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DICTIONNAIRE FRANCO-BÉARNAIS   ©

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[bibliographie]
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Règle de base pour la prononciation: lorsque la dernière lettre d'un mot est une voyelle, l'accent tonique se porte (en principe) sur l'avant-dernière syllabe. Lorsque la dernière lettre d'un mot est une consonne, l'accent tonique se porte (en principe) sur la dernière syllabe. Vous constaterez au fil de votre consultation, que le e se dit é, le o et le ó se disent ou, le v se dit b. Le a final se prononce la plupart du temps comme un o léger, à peine formé. Par contre, le à se prononce nettement a. Le r est roulé, mais il ne se prononce pas en fin de mot, en général. Le n ne se prononce en fin de mot que dans certains cas. Le lh se prononce lieu, comme le ll espagnol. Le gn se prononce comme un double n, tandis que le son gneu correspondant à nh. Le s du pluriel se prononce toujours......
Pour les besoins de la cause, les articles ont été écrits sous la forme de:  la, lo, un, ua; mais sachez qu'il existe une autre forme tout autant usitée dans le piémont et les vallées montagnardes avec eth,  era, er, er'.
                                     
*Pour en savoir plus, je vous conseille de faire un tour  sur ma page spéciale.

LETTRE 

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

labourer

laurar (lawra)  - le labour est la laurada (lawrado) - laurar dab l'òs Bertran (le coccyx) , c'est être sous-terre
Dicton/díser : Se gèr ei laurader ; pas au mensh març e heurèr.
(Si janvier est labourable ; ce ne sera pas possible -de labourer- en mars, ni en février.)

lâcher

alargar

laid-e

lèd-lèda (lèdo) - ce terme désignait également sorcier et sorcière... outre cet emploi, il était fréquemment employé pour désigner un vialin temps.
Dicton/díser : En ivèrn, ne’t quites lo mantèth ; ni peu lèd, ni peu bèth.
(En hiver, ne quitte pas ton manteau ; ni par mauvais temps, ni par beau temps.)

laine

lan (la) / cardar la lan (cardaw la la)  =  carder la laine (donner une peignée à quelqu'un)
los Laèrs (marchands de laine) est le sobriquet des habitants de Sainte-Colome

laisser

deishar, leishar (décha, lécha)

lait

lèit (la lèyt) / laitier=lèitassèr.a (léytassè-èro)
Endevinalha : Que viri shens cambiar de plaça (je tourne sans changer de place )    ? 

lambineur

lampoinèr - c'est le sobriquet des habitants de Simacourbe
pishutejar (pichoutéya) |région nayaise| , c'est lambiner, traîner, avoir du mal à accomplir un travail effectif, passer d'une occupation à une autre en les survolant ... au sens propre (si on peut dire), c'est pisser par petits jets épars
qué pichoutèyi (je ~) - qué pichoutèyo(il-elle ~)

lampe à huile carelh  - Dicton/díser : Au mes de seteme ; Pren-te lo carelh e ve’u péner.
                 (Au mois de septembre ; prends ta lampe à huile, et va la suspendre.)

lande

lana - voir le groupe folk béarnais Los de la Lana

landais-e

landés-a, lanusquet.a (lanusquét-o)

lange

paneth, borrasseta (bourasséto)

langue

lenga (léngo) - luenga (lwéngo) - 
Endevinalha 1 : Tostemps dehens, mes tostemps mulhada; gara quan se bota a la frinèsta 
                                (toujours dedans, mais toujours mouillée: gare quand elle se met à la fenêtre)
    ? 
Endevinalha 2 : Damisèla barrada hens un convent ; non ved ni ploja, ni vent ; E qu'ei mulhada tostemps
(Demoiselle enfermée dans un couvent, — Ne voit ni pluie, ni vent, — Et elle est toujours mouillée)   ? 

lapin.e

conilh.a (counill.o)

las-se

las-sa, es-hlaquit, arredut-a

large

larja - 

lavabo

lavadeir (labadéy) , lavedeir  / lavoir=lavader (labadè)

lave-vaisselle

lava-vaishèra (labo-bachèro)

laver

lavar (laba)

lécher

lecar - humour noir : no'm poish pas mei lecar (je ne peux plus me lécher) peut être dit par une personne âgée faisant allusion aux bestiaux qui se lèchent pour se soigner 

léger-e

leugèr-e (léwyè-èro)

légume

legume (légumé)

lendemain endedia (éndédïo), endoman (éndouma) - Dicton/díser : Quan la vaca leca ; L’endoman arren non seca.    (Quand la vache lèche ; le lendemain rien ne sèche.)

lessive

bugada / dar ua bugadada (da uo bugadado) = passer un savon
Los bugadèrs est l'un des sobriquets des habitants de Bizanos

leste lèsta - Comptinette : La grua bèthlèu, pro lèsta ; A passà'u cèu s'aprèsta ( bientôt la grue suffisamment leste, à s'élancer dans le ciel, s'apprête)

lettre

letra (létro) - Endevinalha : Blanca com la néu, nègre com la cheminèia
                                                     Qui parla shens lenga, qu'arrid e plora shens boca ni uelhs
 ? 
(Blanche comme la neige, noire comme la cheminée, qui parle sans langue et qui rit et pleure sans bouche ni yeux ).

lever

lhevar (lyéba) / se lever = lheva's ( lyébas)

lézard

singraula(sïngrawlo) , arnapi (groupe de rock béarnais) - shishangla (chichanglo)=désigne aussi quelqu'un de maladroit ou très maigre
lézard vert = lusèrp

liberté

libertat

libre

libre (libré) - l'omi qu'ei vadut libre, e pertot qu'ei hens los hèrs (l'homme est né libre, et partout il est dans les fers)

lien

ligam 

lier

ligar / se lier = liga's

lieu

c - on précise endret ou tasca pour le lieu où l'on est né

lieue

ua lèga (uo lègo) - Arreproèr qui peut s'appliquer dans beaucoup de circonstances : Pertot que i a ua lèga de maishant camin (partout, il y a une lieue de mauvais chemin

lièvre

lèbe (la lèbé) - est dit aussi pé-descauç.a, soit pieds-nus

limace

limac - Limaquèr (ramasseur de limaces) est le sobriquet des habitant de Sévignacq-Meyracq
Qu'appelle-t-on le tabard deus limacs (le tambour des limaces)    ?  

liquide

lequide 

lire

léger (léyé)

lit

lièit (lièyt) / hica's ua teula au lièit = se mettre une tuile dans le lit (prendre femme) 
Endevinalha : Plen la nueit, vueit lo dia (plein la nuit, vide le jour)   ?  
                       et .. son contraire possible :
plen lo dia, vueit la nueit  ?  

litière

palhat (payat/ que hè palhat =[il engrange]

livre

libe (lou libé) - Dicton/díser Qui parla com un diu, que parla com un libe ; Mes la lenga deu cèu, qu’ensenha lo qué-víver. (Qui parle comme un dieu, parle comme un livre ; mais la langue du ciel, enseigne la vie. -soit, la façon de vivre de tous les jours-.)
Endevinalha : Enter duas pòrtas e frinèstas de papèr pro clar, un sapient qu'at explica tot shens parlar
                               (Entre deux portes et deux fenêtres de fin papier, un savant explique tout sans parler  )
  ? 

local

locau (u loucaw) 

loi

lei (la léy)

loin
lointain

luenh (louégn)  de loin en loin =de quan en quan (de quouan én quouan ),  de clar en clar (de cla én cla)
luenhèc-a

long-gue

long, longa (loun, loungo)  / longueur = longon (loungou )

longtemps

pausa (bèra), longtemps (lounms)
      -Portatz-ve plan! (portez-vous bien !) 
      -Longadamen !
(et vous de même longtemps

lorsque

quan (kwan)

loriot

auriòus - était un des sobriquets des  habitants de Rébénacq - (faire le loriot signifiant faire le niais ..)

louche

gaha - D'une maison très pauvre, on dit : " Ne i a ni gaha, ni gahòt " => il n'y a pas de louche, ni grande , ni petite.

louer

logar (louga)

loup

la lo- ne pas confondre avec la bop: le renard /  lo lop que horva (hurle)
los Lobatèrs (chasseurs de loups) est le sobriquet des habitants de Lombia, de Saubole,  et de Sauvagnon; los Lopets (louveteaux), un de ceux de Moumour
Lop de Sen-Jan => c'est le brouillard d’été nuisible aux récoltes

loyer

loguèr (louguè)

lui

eth / autres cas selon la fonction

luire lusir -  Dicton/díser : Quan lo sorelh non luseish a mieidia ; Qu’avem la bruma tot lo dia. (Quand le soleil ne luit pas encore à la mi-journée ; la brume reste toute la journée.)

lumbago

cranc (sciatique) - que m’an encrancat = on m’a ensorcelé (en incrustant)

lumière

lutz (la lus) - Pour nos paysans béarnais, la lutz hens la bòrda (la lumière dans la grange) fut le nec plus ultra en matière de progrès.

lundi

diluns (dilus) - Arreproèr : Vè-te'n setmana, torna diluns (va t'en semaine, reviens lundi)

lune

lua (la lüo) / lunatique, versatile=luèc...[qu'a la lüo] - luejar=avoir des attitudes versatiles
luada (lüado)= lunaison, rayonnement de la lune, travail au clair de lune, lubie (luè.re)
Dicton/díser : Lo qui tròp lueja ; que pegueja. (Celui qui étudie trop la lune ; bêtifie.)
Endevinalha : Cambia de figura ; que's passeja per la frescura; shens còs, cama, pè ni montura
                 (elle change de figure, se promène à la fraîche et n'a ni corps, ni pied, ni monture
)
  
 ? 

lune (expressions)

La lua que ved e nou dit arren (la lune voit et ne dit rien) -   luèras = lunaison,  mais aussi faible lueur –   luat=qui a reçu un coup de lune - lunar=épier –  qu’an la lua (ils ont la lune) ou que s’a gahat la lua (il a attrapé la lune) – vadut quan pujava la lua = qui a bien grandi ; comme une asperge – véder las luas=voir des lunes, avoir des visions – voler gahar las luas =vouloir décrocher la lune, irréaliste - luejar=vivre dans la lune, versatile – har un horat a la lua= voler de l’argent , ou s'échapper en douce-
véder la lua en plen dia (voir la lune en plein jour)  , c'est voir un derrière
Une légende béarnaise dit que les taches qu’on voit dans la lune correspondent à la silhouette d’un paysan surpris en train de boucher un trou dans sa haie avec une charge d’épines,un dimanche. Pour punition, il fut condamné à porter des épines pour l’éternité (heurèr)
On disait qu’il faut planter, semer, couper le bois en nouvelle lune  et que les fruitiers devaient se planter durant la quinzaine de la lunaison . « lune perdue, fève grenue »  Il était recommandé de semer en lune tendre (5° ou 15° jour de la lunaison) les légumes racines,  et en lune dure (après la pleine lune) les légumes feuillus ou à fruits.
Les éleveurs prétendaient que juments et vaches mettaient de préférence bas au renouveau de la lune, et que la brebis agnelait souvent lors de la pleine lune.
Quant aux humains, il fallait qu'ils taillent barbes, ongles et cheveux en nouvelle lune ou le lundi,  jour de lune, pour que l'effet porte davantage..

lutin

luti -  Après le came-crude et sa femme la camote, après le truffandèc, après osencame et sarricachau, après le mandragot et les péluts etc…, voici le poulacre. Qu’éi aquo ?
~Le poulacre était un lutin de petite taille, vêtu de gris comme un moine. Il tenait aussi un peu du fantôme. Son rôle était de garder les trésors des fées et des défunts. (Les péluts avaient eux comme mission de garder les jardins magiques des montagnes). Mais ce poulacre outrepassait ses fonctions et venait se mêler de la vie des familles dans leur maison même. Cet esprit là était très proche des habitants, voire intime,  et il recherchait des rapport étroits avec eux. Il se disait qu’on le sentait physiquement et parfois il se manifestait bruyamment, comme un esprit frappeur et menait grand tapage dans les greniers ou ailleurs. Il allait jusqu’à rentrer dans les lits et il a été dit, qu’il allait jusqu’à se faire entendre par des bruits incongrus. Il collait physiquement aux hôtes des maisons qu’il hantait et les gens communiquaient avec lui. Ils lui parlaient donc comme à quelqu’un de la famille. Lorsqu’il devenait trop envahissant, on faisait appel au curé pour exorciser les lieux. On a vu à propos des autres esprits qu’ils avaient une utilité, notamment lorsque les gens étaient pris en faute pour une raison ou pour une autre. Le poulacre semble avoir une double fonction : en tant que gardien des secrets des défunts, il signifie aux habitants qu’ils ne doivent pas oublier leurs ancêtres et suivre leur voie et surtout de ne pas les trahir. D’autre part, il personnifie le sentiment de culpabilité dans tous les domaines et lorsque les gens se sentaient en faute, ils sentaient aussi de très près le souffle du poulacre, les rappelant à l'ordre.

lutte

estòrças, luta

lycée

licèu (lou licèw)

A

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