Accueil
[Bibliographie]

BALADES TOP EN  HAUT-BÉARN

 "lebearn.net: le site de la défense du patrimoine béarnais dans sa plus large expression"
----------------------------

[toponymie]...[loisirs]...[randos]...[montagne]...[balades bis]...[balade oloronaise intra-muros]...[ma balade VTT].
-----------------------

Avant tout, chaussez-vous bien, faites l'achat d'une bonne carte :
Je vous conseille la carte de randonnées de Rando éditions "Pyrénées, carte n°3" (ou Béarn) au 1/50.000°
N'oubliez pas votre bonne APN, une paire de jumelles costaud (x 20) et téléphonez à Météo-France avant votre départ.
Et si vous mettiez un peu de piment à votre balade en y introduisant quelques mots de béarnais de circonstance ?

Quelques petits rappels de bon sens partez très lentement et marchez très régulièrement,  (essayez la marche afghane, en principe économique : inspiration sur 3 pas;  rétention d'air sur 3 pas; expiration sur 3 pas ; maintien sur 3 pas et on recommence..) La règle d'or en montagne est l'anticipation : n'oubliez pas de boire avant d'avoir soif, (à ce sujet, il est très important de boire beaucoup pour éviter l'arrivée impromptue de crampes) , de manger avant d'avoir faim , de se découvrir avant d'avoir chaud et de se couvrir avant d'avoir froid..


                 Suivez les éternels conseils d'usage (de bon sens) ,  en respectant la nature (faune+ flore+ minéraux) , les autochtones et ... vos alter ego (sait-on jamais..). La montagne est un milieu de vie convivial : on se dit bonjour en se croisant (
hola s'il s'agit d'amis espagnols ... adichat s'il s'agit d'autochtones ) . Dans les endroits étroits, la priorité est à ceux qui montent... On prévoit un surplus d'eau pour secourir au cas où, un de ses concitoyens en manque. Si on est assoiffé, et si on tient absolument à boire la première eau trouvée en montagne, il est impératif de ne prendre que de l'eau de source, c'est-à-dire sortant de terre directement, et à la condition que des animaux ne séjournent pas dans les environs, surtout au-dessus de la source. Marchez en prenant le temps; n'hésitez pas à vous arrêter pour profiter du paysage, contempler une fleur, observer un insecte ou une trace quelconque. Oubliez tous vos soucis pour vous concentrer sur le moment présent.. et adieu vat ! Regardez quand même devant vous quand vous marchez. Un petit conseil, quand le brouillard monte, ou qu'un évènement fortuit risque de vous obliger à faire demi-tour : de temps en temps,  jetez un œil en arrière pour mémoriser certains repères sur le chemin, au cas où !

        Attention de ne pas effrayer les troupeaux, et veillez à bien refermer les clôtures que vous serez amenés -le cas échéant-  à ouvrir. Je vous conseille aussi d'attendre d'être sur place pour vous procurer un bâton fait d'un morceau de branche cassée ; il y en a toujours qui traînent et c'est bien plus sympa que de se trimballer ces inélégants bâtons de ski dont le bruit désagréable n'est pas fait pour vous permettre d'apercevoir des animaux, ne serait-ce qu'à  " la sauvette".  Avantages subsidiaires: vous participez au nettoyage de la nature et en laissant votre bâton à la fin de la balade pour en faire bénéficier quelqu'un d'autre, vous participez à la grande chaîne amicale des randonneurs et/ou montagnards... Et puis, on pense aux suivants, en repoussant une ronce, une branchette.. et si tout le monde applique ce principe, vous en bénéficierez forcément un jour.  "Il faut créer du lien"  qu'ils répètent... Et en créant du lien, on crée du sens puisque ce seul facteur justifie à lui seul une balade. Faites en sorte de conserver l'esprit de solidarité qui règne en montagne. "Et puis gageons tout de même que l'homme n'a pas encore donné toute la pleine mesure de son humanité!"


         Dans cet ordre d'idées, pensez à ajouter quand c'est nécessaire un caillou sur un cairn ( tas de cailloux en forme de pyramide, placé dans des endroits ou le chemin est absent ou peu évident, et qu'on peut apercevoir d'une distance relativement importante). Vous pouvez à l'occasion en créer un. Il est également recommandé de redresser et/ou d'enfoncer un piquet supportant une balise, qui s'enlève. ( il y a toujours une grosse pierre dans les parages )
 

          Les petites balades que je vous propose peuvent être également effectuées par temps de neige, en raquettes ou en ski de randonnée. (bien se renseigner auparavant sur les risques d'état avalancheux)          

   

 

 

 

   ><><><><><><><><><><><><><><><
Si des noms de lieux vous interpellent au cours de votre balade, peut-être en connaîtrez-vous la
signification, en vous rendant sur ma page recensant les principaux Toponymes locaux.
 ><><><><><><><><><><><><><><><

Allez, je vous embarque ... suivez-moi ! Deux grandes classiques pour commencer 

 Le lac d'Estaëns : Montée depuis la parking du Sansanet avant le plateau de Peyranère*  et le col du Somport*. 
                       On part sur la droite et on grimpe dans le bois de Sansanet, direction ouest; tout est indiqué et fléché.

                
    
Comptez une heure et demie à deux heures de marche toute en montée (à l'aller). Récompense à l'arrivée (cadre, isards..) -
                          Il est possible de marcher moins longtemps encore en passant par Les Forges d'Abel d'où on se dirige vers la centrale
                          hydroélectrique d'Estaëns, où on laisse la voiture. On monte jusqu'au plateau d' Espélungue* et on poursuit vers la crête,
                           plein sud  (une petite heure à peine)


Les lacs d'Ayous :
Grande classique estivale.
Montée depuis le lac de Bious -Artigues* (1435m) , au-dessus de Gabas, 
                            auquel on parvient par la D.934. Les plus fainéants peuvent se contenter de faire le tour du lac de Bious  ce qui n'est déjà pas si mal
                            Dans cette classique, tout est indiqué et fléché (balises rouge et blanche du GR10).  On rejoint la pointe sud du lac en le longeant
                            et après avoir marché longtemps à travers bois, ou parvient  au refuge d'Ayous (-1982m-), que borde le lac d'Ayous où se reflètent 
                           les deux pointes orgueilleuses du
pic du midi d'Ossau. Vous pouvez poursuivre votre périple en remontant vers le sud et en
                           rejoignant et contournant le lac Bersau, qui ramène  sur Bious. Le chemin, très fréquenté, est évident.
                     
*Comme variante depuis le refuge d'Ayous, (qui veut dire myrtilles) vous pouvez continuer par l'est, et en passant par le col d'Ayous,
                            rejoindre le fameux chemin de la Mâture , direction nord-est ...qui redescend vers Etsaut / Urdos...
                           Vous arrivez dans la vallée d'Aspe et ensuite, allez à Jacta Est...


-Autre possibilité intéressante : vous pouvez pousser plus avant depuis le lac Bersau et rejoindre le col des Moines (2168m) nommé ainsi car c'était jadis, un des points de passage du chemin de Compostelle qui amenait au grand monastère de Sainte-Christine du Somport , l'un des 3 plus importants hôpitaux du monde  chrétien,  à son époque (du XI° au XIII°siècles). 
Ce col mène aujourd'hui -en passant par le lac des Moines- à la moins romantique station de sports d'hiver d'Astún située au niveau du col du Somport.  Ici aussi, faites du stop ou allez à Jacta Est...

 
Des lacs, toujours des lacs, rien que des lacs

Lacs

<d'Artouste                                         

                                     de Fabrèges >


   Des lacs à la pelle pour opérations pique-nique originales et inoubliables (impératif: ramener ses déchets)     

~Fournée Ossau  : 
            1°) 2-3 kms après les Eaux-Chaudes, engagez-vous dans une route forestière dite des gorges du Bitet. Parvenu au terme, vous prenez un sentier qui serpente longtemps à travers le bois d'Isabe , direction sud-ouest (des buissons réguliers de framboisiers vous permettront de patienter). En bout de course, la grande aiguille  ayant parcouru 2 fois et demi le cadran de la montre, le lac d'Isabe (1925m) offre son bleu turquoise à nul autre pareil
            2°) 1km-1 km 1/2  avant Gabas, à l'altitude 980m, monte un sentier assez raide qui serpente à travers le bois de Biscau,  le long de l'Arrec d'Ayguebère et après avoir franchi la Crête d'Ayguebère, on aboutit au petit et bien aéré lac d'Er (1764m) (qui l'air de rien vaut le déplacement) . Compter 2heures1/2 l'aller
           3°) Toujours en remontant la vallée, on longe le lac artificiel de Fabrèges  d'où l'on peut se rendre via les Oeufs et le petit train d'Artouste,  au lac du même nom . Balade qui mérite tous les superlatifs
          4°) Revenons vers le lac de Bious-Artigues . Au niveau du camping (1300m) , on se dirige vers la prise d'eau et on poursuit en direction  nord-ouest, en suivant un sentier qui après la traversée du bois longe le petit ruisseau de l'Arrec d'Aule. Celui-ci nous amène directement au lac éponyme d'Aule (2042m) , que l'on atteint en marchant bien, au bout de 2 heures. Réputé pour ses reflets d'école.
          5°) Depuis le cirque d'Anéou , en dessous du col du Pourtalet , on laisse la voiture au parking à 1700m d'altitude pour une longue boucle qui va nous faire passer devant 2 lacs. Pour commencer, on suit le sentier du PN qui qui grimpe sec vers le nord et nous amène au bout de 2 heures au refuge -gardé- de Pombie(2031m)  bordé par le lac du même nom. On bifurque  ensuite en direction de l'ouest en suivant le chemin peu évident du HRP (hautes randonnées pyrénéennes) qui nous amène ,  après le passage du col de Peyreget (2208m) , au lac éponyme situé à 2074m d'altitude. Il ne nous reste plus qu'à prendre la direction du sud et suivre le chemin du PN qui nous fait "boucler la boucle " au col de Pombie, d'où on redescend tranquillement vers Anéou que l'on atteint 5 petites heures après son départ . 

~Fournée Aspe :
       1°)
Direction Lescun  et le pont du Lauga (926m) d'où l'on se dirige vers l'ouest. Très vite se présente le grand bois de Bresme et de Larrangue, qui s'avère interminable mais dont l'issue nous récompense puisque le modeste lac de Lhurs (1691m) très prisé par le bétail environnant (lorsqu'il n'est pas asséché; ce qui c'est souvent produit dans le passé), vient en quelque sorte mettre un point final à cette montée, au bout de 2 bonnes heures. Au-dessus, le pic dit Dec de Lhurs (2178m) est très tentant mais présente quelques précipices peu propices au romantisme.
    
2°) Depuis le fort du Portalet, face à Urdos, une route étroite s'élève vers l'ouest. On la suit jusqu'à son terme représenté  par une prise d'eau que côtoie un parking opportun (1200m). Dès lors, il suffit de longer le vallon du Baralet  qu'accompagne de ci, de là , des balises du chemin du PN que l'on ne quitte pas. Après être passé devant plusieurs cabanes de bergers, on parvient au bout de 2 heures 1/2 environ au lac d'Arlet (1987m) au-dessus duquel se situe le refuge gardé du PN, que surveille le tout proche pic d'Arlet (2207m).
On peut y accéder aussi depuis le vallon de Belonce qu'on prend au-dessus de Borce 

 

             AUTRES BALADES TRÈS COURTES et FACILES - (MINIMAX)
... offrant un rapport plaisir obtenu /énergie dépensée très élevé.
(mini difficulté et maxi plaisir). Rapport obtenu grâce,
d'une part,au point de départ élevé, et d'autre part, grâce au spectacle sur-naturel offert à l'arrivée sur les sommets.
   Taquiner les nuages (ah! qu'on est bien tout là-haut, survolé par les vautours... affamés !)
- Le Layens :  (1625m) Quelque peu oublié de par son isolement, ce pic aspois mérite une attention particulière .
     Départ - Direction vallée d'Aspe. Au-dessus de Osse-en-Aspe, on prend la direction de La Pierre Saint Martin et on bifurque à droite  
au niveau du col de Hourataté, (1000m) en direction du col de Bergout. On laisse la voiture près d'un cuyala* (autour de 1200m).
De là, on a 2 possibilités , dont l'une : 
    ) soit on suit le large chemin qui s'engage vers le nord-ouest et qui change brusquement de direction au niveau d'un autre cuyala, 
pour s'engager vers l'est
; chemin qu'on ne laisse que lorsqu'on est en vue du sommet, et de là on navigue à vue, plein est. 
     2°) on peut suivre le chemin indiqué par les balises jaunes (recommandé) . C'est plus court, mais aussi plus pentu. Juste après le "parking", 
un chemin se dirige vers l'est (à droite). Il passe au-dessus d'une grange. Le parcours est très bien signalé, mais gaffe à ne pas rater une balise 
parce qu'on peut s'envoyer  "péter à perpette" . (c'est pas un gros mot, c'est un terme technique). En règle générale, il faut se méfier de toutes ces 
nombreuses sentes transversales qui ne sont là que pour nous dévier du droit chemin (amen). Reprenons : Au détour d'un épaulement, 
le chemin semble fuir vers l'est le long d'une clôture, mais les balises se dirigent plein pot vers le nord.
Exemple de balisage discret et efficace : de petits pieux aux sommets ceints de jaune. Ils nous amènent au niveau d'une belle "maisonnette"
 des Eaux et Forêts. Au-dessus part une piste qu'on suit le temps de 2 ou 3 virages jusqu'à un abreuvoir où débouche une source (l'eau doit 
en principe être bonne, vu qu'il n'y a pas de panneau contre-indicateur). De là, tout schuss plein nord , le soleil dans le dos. 
Aïe ! ça grimpe sec là ! Mais le sommet n'est pas loin ... et là , c'est tout bénef.. vraiment!

-Restons dans ce secteur du Layens.
         
  *Depuis le col d'Hourataté dont je vous ai parlé ci-dessus, au lieu de vous engager vers le col de Bergout, vous vous garez au col 
d'Hourataté et vous suivez le chemin qui s'engage vers le sud, sud-est. Au bout d'une demi-heure, vous arrivez au faîte du Soum de Pirait  
(1126m).  Balade très facile et très sympa (de 4 à 88 ans) , à recommander en plein cœur de l'été car la majeure partie du parcours 
s'effectue dans la forêt, à l'ombre.  Idéale pour vous remettre en jambes. On peut prolonger la balade plus avant, jusqu'à se trouver au-dessus 
d'Osse. Au sommet, vue panoramique (Soumcouy à l'ouest, Oueillarisse au sud, cirque d'Accous à l'ouest, Layens au nord) => A vos APN !
              *Non loin de là; vous regagnez par la route (D442), le col de Bouésou (1000m) en direction de La Pierre. Vous garez gentiment 
votre véhicule à l'abri des ours. Vous remontez pedibus cum jambis le long chemin forestier qui s'arrête sur une plate-forme généreuse. 
Cherchez le panneau Ichéus en bas du bois, et laissez-vous guider par les balises jaunes. Montée raide et longue dans le bois de hêtres. 
Tout en haut: récompense ; un merveilleux plateau herbeux encadré de pins et sapins vous conduit à la cabane d'Ichéus (1500m) 
écrasée par la falaise rocheuse qui descend du pic d'Oueillarisse (1979m). 
                De la cabane d'Ichéus, vous avez 3 possibilités:
                ) Faire demi-tour
                2°) Poursuivre vers l'ouest en contournant la cabane, et rejoindre le GR 10 qui arrive de La Pierre. Via le refuge de 
                      Labérouat, vous arrivez à Lescun .
                3°) Faire une boucle. Vous prenez, vers le nord-est un petit sentier jalonné de pierres portant l'indication "fontaine". 
                      Vous arrivez assez vite à la fontaine des cerisiers. Vous poursuivez dans le même sens à travers bois et vous 
                      rejoignez la route qui vous ramène gentiment à votre voiture (ou ce qu'il en reste!. sont-ils espiègles ces ours !

Le Layens vu depuis le Soum de Pirait

Faisant face au Layens avec lequel il encadre la vallée, le plateau d' Ourdinse (1500m) (ci-contre) est très intéressant de par sa montée en grande partie dégagée. (Le nom est un pléonasme, ce qu'on rencontre souvent dans les Pyrénées, puisque le mot d'Ourdinse
indique en béarnais, un plateau.)
     A l'entrée de Bedous(haut de côte), en provenance d'Oloron, s'engage sur la gauche une petite route pentue sur le bord de laquelle on peut voir le panneau indiquant un beau point de vue . Après une dizaine de lacets, on aboutit sur un petit plateau suffisant pour
pouvoir se garer. Une table d'orientation émerge et on peut à loisir découvrir les beaux noms que portent les sommets environnants. 
      Tout à côté, on trouve un panneau explicatif sur l'histoire géologique du spectacle naturel qui s'offre à vos yeux. A partir de l'aire de stationnement, vous vous dirigez vers la gauche, sur un large chemin, qui s'engage très vite dans le bois en se muant en sentier. Par la suite, la vue est en grande partie dégagée, ce qui fait le charme de cette balade.
Le sentier balisé est assez évident. Toutefois, il peut y avoir des erreurs de parcours au niveau de la cabane de Casteruch. Juste avant icelle, il faut prendre un sentier qui s'élève doucement vers un bosquet (j'y ai placé un cairn.. renforcez-le SVP). Dernièrement des pottocks basques (sortes de double-poneys) y prenaient le frais. Il faut compter 3 heures jusqu'à la crête (900 mètres de dénivellation depuis la table d'orientation) . Là haut, on trouve une large dépression qui avait permis à nos ancêtres du néolithique d'y établir domicile avec leur bétail, car des tumulus y firent mis à jour.


De la crête vous ne manquerez pas de pousser un peu plus vers le pic de Teulère (1565m), en ajoutant dix minutes au compteur.

 


*Au sommet : vue sur les sommets frontaliers, le cirque de Lescun, du Trône du roi, le pic de Layens ...etc... et sur les sommets dominant la vallée d'Ossau.  Sous vos yeux deux hameaux de Sarrance : Bosdapous au pied du Trône du roi et Gey en contrebas du plateau d'Ourdinse.
Chacun avait encore son école au sortir de la dernière guerre. (Bosdapous, Gey, Ichère et Saïquet)


 

 

>>Direction Ossau<<

Le Rey :(1349m) 

-Le roi, en béarnais ... mais en fait, ce nom est une déformation du mot local aurei (qui se prononce awréy) qui est en Béarn le vent dominant; 
il en va de même pour le Trône du Roi et de la balade dite le Pré du Roi au-dessus de Saint-Pé de Bigorre, qui est en fait le Prat d'Aurei.

.
Direction vallée d'Ossau: au-dessus du village de Castet-en-Ossau, on prend la direction du Port de Castet
(attention aux mouettes rase-mottes... mais port veut dire col en béarnais/gascon). Quelques virages avant le plateau, on se gare et on
part sur la gauche en prenant un large chemin qui passe devant un abreuvoir, se dirigeant vers le nord. Au niveau d'un portail, on se
dirige vers la gauche. (indiqué par une flèche)
A la sortie du chemin en sous-bois, on traverse une grande fougeraie et on retrouve un bosquet, jalonné de grosses pierres voire rochers
à enjamber parfois. A la sortie de cette partie, se présente une combe raide à gravir, balisée de hêtres éparsdont l'ombre permet de
récupérer un peu. Ne pas se précipiter, cette dernière partie est assez longue bien qu'on en entrevoit la crête. De cette dernière, se
diriger vers la droite pour accéder au sommet réel. Comme c'est une crête enrochée, il vaut mieux prendre un sentier à la base d'icelle.
Du sommet on a une vue panoramique grandiose sur une grande partie du Béarn. (c'est un peu la spécificité des balades que j'ai choisies)
Au total, de l'abreuvoir au sommet, il faut compter une bonne heure et des poussières. Mais ça vaut le coup.
>>Pour ajouter du piment et tenter de sortir des "sentiers battus", vous pouvez tenter un jour nuageux, de jouer avec l'ascension des
nuages et de tenter de les prendre de vitesse pour tenter d'observer depuis le sommet une mer de nuages vous entourant sur 180°
comme une auréole. La luminosité est extraordinaire. J'ai réussi cette entreprise avec mon fils l'été dernier. A vous de jouer !
Du plateau, on peut gagner plusieurs petits sommets faciles, de courte montée  : Le Soum de la Pale=1431m ;
 Le Pic de la Peyrie=1579m ; Le Mail=1665m ; Le Soum de Quiala=1654m ; Le Pic Durban=1700m tout rond. 
>>Il est recommandé en redescendant de prendre le temps de visiter ce petit village de Castet avec son vieux duo surélevé église-château , 
surplombant le charmant petit lac dont on peut faire le tour en barque. Reposant !


-
Le pic du Moulle de Jaoüt :(2050m)  

On voit de très loin sa masse pyramidale. Accès: Depuis le plateau de Castet, au-dessus du village éponyme de Castet-en-Ossau, une piste praticable en 4X4 s'enfonce dans la forêt, monte très haut jusqu'au col de Jaoüt (1500m), nom dans lequel certains voient un rapport avec Jupiter (la femme de Jupiter !!!) .
Toutefois je conseille vivement d'y monter à VTT. A pied, il faut compter une bonne heure du plateau au col. Depuis ce col, on prend tout droit car il n'y a pas de chemin précis, mais le but est évident car visible; direction sud et en avant. 
Compter une autre bonne heure depuis le col. Il y a quelques années, j'avais été accueilli au sommet par un magnifique cerf . 
Des isards ont été introduits dans le secteur il y a quelques années. Surtout ne les effrayez pas ! 

 

CONSEIL= Au cas où il resterait quelques névés face nord, essayez de les descendre à la "ramasse".  Pour ce faire, il vous faut l'aide d'un  gros bâton,  d'un bâton de ski , ou d'un piolet. Vous vous positionnez face à la pente, la pointe des pieds relevée et vous vous laissez glisser en vous aidant  du bâton que vous laissez traîner et qui fera office à la fois de frein et de stabilisateur , voire de  gouvernail. Une autre méthode qu'on peut employer en ski de fond consiste à enfourcher le(s) bâton (s) et s'y asseoir dessus, bien en  arrière::  c'est la technique dite de "la sorcière". On freine  à volonté en relevant la partie du bâton qui est devant vous. Cette   position permet de pouvoir passer absolument partout.

-Depuis le col du Jaout, on peut également rejoindre, en allant vers l'est,  la vallée de l'Ouzom; celle qui mène au col du Soulor.
Il y a des possibilités de boucles à faire.


- Le col de Peyrelue :  (1900m)
         -Balade en famille (de 5 à 105 ans). Prenons la RN.134 bis, soit l'axe principal de la vallée d'Ossau menant en Espagne. Quelques lacets avant le col du Pourtalet (environ 3kms 500), vous vous garez en bordure de route (petit parking). A l'entrée du mini parking, un panneau fléché indique "col de Peyrelue". Hyper simple, il suffit de suivre ce sentier. Attention ça grimpe sec au début ;  partez lentement. La vue se dégage et s'embellit au fur et à mesure de la montée. Au bout d'une vingtaine de minutes de déambulation, vous rencontrez la cabane de berger (modernisée). Le sentier se dirige plein sud. Dès lors la physionomie du terrain change. Vous déam-bullez sur un agréable plateau verdoyant sur lequel paissent des bestiaux en tout genre, gardés par de placides patous. Correspondant à la frontière béarno-aragonaise, le col se trouve à l'extrémité de ce plateau. Il porte aussi le nom de Port Vieux de Sallent. Surprise peu agréable : on tombe nez à nez sur les remontées mécaniques de la station de ski de Formigal.
- Pour le retour, on prend le chemin inverse, ou bien on rentre par le col voisin du Pourtalet (1794m), en prenant dès le col de Peyrelue, la direction ouest.

 



Le pic des Escurets : 
(1440m)
-Malgré son nom sentant bon les précipices, ce pic est fort accueillant. Curieusement, l'étymologie a à voir avec l'obscurité ..?!?!
Le point de départ de sa montée se situe exactement au col de Marie-Blanque (entre vallées d'Aspe et d'Ossau)où on peut se garer aisément (sauf lors du passage du tour de France) .  Avant d'entamer la montée, il n'est pas interdit de se recueillir devant le monument érigé à la gloire des guérilleros espagnols qui ont bien aidé les béarnais à se débarrasser de la tyrannie nazi. (OLÉ !) - 
Le sentier évident par sa largeur démarre du col lui-même en direction du nord. Un panneau en précise la direction. Compter là aussi une heure de marche et des poussières, à peine, selon que vous ayez ou non amené belle-maman.
{:-)
      - Comme promis, la vue est magnifique, puisqu'on a tout simplement sous les yeux la totalité du Piémont béarnais et même au delà.
J'y monte chaque année en "pèlerinage" , car j'ai toujours trouvé des gens sympas au sommet. Ne me faites pas mentir !
   
  -On peut aussi accéder à ce pic depuis le plateau du Zoum*, au-dessus d'Iseste*. Son nom vient d'une contraction de "maisou dous oumis" (maison des hommes, soit pavillon de chasse)... ou à partir de la cabane de Laus, sur les hauteurs d'Arudy (sortie d'Arudy, direction Bager).


    
.Je vous propose un truc sympa qui peut s'étaler sur 2 jours
        Vous partez du Zoum (pas de problème pour se garer ... c'est un immense et superbe plateau ... vraiment à voir! ). 
Au bout de 2h30 à peu près, vous êtes sorti de la forêt et vous vous trouvez dans les estives. Vous rencontrez de suite une large piste .
Vous montez avec elle vers le sud. Vous passez devant des cuyalas* tout neufs.. En suivant, vous arrivez au-dessus du Bénou.
Vue incomparable du plateau jusqu'au col de Marie Blanque. Vautours et choucas vous font la fête ... le temps s'arrête.
Demi-tour. On retrouve la piste et on remonte avec elle vers l'ouest et le pic des Escurets. On atteint le sommet en moins d'une demi-heure.
Le paysage est magnifique tout le long de ce passage. On peut voir le paysage de la côte basque à Tarbes.
Demi-tour. On retrouve la piste qu'on redescend longtemps jusqu'à la cabane du Laus (vide comme le dit son nom) 
où l'on peut séjourner avec toutes les précautions d'usage, en respectant les locaux et les environs. (PRIMORDIAL)
Le lendemain, on suit la piste qui nous ramène gentiment à Arudy, puis Iseste.
La position de ce pic -ainsi que son accessibilité-  offre un tas de possibilités comme celle de redescendre sur Saint-Christau
par la combe de La Hourquette Baygrand,  en rejoignant la prise d'eau d'Oloron sur le Lourtau. On peut tout aussi bien redescendre
jusqu'au col et de là, en empruntant une piste forestière, rejoindre le hameau d'Escot et descendre soit sur Escot, soit sur Lurbe
(au choix). Les vététistes en forme peuvent monter au pic depuis le col de Marie-Blanque, (par leurs propres moyens)  et redescendre
dans la vallée par une des 3 voies qui s'offre: vers le Zoum, ou vers la cabane du Laus . Quelques hectomètres après cette cabane,
la route se divise en 2.
 

Vues depuis les crêtes de Lazerque

 

<<< le plateau du Bénou vers le sud

le Piémont béarnais vers le nord >>>

- Le rocher d'Aran :  
     -Direction vallée d'Ossau-  Depuis Bielle, on prend la direction du plateau du Bénou et on bifurque à gauche au niveau
de la petite  chapelle de Hondas à l'entrée du plateau. On suit assez longtemps une route devenant piste et s'arrêtant très haut,
en-dessous d'un cuyala (cabane de berger) . On prend le chemin qui monte sec en direction de l'ouest après ce cuyala; des
buissons de myrtilles vous donneront prétexte à traîner et vous encourageront à poursuivre. On arrive assez vite  au col d'Aran (1654m)
d'où on poursuit sur la droite, vers le rocher tout proche qui offre une vue superbe et plongeante  sur le Bénou. Attention au précipice ici!
Encore une curiosité quant au nom puisque aran signifie vallée......!?!?
   -On peut parvenir également à cet ensemble en partant de la vallée d'Aspe, face aux Fontaines d'Escot. Une piste pentue, interminable , 
en part (en principe interdite aux autos non autorisées !!!) . 
Il est possible de l'emprunter en VTT et pourquoi pas, de faire une boucle qui vous ramènera à bon port en  passant par le bois
du Bager, ou le col de  Marie-Blanque face ouest. Quant à moi, je me suis contenté de faire Benou-Aran-Oloron.

>>Retour Aspe<<

Petite mise en jambe (tous publics)
-Le Som de Castets (pic du château) au-dessus d'Asasp :

 - Petite éminence arrondie visible de loin dont la topographie sommitale porte le témoignage d'une demeure castrale très ancienne(fossé).
Laisser la voiture au village et prenez la ruelle qui monte à côté de la boulangerie. En haut de cette
ruelle (école) , tournez immédiatement à droite, puis prenez le premier chemin goudronné sur votre gauche qui monte assez sec (panneau). Au bout de 200-300 mètres environ, un large chemin empierré part sur la droite. Au bout de ce court chemin, vous parvenez à un château d'eau. De ce point, direction tout sud,  tout droit. Un banc providentiel ombragé par un chêne vous accueillera au bout de cette rude montée. Vue splendide sur la vallée.
  - De l'autre côté du gave, les villages de Lurbe et d'Eysus rivalisent de grâce....Tout en haut du "sommet", figure une table d'orientation.  C'est là que vous raconterez à vos enfants et/ou petits enfants, que la reine d'Angleterre a séjourné dans ce château désormais invisible,
alors que son époux Édouard poursuivait plus avant jusqu'au plateau de Peyranère pour y rencontrer, accompagné du vicomte béarnais,
le roi d'Aragon, en vue d'une réunion "au sommet". La reine d'Angleterre s'était fait suivre une véritable caravane digne de celle du tour de France, y compris une ménagerie conséquente...Il y a de cela quelques 8 siècles.... Vous pouvez redescendre en empruntant en suivant un sentier dessiné dans l'ancien fossé et qui contourne le sommet...
 



- Le Trône du Roi  :  (1266m)   

-Un bijou- Son nom véritable  est le Turoun (ou troun) d'Aurey (faussement francisé en Trône du roi), soit littéralement, "l'éminence exposée aux vents dominants".  
A 2/3kms après Sarrance, sur la route du Somport, vous bifurquez à droite, à hauteur d'un  passage à niveau. Direction Lourdios. 
A quelques 4/5kms, lorsque vous arrivez en haut de la longue côte (c'est le faux col d'Ichère) , vous tournez à droite direction quartier Bosdapous (il y a un panneau). Virage très sec en épingle à cheveux. Vous restez toujours sur ce chemin goudronné sans prendre ni à droite, ni à gauche. Au bout de 3 kms environ, la route s'arrête à une sorte de plateau/col dit du Pedagn de Gredet. 
Le chemin fléché démarre au premier tournant du chemin forestier sur la gauche, au bout d'une centaine de mètres. Compter 1 petite heure jusqu'au sommet. Gardez quelques forces pour la montée finale très raide.
Le panorama se déroule sur 360° avec vue sur La Pierre Saint-Martin au sud et une grande partie du Béarn au nord. Avec de bonnes jumelles, on devrait pouvoir voir l'Océan Atlantique.
>>En bas de la montée au Trône du Roi, à partir du col du Pedagn de Gredet, les très, très fainéants peuvent prendre un chemin qui grimpe à droite (nord-est), à l'entrée du petit plateau. Au bout de 10 minutes sans se presser, on arrive en haut d'une colline nommée Lacaübe d'où l'on a une belle vue sur Bedous au sud, et Oloron au nord.

(ci-contre, le Trône et ses voisins)

>>Les très, très vaillants peuvent partir de Sarrance (recommandé). Le sentier empierré part à côté du fronton, entre 2 maisons (panneau indicatif).  Il serpente longtemps au milieu de grands buis. Arrivé au bout du bois, il bifurque sur la droite (panneau)
Il faut compter une bonne heure jusqu'au col du Pedagn de Gredet (soit une heure de plus sur le décompte final)
.  S'il vous en reste "dans les pattes", vous pouvez enchaîner , en vous "tapant" le sommet voisin, vers le sud-est, d'altitude sensiblement égale au trône (voir ci-dessous).  


- Le Pic aux 4 noms : Sarraillé ou Larraillé, ou Laperne, ou pic de Lourdios :
qui fait face au Trône du Roi
est nettement moins facilement accessible  (on trouve seulement des sentes pour l'escalader) , mais il présente lui aussi
un superbe panorama et une vue plongeante sur le beau village de  Lourdios.  
Le départ s'effectue depuis le col de Laünde, au bout d'un chemin forestier (accessible en VTT).
Même durée sensiblement que pour le Trône du Roi. On peut encore prolonger par le chemin qui s'engage horizontalement
plein sud, dans le bois au niveau du col de Laünde. C'est la longue crête de Saudalate, par laquelle vous pouvez, si l'humeur
vous en dit, descendre aisément au village de Lourdios, duquel ...etc... on remonte en faisant une boucle..


- Petit truc sympa en remontant la vallée d'Aspe :

Partez du petit village de Cette (au-dessus d'Eygun). Du petit parking, dirigez-vous vers l'église. Avant d'y arriver, montez une
ruelle sur votre droite, puis prenez à gauche et encore à droite. Un sentier escarpé commence. Vous suivez les panneaux marqués :
"Vue panoramique sur Lescun", accompagnés de quelques rares balisettes jaunes de part en part. Mais impossible de se tromper,
vous laisserez sur votre gauche deux autres sentiers dont la direction est indiquée par des panneaux. La balade vaut autant par son
charmant sentier fleuri, en grande partie ombragé, que par les vues sur Lescun et le plateau de Lhers. Le terminus se trouve à un col
situé à plus de 1000 mètres (dénivellation totale : légèrement plus de 400 mètres). Comptez une heure 20 minutes environ pour l'aller.


- La boucle sublime :   

Une boucle qui conjugue tous les plaisirs et où le temps et l'espace se confondent en rejoignant l'histoire.
Remontons la vallée d'Aspe jusqu'à Etsaut, laissons la voiture au pont de Cebers(637m)  avant Urdos, et engageons-nous dans l'extraordinaire chemin de la Mâture qui fait face au fort du Portalet à sa non moins fabuleuse histoire. Nous sommes sur le GR 10. 
Passé le chemin de la Mâture -voir photo ci-contre- (autour de 2 kms), on suit la vallée de la Baigt de Saint-Cours (immense forêt autrefois, dévastée au XVIII°s pour les besoins en mâts de la marine royale )  terminée par le col d'Ayous (2200m) d'où on descend en roue libre jusqu'au refuge d'Ayous (1982m) qui se mire dans le lac éponyme, avec le magnifique Pic du midi d'Ossau en fond de toile.
Cette première partie demande environ 5 heures 30 de marche.
-Après une nuit de repos régénératrice, on remonte vers le col d'Ayous où on laisse le GR10 pour emprunter un chemin du PN. Au niveau de 1750m, on atteint le refuge non gardé du Larry arrivant juste à point pour casser la croûte à l'ombre(ou à l'abri selon le temps) . 

>>Du refuge sus-nommé, 2 voies se présentent selon que l'on désire se diriger vers Peyranère ou (et c'est notre cas) revenir sur Urdos .
Nous laissons donc sur notre  gauche le chemin du PN pour emprunter un sentier qui suit longtemps le cours du ruisseau et nous ramène
après une incursion à travers bois, au point de départ, au bout de 4 heures de marche environ.
-Dans ce même secteur un peu plus bas: le chemin de Compostelle est très agréable autour de Sarrance, entre Escot et Bedous, 
sillonnant entre les buis odorants,  jouant à cache-cache avec le gave ondoyant gaiement en contre-bas...(ça rend lyrique...)
-Les deux itinéraires les plus fréquentés des chemins de Compostelle correspondent en fait aux GR 65 et 653 : 

  voir la carte 
-Depuis peu, un nouveau GR (110) a fait son apparition, reliant le GR653 au chemin Henri IV, à travers le Montanérès.

~Un petit tour en Barétous :   ( taü Barétous i a des bous garçous...baré-baré-baré Barétous) ..dit la chanson.. et d'abord...

~Le pic de Soulaing : (1589m) -La surprise du chef !
-
Toujours en restant dans le registre de maxi bénef pour un déploiement d'efforts minimal, ce pic (qui n'a de pic que le nom) détient
peut-être la palme par rapport au but recherché. Direction le Barétous et La Pierre Saint-Martin, via Arette. 
On se gare au col de Labays (1350m), une poignée de kilomètres avant la station. Après une grande bouffée d'oxygène, on dirige ses
pénates plein nord, (à l'opposé de la station) en suivant  un large chemin carrossable. Tout au bout de ce chemin, soit quelques
hectomètres à peine, on aperçoit un chalet sur sa gauche. 
On le contourne par le haut et on suit une sente qui monte en longeant la forêt en contrebas. Cette sente devient un sentier qui bifurque
vers le nord, nord-est et rentre dans la forêt (cairn). A la sortie de la forêt, le sentier s'élargit et pointe nettement vers l'est et le sommet. 
Tout en haut, on est tout étonné de trouver un large plateau sur lequel on pourra pique-niquer en nombre, où les enfants pourront jouer
sans crainte et où les poètes pourront déclamer leurs vers sans retenue. 
Il serait surprenant que nos ancêtres du néolithique n'aient pas repéré ce plateau et ne l'aient pas occupé, tant il semble avoir été fait
pour servir d'habitat.
-Du col au pic,  compter 3/4 d'heure, en marchant tranquillou, les mains dans les poches, tout en bavardant à satiété. 
Comme d'hab.., vous aurez au sommet une vue panoramique ... de Pau jusqu'au Pays basque

~Les Crêtes d'Issarbe : (station de ski de fond l'hiver). Vous allez y faire le plein d'oxygène
- Gagnez Lanne-en-Barétous d'où vous rejoignez la station par une route assez longue mais en bon état.
           La balade commence dès la station, en prenant sur la droite un large chemin qu'on quitte à une intersection (sapin isolé). 
Après quelques lacets en lisière de bois, on atteint très vite les crêtes et le col de Hournères (1473m). En se dirigeant sud-est ,
on atteint en quelques minutes le pic d'Issarbe (1565m) et sa vue panoramique . Toujours en restant dans cette direction, on arrive
au col de La Hourcère (terminus de la crête), où l'on trouve une route qui va tout gentiment nous ramener à la voiture -Pour 1h15
de balade , on est largement récompensé de ses efforts. Dans ce même village de Lanne-en-Barétous, se trouve la falaise d'Arguibelle
équipée en voies d'escalade. Chouette !

       
 
~ Les hauts d'Aramits :

>>Cette proposition rentrerait plutôt dans la série "sorties" que balades .. mais il en faut pour tous les goûts s'pas ?
Il y a moyen d'y passer une journée fort agréable avec des enfants, entrecoupée d'un pique-nique à la mi-temps (tables).
Dès l'entrée dans le village, vous tournez à droite direction "Accrobranches". La route s'élève vite et sèchement, et après de nombreux lacets, on parvient à un petit col (tout le long de cette route se trouvent une succession de panneaux "Accrobranches"), vous interdisent de vous tromper.
Au col, facilité pour se garer.
>>I°)De cet endroit, on peut aller se dégourdir en jouant les chimpanzés, et/ou longer l'aire de jeux pour parvenir à un petit sommet (vers l'est)..du nom d'Andillon (600m).  Il est possible de faire une boucle (panneau) et de revenir à travers bois à votre point de départ.
>>2°)Deuxième possibilité, vous vous dirigez à l'opposé de l'aire de jeux.. et vous prenez un chemin qui monte tout droit...Il vous conduit au Som de Souek (623m)
-Attention : brebis dans le champ sommital. Ne pas les perturber !
- Vue splendide comme il se doit, sur la vallée de Barétous...
Pour redescendre, on peut revenir sur ses pas, ou en contournant le sommet, on emprunte un chemin assez large qui ramène légèrement en-dessous du col.
>>Pour terminer, je vous propose de faire un petit tour juste en-dessous du col où se trouve un arborétum (panneaux) qui doit s'étendre sur 400m environ....
 

~ Un terrain de jeu intéressant entre Aspe et Barétous :
>>Il se situe précisément à un endroit où se trouva (en profondeur) l'épicentre du terrible tremblement de terre dit d'Arette en 1967
Il s'agit du col de Boucoig (bon col en béarnais) à 637m d'altitude. Pour y parvenir, il faut se diriger vers Issor et prendre la ruelle qui
descend sur la gauche en arrivant d'Oloron, en face de la petite place. On traverse un pont et on remonte. On prend le deuxième chemin
à droite.. direction la serre (colline en béarnais). Parvenu au col, on se gare, et on évite de gêner le bétail qui peut paître paisiblement
aux alentours. Deux éventualités s'offrent à vous :
- Du côté nord, vous pouvez emprunter un chemin qui va vous amener sur le sommet de la serre (770m), et vous pourrez contempler un
tumulus (tertre de terre et/ou de pierre érigé sur une sépulture ancestrale).De cet endroit, vous pouvez revenir sur vos pas, ou prolonger
le plaisir en poussant un peu vers l'ouest. Un deuxième tumulus jalonne le chemin... Après l'avoir laissé, vous avez tout loisir, soit en revenant
vers la droite, soit en prolongeant sur la gauche et trouver un sentier qui va vous ramener à votre voiture, via le chemin d'arrivée.
- Du côté sud, vous pouvez emprunter le chemin gravillonné grâce auquel vous pourrez accéder au cirque de Napatch.
Le secteur est aussi réputé renfermer des fossiles.
Au départ, un panneau fléché indique un raccourci, mais je vous conseille de l'éviter pour ne pas vous perdre par la suite. Au cours
de votre marche sur le long chemin gravillonné, vous trouverez un raccourci mal indiqué... Quoi qu'il en soit, vous parviendrez d'une
manière ou d'une autre au bout de ce chemin.. Un sentier de montagne inévitable, prend la suite, plein sud.
Vous allez parvenir à un petit col d'où vous découvrez le petit cirque de Napatch, au milieu duquel trône un cuyala (cabane de montagne),
et un tumulus à découvrir. C'est le paradis de bestiaux en tout genre... N'oubliez pas que c'est leur territoire et que vous ne devez
les déranger un tant soit peu, en aucune manière.
*De cet endroit paradisiaque, vous avez encore plusieurs possibilités. Sur votre droite s'élève le Mustayou (1206m) très rocailleux.
Je le déconseille si vous êtes avec des enfants. Sans être particulièrement dangereux, il pourrait entraîner des chutes malvenues.
Sur votre gauche, le Soum de Souturou (1183m) est à une petite encablure de vos chaussures. De loin on l'aperçoit comme étant hyper
pointu, mais il est fort accueillant à son sommet. Comme promis, la vue est superbe de tous côtés, et au sud-est, l'impressionnante falaise du
Trône du roi paraît grandiose. Tout au loin, on aperçoit La Pierre Saint-Martin et le pic d'Anie. Après avoir rêvé le temps que vous jugerez
nécessaire personnellement, vous pouvez reprendre la marche en avant et faire carrément le tour du petit cirque de Napatch, en passant
par le col de Napatch (1096m).. Deux pas de plus et vous arpentez le modeste soum de Biscacou (1012m)...

 


Tranquillou... tranquillou ....

Enfin une toute petite balade pour se mettre en jambe ; avant d'attaquer la saison ; pour vérifier le bon état des jambes, des chaussures ;
ou après une convalescence ; ou pour les personnes dites âgées désirant "remettre ça" ; ou en famille avec des enfants et/ou petits enfants,
etc....
>>Rendez-vous au lieu-dit "Croix de Buzy". Il se situe entre Bélair et Rébénacq, juste avant d'entreprendre la descente sur
ce village. C'est un vaste espace permettant de se garer facilement attenant à une aire de pique-nique ombragée.
La problématique est simple. Il s'agit de marcher sur un chemin plat, quasi rectiligne, qui se dirige vers le sud.
C'est le chemin qu'empruntaient autrefois les bergers Ossalois pour amener leurs troupeaux hiverner sur leur plateau du Pont-Long.
C'est donc un ancien chemin de transhumance. Imaginez en l'arpentant le spectacle que pouvait présenter des milliers de bêtes
équipées de cloches brinquebalantes, passant sur ce même chemin. Ce devait être grandiose !
* Petite précaution à prendre : se munir de bonnes chaussures de marche, de préférence imperméables, car le chemin est souvent
parsemé de flaques souvent boueuses. On peut effectuer cet itinéraire en VTT, qu'ils soient pour adultes ou pour enfants.
Cette balade est également intéressante par la vue qu'elle offre, ce qui est une constante dans mes propositions.
Au bout de trois-quarts d'heure environ, on parvient à une nouvelle aire de pique-nique, qui s'étale dans une vaste chênaie
- Parvenu à ce point déterminant, s'offre à vous 4 possibilités :
) Retour en arrière .. demi-tour .. et retour au parking
) Prendre tout droit, le pré qui monte en forte pente plein sud. Tout en haut, se dévoile la vallée d'Ossau avec Jean-Pierre en fond
de toile (le pic du Midi d'Ossau)
) Prendre sur la gauche un chemin qui s'introduit dans un bois. Il vous mène jusqu'au village de Sévignacq-Meyracq.
) Prendre à droite, le chemin gravillonné puis goudronné qui va vous conduire jusqu'à Bescat, village pittoresque.
     Parvenu à Bescat, vous avez deux nouvelles possibilités.
                                  a) rejoindre par le haut du village en passant près d'un pylône, le chemin que vous venez d'emprunter
                                  b) pousser jusqu'à Buzy et remonter par un étroit chemin goudronné jusqu'à ... la "Croix de Buzy".

* Depuis le haut de Bescat, on peut emprunter en VTT, la longue balade que je propose ici.



 
Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n'y seront plus !!! (dit la chanson)
Enfin ci-dessous une balade aux portes de la vallée d'Aspe, concernant un site menacé par une carrière géante, de même que la forêt du Bager..

S.O.S DANGER !!!

- Les Hauts d'Issor/Agnos/Aramits :

Un truc sympa entre Aspe et Barétous, sorte d'oasis calme, sans pollution. Petit rappel géographique; la commune d'Agnos, dans la banlieue sud d'Oloron est caractérisée par la présence de grandes forêts dans la partie sud de son territoire (il y a d'ailleurs un arborétum et un parcours d'orientation) et les communes limitrophes d'Issor et d'Aramits sont caractérisées, elles, par des hauteurs sympathiques, dégageant de beaux panoramas. Le but de l'opération est de réunir ces deux avantages . D'ores et déjà, des parcours de VTT sont tracés dans ce secteur, ainsi que des sentiers balisés, dont celui effectuant le  tour du Barétous.  Après vous être muni d'une bonne carte, vous vous engagez donc -en voiture- dans la zone forestière d'Agnos et parvenus à une fourche, vous vous dirigez vers le bois de Bugangue
>>Première possibilité:  Tout en bout de la route (sans monter), vous garez. Du parcage, vous vous dirigez vers le col d'Etche (sud-ouest) à travers des fougeraies, vous bifurquez ensuite vers le sud-est, pour retrouver la ligne de Crête, et vous redescendez par le col d'Urdach. (on peut accéder au col d'Etche depuis le village d'Ance, après avoir traversé le Vert.)
>>Deuxième possibilité:  Faire la boucle dans l'autre sens. Depuis ce point, ou en remontant toute la route forestière, vous vous dirigez vers le col d'Urdach (488m) (direction est)
(c'est dans ce secteur, dans le vallon précédant la ligne de crêtes, au lieu dit "les Pernes",  que se situerait la carrière .. qui se trouverait être territorialement, dans la commune d'Aramits).
A terme, c'est tout ce vallon, toute cette chaîne collinaire qui seraient  appelés à disparaître, transformant le site en site lunaire. Du col d'Urdach, vous montez au Soum d'Unars (606m) situé au sud-ouest du col. C'est un belvédère qui s'offre à vous avec une vue remarquable sur 360°. Qui plus est, ce secteur est très riche au point de vue archéologique et nombre de tumulus y ont déjà été mis à jour et étudiés (Bilatre). On respire un bon coup, puis par un sentier plus ou moins bien tracé, filant nord-ouest, vous rejoignez le petit col d'Etche (379m) ,  -bien visible en contrebas- en passant dans le secteur au joli nom de Mer de Her (toponyme très ancien) et en dessous du Soum d'Ombret surplombant Ance. Ce modeste petit sommet (562m) a la particularité d'être agrémenté de gros rochers (ce qui est insolite, ici ). 
Il s'en est suivi une légende selon laquelle une race de géants les auraient transportés  pour s'attirer les bonnes grâces des hades (fées locales), lesquelles y auraient élu domicile; d'où le nom de Jardin des fées. De là, vous redescendez (vers l'est) par un large et agréable chemin sillonnant à travers des fougeraies vers votre point  de départ. C'est le secteur -bien-nommé- du Termy .. cet endroit s'est inscrit dans l'histoire du Béarn, à propos de conflits entre éleveurs des communes limitrophes, chacun s'estimant dans son bon droit au niveau de l'utilisation des pacages.

SVP : faites en sorte que ce paysage soit préservé à jamais.... Rejoignez le comité de défense de Bugangue, et opposez-vous à la destruction à tout va de paysages encore préservés.

 

>>>Pour rester dans le cadre des carrières, je vous conseille de faire un petit tour vers
Accous. Une grosse colline appelée le Poey (ci-contre) domine le village (652m). Elle
a échappé de justesse à la démolition pour cause d'ouverture d'une carrière d'ophite,
grâce à la farouche opposition et détermination des accousois et des accousoises (bravo !) .
C'est ainsi qu'on peut maintenant en effectuer le tour tranquillement (en 3/4 d'heure).
On peut grimper au sommet par des sentiers très nets, même en plein été au milieu de hautes fougères,
en une vingtaine de minutes,
voire plus, si on s'arrête au cours de la montée pour
aller z'yeuter sur la table d'orientation, située sur le versant ouest.
Au sommet, vue sur tout le bassin bedousien (dit aussi arribère)  comme il se doit. Il n'est
pas interdit de cumuler grimpette et boucle, bien entendu, ce que je conseille d'ailleurs
vivement. (sur ce parcours vous rencontrerez des panneaux avec des traces d'animaux
sauvages moulées, qui feront le bonheur des enfants ... heureuse initiative !)

*Pour déroger à la sacro-sainte règle béarno-béarnaise, je citerai 4 balades souletines hyper-classiques (voire incontournables)
Pour la première: il s'agit de rejoindre le col de Sustary (voir ci-dessus)
Pour la deuxième, direction Larrau (via Tardets), puis le port de Larrau (renseignez-vous sur la marée ). 
Prenez garde si la marée est trop belle !).

Pour les deux dernières, impossible de se tromper.


~ Sommet d'Eretzu
:
(700m) :
Balade sans prétention, mais qui répond bien aux critères de l'essentiel de mes choix ; soit facilité, alliée à calme et vue
panoramique.
>>Direction la colline dite La Madeleine (cf:chapelle) au-dessus de Tardets. C'est à cet endroit que se termine chaque année
le fameux rallye automobile des Cimes, fin août. Il faut donc accéder au col de Sustary (444m), soit depuis l'embranchement
de La Madeleine, soit depuis Tardets, soit depuis Barcus ou encore de Lanne-en-Barétous...au choix !
- On gare au col (peu de places) et on monte tout droit direction plein sud. Au bout de 10mn/15mn (?), vous arrivez devant
un pré.. vous trouvez un large chemin de terre qui conduit à une propriété privée (panneau). Ne tombez pas dans le panneau,
(sic !) continuez toujours plein sud. Très vite va se présenter un sentier étroit sinuant entre les fougères, qui contourne
un premier faux sommet. Vous allez parvenir à un petit col, mais vous poursuivez sur la gauche (repérez ce sentier de loin).
Parvenu au sommet au bout de 3/4 d'heure environ (une heure pour les fainéants ou les contemplatifs), vous découvrirez
un panorama plus qu'intéressant. Vous pourrez constater que cet endroit a servi de camp protohistorique, remontant
à une époque pré-latine... La légende veut que ces camps étaient disposés de telle façon qu'en allumant des feux, les
informations pouvaient circuler très vite, à la manière des Indiens, et ce, jusqu'à l'océan.
Béarn et pays basque en fourmillent. Si cette histoire vous "parle", vous pouvez depuis ce point, tenter de rejoindre par la
route le Gastellaya, autre camp proto-historique situé au-dessus du hameau de Chéraute, dit Hoquy (non loin de Mauléon),
aux fossés particulièrement visibles encore.

 Pic d'ORHY: (2017m), premier 2000 de la chaîne. A "attaquer" depuis le port de Larrau, à la frontière franco-espagnole.
Du col, part sur votre droite un sentier qui monte sec de suite. 
Pas de problème pour se repérer, par la suite; c'est un vrai boulevard, arpenté par des vêtements fluos.... 
Si le vent ne vous est pas contraire, comptez une bonne heure de marche pour parvenir au sommet .

Comme d'hab..., vue unique au sommet sur 359°. (-1° de TVA)

Poursuivons dans le domaine souletin. Deux balades valent vraiment le détour, de par leur côté spectaculaire:
.
 Le pont suspendu d'Holzarte:
 sur le GR10. Le point de départ se situe sur la route de Larrau, au niveau du lieu-dit Logibare. L'approche en est courte et l'effort bien récompensé. (ne pas se balancer sur le pont !)

 Les gorges de Kakoueta:
 
aux parois impressionnantes, se situent avant le village de Sainte-Engrâce sur la D113. 
Très bien aménagées et sans risque, elles permettent leur fréquentation par tous publics. Photos sur le site
:xiberoa/kakouetax. 
Depuis Sainte-Engrâce, il est possible d'aller visiter la plus grande grotte d'Europe : la salle de la Verna (pourtant située en Béarn)

Comment s'y reconnaître avec toutes ces balises :
Jaune = promenade et randonnée.
Jaune  et Rouge = grande randonnée de pays.
Rouge et Blanc  = Grande Randonnée (GR65; GR653; GR10; GR110)
Les panneaux du chemin de Compostelle (jaune et bleu) avec la coquille de Saint-Jacques nettement marquée, sont inévitables.