{ Sommaire béarnais }
{
Accueil général }

DICTIONNAIRE FRANCO-BÉARNAIS   ©

~*~
[bibliographie]
~*~

Règle de base pour la prononciation: lorsque la dernière lettre d'un mot est une voyelle, l'accent tonique se porte (en principe) sur l'avant-dernière syllabe. Lorsque la dernière lettre d'un mot est une consonne, l'accent tonique se porte (en principe) sur la dernière syllabe. Vous constaterez au fil de votre consultation, que le e se dit é, le o et le ó se disent ou, le v se dit b. Le a final se prononce la plupart du temps comme un o léger, à peine formé. Par contre, le à se prononce nettement a. Le r est roulé, mais il ne se prononce pas en fin de mot, en général. Le n ne se prononce en fin de mot que dans certains cas. Le lh se prononce lieu, comme le ll espagnol. Le gn se prononce comme un double n, tandis que le son gneu correspondant à nh. Le s du pluriel se prononce toujours......
Pour les besoins de la cause, les articles ont été écrits sous la forme de:  la, lo, un, ua; mais sachez qu'il existe une autre forme tout autant usitée dans le piémont et les vallées montagnardes avec eth,  era, er, er'... etc.
                                     
*Pour en savoir plus, je vous conseille de faire un tour  sur ma page dédiée.

LETTRE

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

fabrique

la fabrica ou obre ou obra (oeuvre) - Autrefois, on désignait sous ce mot en Béarn, l'ensemble des acteurs participant à l'entretien des églises et à l'administration des biens ecclésiastiques, et qui constituait une véritable PME locale. Toute paroisse était dotée d'un Conseil de Fabrique, qui gère tous les biens et revenus de la paroisse. Constructions, réparations et entretien des église lui incombe. Ses revenus sont nombreux: Revenus des biens immeubles, produit des rentes, location des bancs et chaises, produit des quêtes, des troncs, des inhumation, dons et legs. La Fabrique comptait une dizaine de personnes: employés et notables. Avant la Troisième République, le maître d'école faisait bien souvent office de chantre, voire de sonneur de cloches..

facile

aisit (aysit) , aisida (aysido)

façon

faiçon (la fayssou) , biais - de façon, de manière que ... à = de modas
-  qu'a lèdas faiçons ( qu'a lèdoss fayssous) = il a de vilaines manières

faculté

facultat 

fagot

heishòt  / ací que cad lo heishòt (c'est ici que tombe le fagot) = voilà le hic!

faible

flac-a - que soi tot flaquet (qué souy toutt flaquétt) .. qu'èi lo flaquet (je me sens tout faible)

faim

hami  - la hamièra, c'est la famine /   voir le groupe folk béarnais Hami de cantar (faim de chanter)
Dicton/díser : De vath la ploja, la hami ; Devath la neu, lo pan. (Sous la pluie, la faim ; sous la neige, le pain.)
Comptine: - Qu’arribi e qu’èm dus !  (j'arrive et on est deux)
                   - E que i a dab tu ? (et qu'y a-t-il avec toi?)
                   - la hami (... o la set) (la faim ... ou la soif)

fainéant

feniant-a  / feniantejar  - aqueste que n'ei bon sonque tà feniantejar (celui-ci n'est bon qu'à faire le fainéant)

faire

har (ha) - har au présent [que hèi, que hès, que hè, que hasem, que hasetz, que hèn) ]  O/
- har-se'n (hà-ssén) = s'en faire /
« E la vam totun póder har ? (On va quand même pouvoir la faire ?)
Humour : Que hès?  (que fais-tu?)
                 Que hèi çò que ne pódes pas har a la mia plaça! (je fais ce que tu ne peux pas faire à ma place)

faîtage

bisca, bisquère
La cerimana est la poutre faîtière, aussi dit-on de quelqu'un qui perd la tête : "qu'a lo cusson (ver de bois) a la cerimana"

falloir

caler / que va caler = il va falloir
Présent : que cau - Imparfait : que calè - Futur : que calerà  -  Conditionnel: que caleré  -  Passé composé : qu'a calut

famille

familha - aisit de familha signifie ne plus avoir d'enfant à charge -  voir le groupe folk béarnais  Familha Artus

faner
(faire le foin)
hejar (héya) - Dicton/díser : Estiu arribat ; Qu’as a hejar e copar blat.(Été arrivé, tu dois faner et couper le blé.)

farandole

farandòla 

farine

haria (la harïo) - on dit "que'n sòrt bona haria" (il en sort de la bonne farine), quand la chose entreprise produit un bon résultat

fatigue

fatiga, flaquèr, lassada 

fatigué-e

aflaquit -ida, lassat -ada / qu'èi lo flaquet  / que soi tot flaquit

faucille hauç (hawç) - Dicton/díser : Ne cau pas tròp hargar la hauç ; Se volem que pique la toja. (Il ne faut pas trop user la faucille, si on veut qu’elle coupe la thuie –ensemble des plantes utilisées pour la litière-.)

faute

fauta (fawto)

faux

dalha (dayo) / la negra dalhadora  [la mort] /dalhèrs [faucheurs] / dalhada = espace fauché /
lo temps de la dalhada, c'est la saison des foins / au pic de la dalha veut dire au point du jour

fédération

federaciou 

fée

hada (hado) - Leur rejeton était dit "lo hadòt.a" : selon la légende, elles essayaient, en cachette, de les échanger contre des bébés humains, et les femmes utilisaient toutes sortes de techniques pour éviter cette intervention.
- Hadas est le sobriquet des habitantes de Garlède-Mondebat

feinte

finte (uo fïnté)

femme

hemna (énno)  O,  hembla - les maisons de tolérance étaient désignées au Moyen-Âge, sous le nom d'oustau de las hemnas deu sègle . (maisons des femmes du siècle) - molhèr (mouillè)=femme dans un couple
Arreproèr
:   que's cau prener la hemna e las amóras quan son maduras 
                 (il faut se prendre la femme et les mûres quand elles sont mûres)..
. très relatif !

fendre

héner -  fendu.e=henut.uda   /  le chef d'une fanfare dit un jour lors d'une répétition à l'un des musiciens:
 "n'ei pas atau, qu'ei en ut!" ; l'autre répondit : "n'ei pas henut, qu'ei tot nau!" , parlant de son instrument
 (ce n'est pas comme ça, c'est en ut! et l'autre de répondre, il n'est pas fendu, il est tout neuf...)

fenêtre

frinèsta, hièstra / frinestor (frinéstou) =petite fenêtre

fenouil

fenolh (fénouil) - « Si passar peu hourat a nueit, nat sorcièr vòu ; Hè plan sentir fenoulh, e d’entrar qu’aurà paur » - 
(Si quelque sorcier veut passer par le trou cette nuit; Fais-lui bien sentir du fenouil et il aura peur d’entrer.)
Se disait-il à l'occasion de la nuit de la Saint-Jean

fer hèr (hè) - Dicton/díser  : Au mes de gèr ; La tèrra qu’ei de hèr.  (Au mois de janvier ; la terre est de fer.)

fer à cheval

hèr de chivau (hè dé chibaw)

fer à repasser

hèr de lissar 

fermer

barrar  /c'est fermé = qu'ei barrat / un garagiste plein d'humour avait mis une banderole à l'entrée de son garage sur laquelle était marqué: "le garage Barrat est ouvert" / inversement, on pourrait écrire "le garage Hubert est fermé" (ubèrt voulant dire ouvert en béarnais)

fermer à clé

clavar (claba)

ferré

herrat - c'est aussi le seau  à puiser l'eau-
Endevinalha : Que part en dançant, e que torna en plorant (il part en dansant et il revient en pleurant)    ? 
    Variante : Devari en cridant e pugi en plorant (je descends en criant et je remonte en pleurant  ? 

fesses

pèrnas - ce mot est aussi employé en toponymie pour désigner des flancs de colline arrondis, comme dans le beau secteur encore protégé de Bugangue, entre Agnos, Ance, Asasp et Issor

fêtard (festoyeur)

hestaire (héstayré) ; festaire (féstayré)

fête

hèsta (la hèsto) -   Que n'i a hèra (il y en a beaucoup)
 
Epiphanie=Epifania - Rameaux=Arrams - Pâques=Pascas - Ascension=Ascencion (assénciou) - Pentecôte=Pentacosta (pénntacousto) - Saint-Jean=Sent-Jan  - Toussaint=Marteror (martérou) - Noël=Nadau (nadaw) -

feu

huec (lou wéc) - a huec = à fond de train  -  il n'y a pas loin du huec au hum (du feu à la fumée)
Arreproèr :    Qui jòga dab lo huec, que's crama los dits (qui joue avec le feu, se brûle les doigts)
Endevinalha 1 : Mei ei caut, mei qu'a las codetas longas (plus il est chaud, plus ses petites queues sont longues)   ?  Endevinalha 2 : Lo sér que l'apelham e lo matin que'u desapelham (le soir on l'habille et le matin on le déshabille ... On le couvre le soir quand on va se coucher, et on le découvre le lendemain, pour le rallumer, en réveillant les braises. )  ? 
Endevinalha 3 : Que sèi ua causa biscausa : que danci e que canti tot en hant haría blanca. Qui soi ?
(Je connais une chose bizarre : je danse et je chante tout en faisant de la farine blanche. Qui suis-je ?)
  ? 

feuille

huelha (yo) .. à ne pas confondre avec oelha, la brebis. Le h initial fortement aspiré fait la différence
Dicton/díser : Quan la huelha deu higuèr ei com la pata de l’auquiron ; Que cau har lo vrespèr e lo vresperon.
                               (Quand la feuille du figuier est comme la patte de l’oison, il faut faire le goûter et le petit goûter.)
Endevinalha: L'èi vista viva, l'èi vista morta, l'èi vista córrer après la soa mort 
                     (je l'ai vue vivante, je l'ai vue morte, je l'ai vue courir après sa mort)
   ? 

fève hava (habo) -  Dicton/díser Au mes de junh, la hava suu punh ; Au mes de julhet, la hava au saquet.
                                             (Au mois de juin, la fève sur le poing ; au mois de juillet, la fève dans le petit sac.)

février

heurèr (héwrè) - Arreproèr : Si heurèr non heurèja ; Tots los dias de l’an, qu’abejan 
                                      (si février ne fait pas le temps qu'il doit faire, tous les mois suivants s’en ressentent)
Expression : Pagar lo trente de heurèr (paga lou trénté dé héwrè)
   
...payer le trente février = ne pas payer du tout.[équivalent des calendes grecques]

février (légende)

En général, il est dit que les taches qu’on voit dans la lune correspondent à un visage ou une silhouette . Une histoire court dans la vallée d’Aspe au sujet d’un paysan nommé heuré (février) . Il était d’une force herculéenne et qui plus est méchant et guère  généreux. Un jour d’hiver glacial, notre bonhomme va chercher du bois dans la forêt. Sur le chemin du retour, alors qu’il ramenait un gros chargement de bois sur ses épaules, il rencontre un vieillard tout rabougri, en loques et transi de froid. Le vieillard lui demande poliment de lui laisser un peu de bois pour se réchauffer. Heuré se met à ricaner et à se moquer du pauvre ratatiné : « Tu n’as qu’à aller te le chercher ton bois, vivant ! » . Le vieillard le supplia mais rien n’y fit. Il en vint donc aux menaces : « Si je voulais, je pourrais te faire beaucoup de mal et me venger de ton manque de pitié à l’égard de ceux qui souffrent. Tu ne devrais pas te fier aux apparences.
- Je me demande ce que tu pourrais bien me faire, gringalet… ». A cet instant, le vieillard tout courbé se redressa et prit l’apparence d’un homme aussi grand et costaud que le bûcheron. Il reprocha à nouveau à Heuré son manque de cœur et transforma d’un geste à peine perceptible, le fagot de bois en fagot d’épines. Il ajouta : «  je t’envoie sur la lune où il n’y a ni feu ni bois, et où toi aussi tu souffriras du froid jusqu’à la fin des temps »
Et pour ta pénitence, tu porteras éternellement sur ton dos, ton fardeau d’épines. C’est ainsi qu’on peut voir dans la lune, la silhouette courbée d’ heuré.

fiel

hèu (lou hèw)  - qui ne connait Los cavalèrs deu hèu (les chevaliers du fiel) ?

fier-e

fièr-a / fierrejar = faire le fier  /  fier à bras = u matahèr

fièvre

frèbe / fiévreux-se =frebassut.uda (frébassut-udo)

figue higa (higo) - la higa était un signe de la main, qui se faisait derrière son dos, dans un but de protection contre un envoûtement - 
Dicton/díser : Dab lo temps ; las havas que tecan, las higas que maduran.(Avec le temps ; les fèves font leur gousse, les figues mûrissent.)

figuier

higuèr  / le figuier était souvent planté près de la maison en tant qu'agent protecteur
segotir lo  higuèr = donner une raclée /pelar higas, c'est attendre, faire le pied de grue ...

fil

hiu (lou hiw) - no'm hès perder lo hiu = ne me fais pas perdre le fil

fils

hilh (lou hil)  /   la fille = la hilha (la hillo) O, - voir le groupe folk béarnais hilhòtas d'Aspa (fillettes d'Aspe)

flamber

eslamar, usclar

flamme

halha (àyo)- ce mot désigne aussi la crête du coq / "tira't de la halha", dit-on à quelqu'un qui reste devant le feu

flatter

flatar, flatonar / flatonhèc = flatteur

fléau

lhaget / .. Devath lo pè mordent de Simon de Montfort; Jamei nat lhaget non s'ecadó de mei
(dessous le pied mordant de S de M; Jamais on ne vit s'abattre plus grand fléau) dit Simin Palay, à propos de  la croisade sans pitié menée par les troupes royales de S de M contre l'hérésie cathare, confondue avec la mise au pas des occitans.

fleur

flor (la flou) / es-hlorir / fleurette=flouréto
Rimaillère :       Haut! Migueta! La floreta qu'a començat de puntejar, 
                                 Per la prada pingorlada. 
                                 Ça-i, anem drin volassejar
(Debout, mon amie! La petite fleur a commencé à pointer, sur le pré parsemé de fleurs.Viens, allons un peu folâtrer - S.Palay-)

fleurir florejar (flouréya) -  Dicton/díser : Quan lo cabelh punteja, lo can hòu que tròta ; Quan lo cabelh floreish, lo can hòu que moreish.
                                                                         (Quand l’épi pointe, le chien fou trotte ; quand l’épi fleurit, le chien fou meurt.)

flocon

plumaish, plumalh.on , pelusa (plumach, plumay.ou, péluso) / moscas blancas - moscas d'ivèrn (mouches blanches - mouches d'hiver) -Endevinalha : Blanc parpalholet qui pertot me pausi ;  sus la man non gausi.
                             (Petit papillon blanc, je me pose partout ; sur la main, je n'ose) 
 ? 

foi

fé -  "per ma fé" est une expression désignant certaines communautés la privilégiant particulièrement

foie

hidge (hidyé)

foin

hé, hen (é) -  foin jauni = pet de bop (pet de renard)  - Jeu de mots: à quelqu'un qui répète et, et, et ...
(télescopage et/hé) , on lui répond palha (paille) (jeu de mots entre et/hé /

Arreproèr
: Que cau dar a cada bèstia de son hen (il faut donner  à chaque bête le foin qui lui convient le mieux)
Dicton/díser : Mai bladeja ; Junh heneja. (Mai fait le blé ; juin fait le foin.)

foire

hera (héro), hèira (hèyro)

folie

holia (la houlïo) 

fois

p - un còp èra : il était une fois

foncer arronçà's ; aborrí's ; honir (houni)
foncer tête baissée : honhar capbaishat ; hular.
L'expression  " Que hula ! " s'adresse au taureau, mais aussi au sens figuré à quelqu'un de complètement abruti qui fonce tête baissée, avant de réfléchir.

fond

hons - au fond = au hons(aw houns)

fondre

honer (houné)  /fonds=fons

fontaine, source

hont (la houn) , honda (hounda) - une fontaine de Pau est nommée Hont de Pisha-Prim (pisse-menu) en raison de son faible débit
Rimaillère : Anem tà la hont, Janeton, ma mia ; Anem tà la hont t'anar har un torn.
                           (Allons à la fontaine Jeanneton ma mie ; Allons à la fontaine pour aller faire un tour.)

forêt

seuva (séwbo)  - qui a donné son nom au bourg de Lasseube et à la région du Soubestre

forge

harga ,  hargar ,  haur  / forgeron = haure (hawré)
De nombreux patronymes et toponymes sont issus de cette racine

fort-e

hòrt-a  - aquera qu'ei drin hòrta (celle-là, elle est un peu forte)

fossé

varat - Dicton/díser : Heurèr ; que dèisha a març lo varat arrasèr. (Février doit laisser à mars le fossé plein d’eau à ras bord.)

fou

hòu (u hòw)  O - folle= hòla (üo hòlo) , pèc ; pèga  - 
"Que n'èi lo mau de Senta Quitèire" (j'en ai le mal de sainte Quitterie) = ça me rend fou
Arreproèr : Tot hòu que holeja (tout fou, folâtre) - chacun fait ce qu'il sait faire,  ce qu'il peut faire,  ce qu'il a à faire, ou ce pourquoi il est fait ... - au choix-

fougère

heuç (héwss) -  fougeraie = heugar, heuguèra (héwguèro)
Comptinette : La nueit qu'a baishat a plaser, leugèra ; Dessús la heuguèra e capvath lo prat (la nuit est doucement descendue, légère, par dessus la fougeraie et à travers le pré)

foulard

charpa, carrat 

foule

horrèra , horra (hourrèro, hourro)
Hora sentimentau, que cau véder quin e'ns parlan, quin e'ns parlan !!! .. (Alain Souchon)

four

horn (hour) -  la hornèra (hournèro) = endroit où se trouve le four
on répond à un indiscret :  "non digas cueitas au horn" , soit ne le dis pas cuites au four (sic !!!)
Arreproèr :  Non minjan pas la còca, tots los qui hèn au horn (Ne mangent point le gâteau, tous ceux qui l'ont fait et enfourné. — Ce proverbe s'applique aux personnes qui ont pris de la peine pour rien, qui ne sont pas récompensés de leur travail, mais aussi aux pauvres qui ne mangeaient pas forcément le produit de leur travail, pour pouvoir en retirer quelques modestes piécettes.
Dicton/díser : Lo blat en flor ; Dens quaranta dias, lo pan qu’ei au horn.(Le blé en fleur ; quarante jours après, le pain est au four)

fourche

horca (hourco), horcat / horqueta (hourquéto) = petite fourche
Endevinalha : Ua mademisòta dab dus peus (une demoiselle avec deux cheveux)      ? 

fourchette

horqueta (hourquéto) - on peut utiliser un diminutif supplémentaire pour dire horquetòta, horqueteta ou horquetina
Endevinalha : Qu'ei la forqueta deu son arrèr-pair-gran  
                                 (qu'est donc la fourchette de son arrière-grand-père)
   
 ? 

fournir

hornir / hornissaire 

foyer

larèr - ce nom vient de celui des dieux romains des foyers: les lares - il s'est décliné parfois en Béarn sous celui de laà
a casa  - voir le voir le  groupe folk béarnais  Lo Larèr d'Escos

fumée hum (umm) -  Dicton/díserQuan eth hum se vira ath capvath, aulhèr ; hica’t devath era capa.Quan eth hum se vira ath capsús, aulhèr ; hica’t era capa dessús. (Quand la fumée tourne vers le nord, berger ; mets-toi sous la cape. Quand la fumée tourne vers le sud, berger ; mets-toi la cape dessus.)
furoncle esloronc (éslourounc). Pour soigner les furoncles, les guérisseurs béarnais faisaient fondre du sel d’une manière toute particulière et s’en servaient pour laver le furoncle, en formant des croix par-dessus, et en prononçant ces mots saacramentels : Hastiau brullou tan esmalit ; Machan endret t’has-tu causit
Pourtan ,meylèu de-t desplassa ; Hè lou serbici de crebar
(Affreux bouton, si sale et envenimé ; Mauvais endroit tu t’es choisi
Pourtant, plutôt sue de te déplacer ; Rends-moi le service de crever)
 La guérison bien engagée, on boit du vin à la santé ..et aux frais du furonculeux.

fracture

copadura, alèp [membre]

frais, fraîche

frès, fresca / fraîcheur=fréscor (fréscou)

fraise

ahraga / ahraguèr=fraisier /  cuelher l'ahraga signifie prendre ce qu'il y a de meilleur
Arreproèr :  De l'ahraga a la mespla, que trobaràs qui't neureisque; D'aquiu enlà, que te'n cau cercar (de la fraise à la nèfle; tu trouveras de quoi te nourrir; A partir de là, il faut t'en chercher) ... soit à partir de l'hiver il faut chercher seul sa nourriture, et ne plus compter sur les seules ressources de la nature.
Formulette : Quina doçor ! L'ahraga que drom, de só briaga (quelle douceur ! la fraise dort, ivre de soleil)

français-e

francés-éso - franc(h)imans était le surnom des béarnais qui tentaient de se montrer supérieur, en parlant français, mais qui le parlaient mal - c'est souvent sous cette appellation que les gens de la montagne désignaient ceux du Piémont

frère

hrair (lou ray) - pelèja de hrairs, pelèja de lèds => dispute de frères, dispute de vilains

fringant

esberit

fringué

troçat  

froid

hred-a (rrét) / frigorifié = ahredoulit
Comptine : Que'm peli, que't pelas, que's pela . Lo monde que's pela de hred
                  (Je me pèle, tu te pèles, il se pèle .. Le monde se pèle de froid )
Dicton/díser : Per Sent-Fermin, lo hred peu camin ; Per Senta-Catarina, qu’ei dens la cosina.
                    (Pour Saint-Firmin, le froid par le chemin ; pour Sainte-Catherine, il est dans la cuisine.)

fromage

hromatge (roumadyé) ... Endevinalha : Mei e n'i a e mensh que pesa (plus il y en a et moins il pèse )      ? 

front

front (frounn) - Comptine: Front, beròi front, nas de clincant, boca d'argent, menton florit ... et qui-ri-qui-qui, chantonne-t-on en chatouillant le cou d'un jeune enfant (front, joli front, nez de clinquant, bouche d'argent, menton fleuri et ...)

frotter hregar (réga) - Comptine : Gatina, charmantina ; Doça de pata e de miulet ; Contra lo men molet ; Ça'i te hregar l'esquina.
(Chatounette, charmantine ; Douce de patte et de miaulement ; Contre mon mollet ; Viens te frotter l'échine)

fruit

frut  - un frut deu darrèr de la bòrda (un fruit de derrière la grange) , c'est un enfant naturel

fuir

huéger  - huei=fuis!  -  huei d'aci=sors d'ici!

fumée

hum (hüm) / a hum de calhau  ( hüm de cayaw ) = vite au point d'en enfumer les cailloux
Lorsque la fumée lui venait aux yeux, une vieille disait : lo hum que s’en va tostemps taus berois .... e qu’estofa los lèds  (la fumée s'en va toujours vers les jolis et étouffe les laids) .. en fait, elle n’épargne personne.
Expression : Dehòra non i a pas hum (dehors, il n'y a pas de fumée )
- deux sens >> soit  "si je gêne, je m'en vais" ,  soit  "si tu ne te trouves pas bien ici, va voir dehors: c'est mieux"

fumier 

hems  (héms / humar, fumar, hemar [fumer la la terre] / hemèr = tas de fumier
...... du (foin), on passe au hems (fumier), lequel dégage la hum (fumée)
Dicton/díser : Ploja de heurèr ; shuc de hemèr. (Pluie de février ; jus de fumier.)
Comptine :  Amen, au cuu deu hems ! (sc)

futur

aviéner (abiéné)

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

Initiation au béarnais
  [ débutants ] [les bases] [la grammaire] [la conjugaison]
[dictons à écouter] [phrases types] [le béarnais au quotidien]


compteur de visite