau tau medeci => je vais chez le médecin

méfiant

menshidèc  / se méfier = menshida's( nnchida's)

mêlée

mesclada 

même

médish , parièr 

mener, emmener

miar (mïa)

mensonge

mensonja 

menthe mendràs - Antan, les gens du peuple se soignaient avec les moyens du bord, de manière plus ou moins empirique, plus ou moins magique. Dans ce contexte, les plantes avaient une importance primordiale : la menthe (mendras en béarnais) fait partie du lot. Elle passait pour faire tomber miraculeusement la fièvre . C’est comme ça qu’on pouvait voir autrefois et par tout temps des zombis fiévreux hanter les champs en tremblant,  à la recherche de plants de menthe.  Pour faire les choses dans les règles de l’art, il fallait trouver 7 pieds, dépourvus de rejetons. Il fallait s’arrêter devant chacun des pieds, se mettre à genoux , faire le signe de la croix, jeter sur la plante 5, 7 ou 9 miettes de pain et 5 ,7 ou 9 grains de sel et prononcer exactement ces paroles :
Adiu , que-t saludi, mendras,
Qu’éy la frèbe , tu nou l’has pas ;
Aci que-t porti paa e sau
Ta que-m gouareisb lou me mau
(Adieu, mendras, je te salue – J’ai la fièvre, tu ne l’as pas ; Ici, je te porte du pain et du sel – Pour que tu guérisses mon mal)

Après avoir procédé 7 fois à cette cérémonie, le fiévreux devait tout de même se dépêcher de rentrer pour ne pas mourir en chemin. Il paraît qu’une fois dans son lit, le malade se sentait mieux . Au cas où, la cure était recommencée le lendemain et le surlendemain à la même heure. Évidemment si la fièvre continuait, ce ne pouvait être que par faute du malade qui avait manqué à quelque devoir envers le mendras ou qui n’avait pas accompli le rituel dans ses moindres détails

mentionner

mentàver 

menuiserie

menuseria 

mer

mar (ma

merci

merci , merci hèra (hèro) = merci beaucoup

mercredi

dimèrcs (dimèrs)

merde

mèrda (mèrdo) - fouille-merde = hurgassaire-a
Arreproèr : Qu'ei tostemps eth mèrdos,  eth prumèr qui crida doè (c'est toujours le merdeux le premier qui crie pouah!) - version béarnaise de " c'est la poule qui chante qui a fait l'œuf "

mère

mair (la may) - mamanòta, mamayòta, mamaròta, mamaynòta
mair, c'est aussi le nom de la matrice et du lit de la rivière
-la mair deus pècs qu’ei morta (la mère des fous est morte) ; dit quelqu’un à celui qui a voulu le tromper
Spécial fête des mères :
Milierats d'estelas hens lo cèu, (des milliers d'étoiles dans le ciel)
Milierats d'ausèths hens los arbes, (des milliers d'oiseaux sur les arbres)
Milierats de flors au casau, (des milliers de fleurs au jardin)
Milierats d'abelhas sus las flors, (des milliers d'abeilles sur les fleurs)
Milierats de coscolhas sus las plajas, (des milliers de coquillages sur les plages)
Milierats de peihs hens las mars, (des milliers de poissons dans les mers)
E sonque, sonque ua mair. (Et seulement, seulement une mère)

mère-poule

cloca (la clouco)

mériter

ameritar 

merle mèrlo  -  Dicton/díser : Quan lo mèrlo canta e que la trida respon ; Arregola’t pastor, qu’as un maishant jorn. (Quand le merle chante et que la grive répond ; repais-toi berger, tu as un mauvais jour devant toi.)

météorologie

meteorologia (météouroulougio)

méthode

metòde 

mettre

botar  (bouta) - que la se v'i bota (qué la sé pi bouto) = il se (vous) l'y met

meuble

muble (lou mublé)

meurtri

macat 

miche

chòina (choyno)  [gros pain de 2kgs]

midi - minuit

mieidia (miéydïo) - miejanueit (miéyonouéyt)

mie, moelle

medoth (médoutt)

miel mèu (mèw) -fém. ou masc. -  Dicton/díser : Se lo mèu ei doriu ; Que'u tiran per Sent-Bertomiu.(Si le miel est précoce ; on le prélève aux alentours de Saint-Barthélémy.)

mien (le) - mon

lo men ... (eth) men (mé) 

mieux

miélher (myé) / le meilleur=lo miélher (lou miéyé)

milan

hali - en comptant toute la Gascogne, ce rapace compte un nombre impressionnant de synonymes
Oh ! ... un estron de hali (un étron de milan) – se répond à quelqu’un qui veut en savoir plus qu’on ne peut, ou qu’on ne veut, lui en dire

milieu

miei (miéy) - Endevinalha: A noste qu'avem quate damisaletas , e un mossur at miei   ? 
                          
( chez nous, nous avons quatre petites demoiselles, et un monsieur au milieu )

millier

milèr  - mille=mila (mila dius = mille dieux, est un juron)
autre juron: mila milions de carretas de calhaus brisats (mille millions de charrettes de cailloux brisés)

mince, menu

prim.a (prïm.o)

minérale

minerala 

miroir

miralh - Endevinalha: N'i ètz pas jamei estat, n'i seratz pas jamei; e que v'i podetz véder 
                       ( vous n'y êtes jamais allé, vous n'irez jamais et vous pouvez vous y voir
  ? 

misère

misèria - Arreproèr: On i a misèria, que i a guèrra (oun i a misèro, qué i a guèro) = - Où il y a de la misère, il y a de la guerre [SC] 
D'une maison de pauvres, on disait antan : "qu'ei l'ostau de porta-te n'i se n'i vòs", soit  ( porte-t'en si tu veux en trouver) ...ou.... que son praubes com arrats de glèisa (ils sont pauvres comme des rats d'église)

mi-temps

pausa (pawso)  -  ua pausòta (üo pawsòto) = un petit arrêt

mobilisation

mobilizacion - lo còp de hialat

moineaux

parrats / aver parrats au cap => avoir une araignée au plafond

moine.s

monge.s (mounyés) /- Qui saberà jamei quan de mensonges(ménsounyés
                             - L'un per sus l'aute aterreretz, ô monges
                   Qui saura jamais combien de mensonges; L'un sur l'autre vous avez entassés, ô moines
(Simin Palay fait ici allusion à la croisade contre l'hérésie cathare)

mois

mes (méss) -  la durée d'un mois est dite ua mesada
Ger - Heurèr - Març - Abriu - Mai -Junh - Julhet - Agost - Seteme- Octobre - Noveme - Deceme
(yé, hewrè, març, abriw, may, jugn, juyett, agoustt, sétémé, ouctoubré, noubémé, décémé)
>>
quand quelqu'un vous répète mes, mes  (mais, mais ), répondez-lui :".. mes, mes ... dotze mes que hèn un an!"  (mais, mais ...douze mois font un an)

moitié

mieitat (la miéytat) , mitat - Dicton/díser : Se plau per Trinitat ; Lo blat que se’n torna de mieitat.
                                                                           (S’il pleut le jour de la Trinité ; la moitié du blé est perdue.)

mollet

molet , popa de la cama,  pompilh 
Endevinalha: Qu’a la rea davant e lo vente darrèr ? (il a le dos devant et le ventre derrière  ? 
Prémer lo molet (prémé lou moulétt) = c'était une croyance ancienne qui soutenait qu’une personne possédant un pouvoir pouvait rien qu'en tâtonnant le mollet d’un nouveau-né lui transmettre des pouvoirs prodigieux

moment

pausa (pawso), moment (moumén

monde

monde (moundé) -  réflexion d'une larunsoise en prenant le train pour la première fois, pour aller de Laruns à Buzy:  "N'at sabi pas que lo monde èra tant gran" (je ne savais pas que le monde était aussi grand)

monsieur

mossur (moussu) - c'est parfois ainsi qu'on surnommait l'ours... c'est dire s'il était respecté!
Los mossurets (beaux messieurs) est le sobriquet des habitants de Barinque et Los Mossurs per fòrça (messieurs par obligation), celui des habitants de Gardères (sic!)

montagne

montanha (mountagno)  - voir le groupe folk béarnais Montanhas e Rivèras
Montanhòus est un des sobriquets des habitants de laruns

monter

pujar (puya) - la montée=ua pujada ( üo puyado) - pujar en atge , ou simplement pujar , signifie vieillir

montre

la montra (mountro)
Endevinalha : Qu'a dus agulhas e jamei non cotz (elle a deux aiguilles et jamais ne coud)   ? 

montrer

(a) muishar (mucha) - Arreproèr: Ne cau pas amuishar a hilh de guita de nadar 
                           (il ne faut pas montrer (apprendre)  au fils de la cane comment  nager)
Comptine : Sus la branqueta d'arberon, canta beròi un auseron. Qui la t'a donc muishada petit ausèth, auqera aubada ? (sur la branchette d'un petit arbre, chante joliment un petit oiseau. Qui te l'a donc montrée petit oiseau, cette aubade ?)

moquer

trufar - Los Trufandècs est le sobriquet des garlinois
~ Le Trufandèc était un personnage de l'imaginaire béarnais. C’était un lutin, à la fois protecteur et malicieux comme l’indique son nom (trufar=se moquer..) Son passe-temps favori consistait à taquiner la maîtresse de maison, principalement quand elle se trouvait dans la cuisine . Plus méchamment il pouvait faire gâter aux ménagères une fournée de pains, en leur faisant croire que le four était prêt à recevoir la pâte. Imitant la voix du mitron il appelait les villageois à déposer leur pâte dans le four du village; un four pas assez chaud et ainsi il conduisait à faire gâter la pâte.
-En général les ménagères faisaient elles-mêmes le pain de la semaine chaque samedi. Elles le pétrissaient pendant la nuit, puis elles allaient le faire cuire le lendemain au four commun. Le vendredi soir,  en se couchant, elles avaient peur de s’endormir d’un profond sommeil et de ne pas pouvoir entendre le (vrai) mitron, lorsqu’il viendrait de la part du fournier, donner le signal pour pétrir. Il leur arrivait parfois à la suite d’un rêve,  croyant avoir reconnu le cri du réveil, de sauter à terre et de faire le travail bien plus tôt qu’il ne l’avait fallu : la pâte alors levait vite et se gâtait. Les femmes accusaient le Trufandèc d’être la cause de ces accidents en jouant le rôle de mitron. Pour s’assurer de n’être pas ses victimes, au moment de se mettre au lit, elles ajoutaient ces mots à la prière du soir :
A la voutz soule de Paa-Coque (A la seule voix du mitron)
Mon diu , hètz-me vos desvelhar (Mon dieu, faites-moi réveiller)
Que Trufandèc que’s viengue esbrigalhar lo nas sus la pòrta, si ei toque (Que Trufandès vienne s'écraser le nez sur ma porte, s'il y touche)
Elles se couchaient ensuite avec la confiance que Paa-Coque seul viendrait les réveiller. Réveillées par celui-ci, elles allaient au pétrin et ne commençaient leur ouvrage qu’après avoir tracé une croix avec la main sur la farine, en prononçant ces paroles :
Trufandèc, tan gran traidor (Trufandèc, si grand trompeur)
D’autes cops t’arridès de you (autrefois tu riais de moi)
En vienen ta'm presti lou pan (en venant me faire pétrir le pain)
No’m torneras mei gahar (tu ne m’attraperas plus)
Car Paa-Coque qu’ei conegut ; Aqueste noéyt qu’ei viengut (Paa-Coque que j'ai reconnu, cette nuit est venu)
Au nom de diu que vau prestir (au nom de dieu, je vais pétrir)
Abans d’ahornat, podéri dromir (avant d'enfourner, je pourrais dormir)

morceau

tròç  -  il y a beaucoup de diminutifs: troçet, troçòt, troçotet, trocetòt ...
utilisé parfois péjorativement : tròç d'arren=rien du tout, tu ne vaux rien

mordre

moshicar , nhacar  / morsure = un nhac (u gnac)

mort

mort (mour) - la mortalèra (mourtalèro) désignait une grande hécatombe lors de grandes épidémies .. 
Il y a énormément d'expressions en béarnais faisant allusion au terme de la vie, comme celle-ci : Que va caler plegar (il va falloir plier) – dit le mourant /  On dit que s'ei mort (qué séy mourt),  pour dire il est mort, ou il se meurt

morue

molua (moulüo) - utilisée beaucoup autrefois pendant la période du Carême

morveux

au sens propre (hum!!),  c'est moquirós ou mocanàs - c'est le sobriquet des habitants de Mongaston (quartier de Charre)

mot

mot (mout)

mouche

mosca (üo mousco)  - prendre la mouche : gahar la craba \la mosca \lo bruhet ; mosquejar.

moucheron

mosquilh, mosquit (mousquit) - voir le  groupe de théâtre béarnais : Los Mosquilhons d'Issor (dirigés par Jeanine)
Comptine : Mosquit qui creish, que's lança e que's moreish en dança. (le moucheron grandit, se lance, et meurt en danse)

mouchoir

mocadeir  (lou moucadè) - lo mocadeir deus paisans, c'étaient les doigts .. qui faisaient aussi office de peigne

moudre

moler (mou)

moulin
moulu

molin (mouli) -  meunier= molièr,a - molut (moulut)(mouludo)
Comptine : Un drin au desbromb, au clar de la lua, ras de l'aiga blua ; Lo molin que drom (Un peu oublié, au clair de lune, au ras de l'eau bleu ; Le moulin dort)

moutarde

mostarda  / passe-moi la moutarde=balha'm la mostarda (bayam la moustardo)

moutonner

motonejar (moutounéya)

moyen âge

atge miejancèr (adyé miéyancè)

mule

mula - tant a bon pè la mula, tant que dura (tant la mule va d'un bon pied, tant elle dure)
-on dit miòlo ou  matcho pour le mulet

mur

paret , muralha / petit ~ = murét / ~ de pierres sèches= roume (ce mot a parfois entraîné des confusions avec Rome, romain)

mûr-e (adj)

madur-a  /   las pomas son maduras, las cau amassar;  e las joenas hilhas, las cau maridar ! .. dit la chanson  (les pommes sont mûres, il faut les ramasser; et les jeunes filles, il faut les marier )

mûre (le fruit) amora (amourò) - Humour noir :
A mon diu! Lo qui arren non minja, de qué viu? (ah mon dieu! celui qui n'a rien à manger, de quoi vit-il?)
De moquira l'ivèrn, e d'amoras l'estiu (de morve l'hiver et de mûres l'été)... est-il méchamment répondu.
mûrier amorèr (amourè) - Dicton/díser : A Sent-Ròc ; L'amorèr suu bròc.(A Saint-Roch ; le mûrier sur la bruyère.)

muse

musa - Le saviez-vous ? le mot musée (musèu) provient des muses

musique

musica  / musicien=musicaire (musicayré)
Concernant quelqu'un qui ne s'y connaît pas dans la tâche qu'il entreprend, certains disaient : " que s'i coneish com lo gat tà la musica"... (il s'y connaît comme le chat à la musique)  ou "que m'i coneishi .... " s'il s'agit de soi-même.

mystère

mistèri / misteriós (mistériouss)

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

Initiation au béarnais
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