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LA DIASPORA BÉARNAISE

 >> Pour connaître l'origine des noms de famille béarnais 
 >> Para conocer la origen de los apellidos bearneses

 

Mon dernier livre DIA PER DIA : l'histoire du Béarn, au jour le jour (détails ici)
intéresse nos cousins béarnais
expatriés Outre-Atlantique ... tels mes amis :

 


Carlos, l'Argentin

 


Patricia, la Californienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
J'ouvre un chapitre sur la diaspora béarnaise, consécutive aux diverses vagues d'émigration qu'a connu notre pays: Lo Noste Béarn (lire lou nousté Béarn) . C'est ainsi qu'à présent, au hasard des lectures de nouvelles sportives, on peut trouver une demoiselle "de couleur" nommée Laborde, judoka à Cuba, un Capdeville tennisman chilien etc ...

Il y eut trois vagues principales :


-
La première dirigée vers l'Espagne,  l'Aragon préférentiellement, évolua au fur et à mesure de la Reconquista -terres espagnoles reprises aux arabes-  ,  ( à laquelle l'armée du vicomte de Béarn prit une grande  part),   car les terres reconquises -de population restreinte-  avaient un grand besoin de main d'oeuvre. Le flot de personnel, du Béarn vers  l'Espagne,  a été dès lors, ininterrompu, avec une pointe aux XIV° et XV° siècles.  A cette époque, les béarnais avaient pris l'habitude d'aller loin en Espagne pour gagner leur pitance; c'est ainsi que dans certains villages, le tiers des hommes partaient Outre-Pyrénées durant 8 à 9 mois de l'année. Nombre d'entre-eux se spécialisèrent dans la profession de bergers, hongreurs (castreurs), forestiers, tondeurs etc... . Ils "poussaient" jusqu'à Valence et en terre andalouse (voir article en bas de page) , où beaucoup  de ces béarnais-voyageurs ont fait souche.  L'un des descendants de béarnais -originaire de Tabaille-Usquain- de cette première vague est à l'origine du célèbre brandy Domecq.
      Un article du "Journal de l'Agriculture et du Commerce", de l'an 1774, consacré au Béarn, prouve que les échanges étaient encore très actifs au XVIII° siècle. Il est écrit:  " Pendant que des espagnols viennent ici chercher de l'ouvrage, nos laboureurs viennent en Espagne chercher fortune " . et plus loin, en parlant d'Oloron: " Ces bourgeois ont dans ce royaume des associés, des commis, des fonds; ils font soit par commission, soit pour leur compte, le commerce des laines fines ..., le change de la monnaie espagnole leur vaut un bénéfice considérable ...., dès qu'ils ont amassé dans ce pays-là quelque fortune, ils reviennent dans leur patrie prendre rang parmi les bourgeois, et donner un prix excessif à tous les biens-fonds et surtout aux biens nobles; ceux qui restent en Espagne, ne cessent d'envoyer de l'argent; ces colonies béarnaises s'entretiennent par l'attention qu'ont les parents d'envoyer leurs enfants dans ce royaume dès l'âge de 8 ou 9 ans. Une infinité de familles de ce pays s'enrichissent par cette vaine abondance de l'or du Pérou et du Mexique."


- La seconde vague d'importance a eu pour destination " les Amériques"  au cours des XVIII° et XIX° siècles. Les années 1875-1890 ont marqué l'apogée de l'émigration béarnaise. Les terres de prédilection de nos ancêtres émigrants ont été principalement celles de l'Amérique du sud avec l'Argentine, le Chili, l'Uruguay , puis Saint-Domingue
et les îles des Caraïbes,  et l'Amérique du nord avec le Mexique, l'Acadie, la Louisiane et la Californie.... et évidemment le Canada . Bref, peu de pays américains ont échappé au débarquement de Béarnais.
Il y eut une recrudescence d'émigration après la première guerre mondiale.



- Entre ces deux périodes principales, il y eut une émigration massive des protestants, suite aux guerres de religion qui dévastèrent le Béarn et la France, à la fin du XVI° siècle. Le Béarn fut en effet une terre d'élection pour la RPR (religion prétendue réformée), grâce à la conversion à cette foi de la reine du Béarn Jeanne d'Albret , mère de Henri IV, futur roi de France et de Navarre. Jeanne avait pris fait et cause pour le protestantisme et en fit la religion officielle du Béarn jusqu'à ce que Louis XIII, petit fils de la reine Jeanne ne rétablisse en 1620, la religion catholique, dans sa préséance. 
Il s'en est suivi des conversions de masse accélérées, exécutées manu-militari, et les anciens protestants ayant renié leur religion de force, ont été qualifiés de NC (nouveaux convertis ou nécés) 
             Dès cette époque et surtout après l'abrogation de l'édit de Nantes, les protestants s'exilèrent en masse vers le nord de l'Europe principalement (Allemagne, Hollande, Angleterre...) et l'Amérique du Nord. Un de ces émigrants forcés devint le fondateur de l'église française de New-York:
 Pierre Peyret .  

          Les raisons principales de ces départs massifs (hormis celles concernant les protestants)  sont d'ordre économique: au cours du XIX° siècle, la population béarnaise  a crû dans de grandes proportions, et le droit d'aînesse obligeait les cadets à s'expatrier, dans les familles de petits paysans..., aux exploitations restreintes.De plus, les inconséquences de la politique de l'Empire ont plongé des milliers de pauvres dans la misère dans le troisième quart du XIX° siècle. A signaler toutefois que certains de nos béarnais ont émigré pour le plaisir de l'aventure et/ou pour s'enrichir rapidement, comme Pierre Loustaunau ( ce paysan de la vallée d'Aspe  vendit le troupeau de chèvres communal et embarqua vers les Indes où il devint général des armées d'un maharajah etc... ) - Certains de ces aventuriers béarnais se sont enrichis, après moult péripéties,  comme Joseph Laborde natif d'Oloron, qui exploita des mines d'argent au Mexique et fit bâtir à ses frais la cathédrale de Taxco; ou  Jean Lafourcade-Camarau , de Simacourbe, qui réussit dans l'hôtellerie à Rio de Janeiro. En outre, le Béarn donna à l'Argentine un libérateur et son premier président: Juan Martin Pueyrredón, originaire du village d'Issor dans la vallée du Barétous .  Plus près de nous, un descendant du Béarn a eut un destin moins glorieux: il s'agit du général Alejandro Lanusse , président de l'Argentine de 1971 à 1873
Les barons de
Saint-Castin 
[ écoutez son histoire sur radio canada
] et de Lahontan issus des villages éponymes , font partie de cette catégorie d'aventuriers. Le premier est à l'origine de la ville de Castine aux USA (il combattit l'anglais avec l'appui de milliers d'indiens ralliés à la France) . Le second s'y est taillé une grande réputation dans le domaine de l'ethnologie, en étudiant in-situ, les mœurs des indiens. 
Dans cette catégorie se situe
Pierre Laclède, natif de Bedous dans la vallée d'Aspe, qui est à l'origine de la création  de la ville de Saint-Louis dans le Missouri (USA) ... et oui !  
                 Enfin, le 5 décembre 2006, l'arrière petit-fils d'un émigré de Navarrenx devient le maire de Mexico, la 2° ville du monde du point de vue de la population: il s'agit de Marcelo Ebrard Casaubon   ( nom signifiant bon jardin)

                Plus surprenant, si on considère que notre Païs  n'a pas de débouché maritime, le Béarn connut nombre de navigateurs, dont certains acquirent la célébrité en devenant gouverneurs dans les îles des Caraïbes. Le chevalier de Gramont devint un célèbre flibustier;
Jean-Baptiste Ducasse , fut élevé par Louis XVI au rang de chef d'escadre des armées navales en mers d'Amérique. 
Jean-Charles de Baas
(rue à Nay) devint vice-roi des Isles françaises d'Amérique. Daniel d'Auger de Subercaze
fut nommé lui, gouverneur de Plaisance et de Terre-Neuve, puis de l'Acadie. ( C'est en s'inspirant (peut-être) de ses glorieux prédécesseurs, que Titouan Lamazou d'Arbus, battit récemment le record du tour du monde, en solitaire. )

Enfin, enfin, enfin... qui croira que c'est grâce à un Béarnais que Lindbergh a traversé l'Atlantique ? C'est exact...!  Le commanditaire du vol se nommait Raymond Orteig, parti sans rien à New-York, il s fit engager dans la restauration, et acquit petit à petit restaurants et hôtels. Fortune faite, il eut l'idée après guerre de proposer un prix conséquent au premier aviateur qui traverserait l'Océan Atlantique de New-York à Paris, ou inversement, à la condition qu'il ne fut pas originaire d'un pays ennemi, la guerre venant de s'achever.

© H.D ©

 

Ce chapitre débuté modestement est appelé à se développer et peut-être destiné à servir de trait d'union entre les béarnais et leurs frères, disséminés de par le vaste monde.  Pour commencer : 

amis-afab.com  = Association franco-argentine de béarnais / Agenda; Activités; Pratique.
scbbgd.org Site des californiens du sud d'origine basque ou béarnaise dont les ancêtres ont émigré entre 1850 et 1930. Pratique...Documenté.
  membres.lycos.fr/emigrationchili   La dénomination de ce site en indique la destination: il dresse une liste de béarnais (par commune) partis tenter l'aventure en terre chilienne de 1840 à 1940 / Partie bibliographique
monsite.wanadoo.fr/ALpages2 = Site très intéressant créé par le descendant d'une famille béarnaise émigrée aux Amériques. Recherche sur les origines du nom et sur le destin des diverses branches de cette famille.
afubuy.com = Site de descendants de béarnais en Uruguay.
alianzafrancesa.org.ar = Association franco-argentine de béarnais - Rubrique recherche de parenté
perso.club-internet.fr/lidupont = Explication des causes générales ayant entraîné l'émigration vers les Amériques.

monsite.wanadoo.fr/
amnemoigres
= Maison de la mémoire et de l'émigration des Pyrénées occidentales. 
cgpa64.free.fr  = GPA-Centre genealogique Pyrénées Atlantiques (64)
perso.wanadoo.fr/bearn-acadie-nouvelle-france  = Association Béarn - Acadie 
 
emigr.net/abau.pdf  = ABAU : Association Bigorre Argentine Uruguay/
         Association pour la Maison de la Mémoire de l'Emigration

guiasolidaria.pccp.net.ar/migrantes =  CEMLA-Centre documentation Émigrants
appelidosfranceses.com.ar = Site concernant la recherche de patronymes français en Argentine 
ar.groups.yahoo.com/group/Argengen = Forum concernant la recherche généalogique en Argentine

                                 
Un exemple de ce qu'a été l'émigration  entre les années 1793 et 1903 dans la région d'Oloron
commune

Saucède
Lasseube
Estos
Herrère
Moumour
Goes
Ledeuix
Buziet
Esquïule
Poey
Escout
Bidos
Estialescq
Oloron
Escou
Précilhon
Lurbe
Ogeu
Asasp
Agnos
Gurmençon
Eysus

départs

29
223
15
41
94
54
84
79
167
37
69
31
51
1263
79
81
169
366
218
131
110
274

% de la population/
au XIX° s.

 

7,21
7,34
7,81
7,92
10,57
10,86
11,01
11,33
12,01
12,09
12,83
13,08
13,18
13,85
15,85
16,43
20,97
21,43
22,22
27,18
27,85
29,56

 

Destination (XIX° et XX° s.)

USA (essentiellement Californie) : 1358/1272
Argentine : 1297
Uruguay : 338
Mexique : 146
Chili : 115
Espagne : 93
Brésil : 72
Antilles : 54 .... etc .....
 

Courriel de M.Dougier de Bordeaux, qui nous fait ,part de ceci :
Un espagnol,Miguel de Avendano,m'a communiqué la généalogie d'une branche de sa famille.Cette branche témoigne d'une émigration en Espagne à partir du Bearn.Cette émigration y a fait souche,notamment à Cadix,sous les noms de Conte y Lerdo de Tejada,et Casa la Iglesia,en donnant à l'Espagne deux diplomates dans la deuxème moitié du XIXème siècle.Il s'agit d'Augusto Conte y Lerdo de Tejeda, et un dénommé Casa la Iglesia.Le dénominateur commun de la branche française et de la branche espagnole serait Pierre Conte Bergerou, de Monein, pour Lerdo de Tejada au XVIIIème siècle,et Margarita Conte, d'Oloron,au XVIème siècle, pour Casa la Iglesia. Augusto Conte Lerdo de Tejada a produit des ouvrages (Mémoire d'un Diplomate) et fait l'objet d'un mémoire de B.Journeau à l'Université Paris X.  Je suis moi-même descendant de Pierre Conte Bergerou,dans la branche française,et je cherche à identifier si  l'émigration d'un de ses fils à Cadix à partir de Monein a un lien avec une émigration antérieure à Cadix à partir d'Oloron,celle des Conte Casa la Iglesia?
Pour toute réponse, m'adresser un courriel que je transmettrai. à M.Dougiert

Important et très intéressant
                        Ce courriel concerne les travaux engagés par un étudiant de Valence en Espagne (Valencia), Joan-Carles qui fait des recherches sur l'émigration gasconne en général et béarnaise en particulier,  en terre valentinoise , du XV° au XVII° siècles.

Traduction =>  
Avant tout, j'aimerais vous féliciter pour le contenu de votre site, où j'ai pu avoir une première impression de la fantastique terre de Béarn, ses coutumes, langue et pays. Je m'appelle Joan-Carles Martinis et Mafé; je suis valentinois, fonctionnaire, étudiant en sciences politiques et passionné par l'histoire de ma nation valentinoise.
J'ai lu en détail le contenu de votre site béarnais et j'ai trouvé un point que j'aimerais beaucoup qu'on m'explicite. Dans la présentation du Béarn, vous dites qu'il y eut une importante émigration entre les XVI° et XVII° siècles vers certains endroits du "Royaume d'Espagne", dont la région valentinoise . En ce moment, je suis en train de réaliser une recherche aux Archives municipales de Valence, sur une série de livres appelés “Llibres d´Avehinaments”, dans lesquels sont inscrits tous les noms des forestiers qui demandaient le droit de jouïr de certains privilèges pour devenir citoyen (à part entière) de la ville de Valence. Au cours de cette recherche, j'ai trouvé un fait assez inédit dans l'histoire de Valence et qui fera revoir en profondeur quelques aspects de notre identité en tant que peuple. Entre les années 1550 et 1611 (période concernant  la recherche) , il y est indiqué une grande quantité de personnes, avec noms et prénoms, venant du "Royaume de France" et de la Principauté de Béarn". 
     Curieusement, beaucoup d'actes de naturalisation viennent accompagnés de la correspondante "dénaturalisation" du lieu d'origine (la majorité du Béarn et de Bigorre, mais aussi du Gers et de l'agenais), écrits en langue occitane/gasconne. Dans un document de 1617, écrit par un voyageur français, il est dit que plus de 15.000 français vivent dans la ville de Valence. Étant donné que la population de la ville et de ses alentours était de 56.000 habitants; les "français" composaient plus de 25%  de la population totale.
     Cet afflux (avalanche) de gascons ne concerna pas seulement Valence, mais aussi , nous avons la preuve documentée, de l'arrivée de beaucoup de Français dans plusieurs villages du "Royaume de Valence" . La  constante d'une fraternité de sang avec les occitans a été une référence pour les valentinois ayant un minimum de culture historique , et ce, au moins jusqu'à la rupture des liens (noeuds) provoqués  par l' expansionnisme catalan dans les années 30 du XX° siècle, et qui a nui aux occitans et valentinois.  Vous pouvez à ce sujet avoir plus d'informations sur   oc-valencia.org  
Ma question est la suivante
: existe-t-il en Béarn / Gascogne, des études ou recherches allant dans le sens inverse des miennes, c'est à dire , de l'émigration gasconne vers les terres de Valence ? Tout apport qu'on pourrait m'offrir me serait d'une grande utilité pour terminer cette recherche qui surprendra énormément  ici, au "Royaume de Valence".
Remerciements anticipés à tous...
JOAN CARLES MARTINIS MAFÉ

 

 

LA DIÁSPORA BEARNESA  

  -Para conocer la origen de los apellidos bearneses

                             Abro un capítulo completamente nuevo sobre la diáspora bearnesa, consecutiva a las diversas olas de emigración que conoció Lo Noste (lou nousté) Béarn. Hubo tres olas principales dirigidas primero hacia España, conforme a los avances de la Reconquista,  en detrimento de los Moros pero sobretodo a los siglos XIV et XV . Empezadas por el Aragon, las olas siguieron hacia Valencia y Andalusia. Despuès,  hacia las Américas en el curso de los siglos XVIII y XIX. .
     
  Entre estos dos períodos principales, hubo una emigración masiva de los protestantes, como consecuencia de las guerras de religión que devastaron el Bearn y la Francia a fines del siglo XVI. El Bearn fue, en efecto, una tierra de elección para la RPR (religión pretendida reformada), gracias a la conversión a esta fe de la reina del Bearn Jeanne d’Albret, madre de Enrique IV, futuro rey de Francia y de Navarra. Jeanne tomó partido por el protestantismo e hizo de elle la religión oficial del Bearn hasta que Luis XIII, nieto de la reina Jeanne, restableció  la religión católica en 1620, en su precedencia. De esa época, y sobre todo después de la derogación del edicto de Nantes, los protestantes se exilaron en masa principalmente hacia el norte de Europa y a América del Norte. Uno de esos emigrantes forzados llegó a ser el fundador de la iglesia francesa de New York: Pierre Peyret  

                            Las tierras predilectas de nuestros ancestros emigrantes fueron principalmente América del Sur: Argentina, Chile, Uruguay, después Santo Domingo (que llegó a transformarse en un Béarn Bis hasta la revolución ), Méjico, Canadá, Louisiana, Florida y California… Las razones principales de estas partidas masivas son, ante todo, de orden económico. La población bearnesa creció en grandes proporciones y el mayorazgo obligaba a los hijos menores a expatriarse…simplemente para sobrevivir, Algunos (una minoría) emigraron por el gusto a la aventura y/o para enriquecerse rápidamente. Los barones de Saint-Castin y de Lahontan formaron parte de esta categoría.  El primero es en un comienzo de la ciudad de Castine en los Estados Unidos (combatió a los ingleses con el apoyo de miles de indios). El segundo se formó una gran reputación en el dominio de la etnología estudiando in-situ, las costumbres de los indios. En esta categoría se sitúa Pierre Laclède, originario de Bedous en el valle de Aspe,  que estuvo en el comienzo de la creación de la ciudad de San Luis en el Missouri. (USA) .
          El Béarn dio a la Argentina un libertador y su primer presidente
Juan Martin Pueyrredón, originario del pueblo de Issor en el valle del Barétous. Más cerca de nosotros, otro descendiente del Bearn llegó a la Presidencia de Argentina. Se trata del general Alejandro Lanusse, Presidente entre 1971 y 1973. 
En fin, el 5 de diciembre de 2006, el biznieto de un emigrante del pueblo béarnés de Navarrenx se vuelve  alcalde de Mejico, la 2° ciudad del  mundo : es Marcelo Ebrard Casaubon  -antes de ser el proximo presidente del Méjico-
Algunos de estos aventureros se enriquecieron como Pierre Loustaunau (este campesino del valle del Aspe vendió la manada de cabras comunal y embarco hacia las Indias donde llegó a ser general de la armada de un marajá, etc…); Joseph Laborde que explotó minas de plata en México e hizo construir a su costa la Catedral de Taxco; y también Jean Lafourcade-Camarau quien tuvo mucho éxito en la hotelería de Río de Janeiro.

         Más sorprendente aún, el Béarn conoció navegantes célebres que llegaron a ser gobernadores de las islas del Caribe. El
caballero de Gramont llegó a ser un célebre filibustero; Jean Baptiste Ducasse fue educado por Luis XVI en el rango de jefe de escuadra de la armada naval en los mares de América;  Jean-Charles de Baas se convirtió en Virrey de las islas francesas de América; Daniel d’Auger de Subercaze fue nombrado gobernador de Plaisance y de Terre-Neuve, luego de Acadia.  

*Este capítulo comenzado modestamente está destinado a desarrollarse y conocer el destino que las circunstancias le ofrecerán. 
Comencemos por:  

members.lycos.fr/emigrationchili = La denominación de este sitio indica el destino. Jean-Noël realizó un formidable estudio sobre el tema: 
                redactó una lista de bearneses (con su comuna de origen) que partieron a tentar la aventura en tierra chilena de 1820 a 1920 
            – Este sitio fue hecho para completar su estudio e informar a la gente interesada.    Escríbanle, ayúdenlo. / Parte bibliográfica  
amis-afab.com  = Asociación franco-argentina de bearneses/ Agenda; Actividades; Practica
monsite.wanadoo.fe/ALpages2 = Sitio  muy interesante para los descendientes de una familia bearnesa emigrada a las Américas. 
           Investigación sobre los orígenes del apellido y sobre el destino de las diferentes ramas de esa familia.
= Sitio  muy interesante para los descendientes de una familia bearnesa emigrada a las Américas.  Investigación sobre los orígenes del apellido y sobre el destino de las diferentes ramas de esa familia.         
  
afubuy.com = Sitio de descendientes de bearneses en Uruguay
alianzafrancesa.org.ar = Asociación franco-argentina de bearneses: Rúbrica – Búsqueda de parientes –
perso.club-internet.fr/lidupont = Explicación de causas generales de la emigración del sud. = Explicación de causas generales de la emigración del sud.
monsite.wanadoo.fr/emmemoigres = Casa de la Memoria y de la Emigración de los Pirineos y del sud-oeste.

cgpa64.free.fr = GPA-Centro de genealogia de las "Pyrénées Atlantiques" (64)
perso.wabadoo.fr/bearn-acadie-nouvelle-france  = Associación Béarn-Acadie 
emigr.net/abau.pdf  = ABAU : Associación Bigorre Argentine Uruguay/ Associación para la Casa de la Memoria de la Emigración
guiasolidaria.pccp.net.ar/migrantes =  CEMLA-Centro de  documentación  emigrantes
appelidosfranceses.com.ar = Sitio  concerniente la averiguación de patronimos francés en Argentina. 
 ar.groups.yahoo.com/group/Argengen = Foro concerniente la averiguación genealogica en Argentina .

  >>>>Sorprendente ?!?!?!  De los estudios realizados surge que la mayoría de los descendientes de los pioneros bearneses 
no saben de dónde son originarios, no sólo de la Provincia sino también del país, sabiendo vagamente que son europeos.

 

He aqui un "mail" de un estudiante de Valencia que pide ayuda por acabar su trabajo, muy interessante 

Estimado señor:

                        Antes de todo quisiera darle mi felicitación por los contenidos de la web lebearn.net, donde he podido tener una primera impresión de la fantástica tierra de Bearn, sus costumbres, lengua y pueblos. Me dicen Joan Carles Martinis y Mafé, soy valenciano, funcionario, estudiante de ciencias políticas y gran amante de la historia de mi nación valenciana. He leído detenidamente el contenido de vuestra web bearnesa y he encontrado un punto que me gustaria mucho que pudieran explicarme. En la presentación del Bearn se dice que hubo una importante emigración entre los ss. XVI°-XVII° hacia algunos territorios de la monarquía hispánica, entre ellos la “región valenciana”. Actualmente estoy realizando una investigación en el Archivo Municipal de Valéncia, en una serie de libros llamados “Llibres d´Avehinaments” donde se inscribia todos aquellos forasteros que solicitaban gozar de ciertos privilegios por ser ciudadano de la ciudad de Valéncia. En el curso de la investigación he encontrado un hecho bastante inedito en la historia valenciana y que hará revisar en profundidad algunos aspectos de nuestra identidad como pueblo. Entre los años 1550 y 1611 (período investigado) hay una gran cantidad de gente, con nombre y apellidos, procedente del “Reyalme de França” y del “Principat de Bearn”. Como curiosidad, mucho de los actos de naturalización vienen acompañados por la correspondiente desnaturalización del lugar de origen (la mayoría del Bearn y de la Bigorra (también del Gers y del Agenès) y en lengua occitana/gascona. En un documento del año 1617 escrito por un viajero francés se dice que en la ciudad de Valéncia viven más de 15.000 franceses; entonces la población total de la ciudad y sus alrededores era de 56.000 habitantes. ¡! Más del 25% de la población ¡! No solo la ciudad de Valéncia recibe este alud de gascones, también tenemos constancia documental de la venida de muchos “franceses” a muchos pueblos del Reino de Valéncia. La constante de una hermandad de sangre con los occitanos ha sido un referente entre los valencianos con un mínimo de formación a traves de los años y de historia, por lo menos hasta la ruptura de los lazos obrado por el expansionismo catalán en los años 30 del s. XX , que  ha causado daño a los occitanos y valencianos. Puede ver más información en http://www.oc-valencia.org La pregunta es la siguiente: ¿existe  en Bearn/Gasconha cualquier estudio o investigación inversa a la mía, es decir, de la emigración gascona hacia tierras valencianas?. Me sería de gran utilidad cualquier indicio o material que me pudiera ofrecer para llevar a cabo esta investigación que sorprendera enormemente aquí en el Reino de Valéncia.
Muchas gracias.

JOAN CARLES MARTINIS MAFÉ

    


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